État et collectivités

Le tournant du quinquennat, de la poudre aux yeux ?

26 avril 2019 • Agnès Verdier-Molinié

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La France attendait, haletante, la fin du grand débat et le tournant du quinquennat. Il semble que des vents contraires aient tellement soufflé qu'il ne reste rien de l'ambition initiale. Ceux qui ne veulent pas que les dépenses augmentent ont été écoutés et ceux qui ne veulent pas que les impôts baissent ont aussi été écoutés. En route donc, pour le statu quo. Quel est l'objectif ? Où est le cap ? Quel est le chemin ? Si d'aucuns l'ont compris, ils sont très forts. Le président n'a annoncé que des mesures déjà prévues ou qui ne coûteront pas cher, car, en face, il n'a pas prévu de se donner les marges de manœuvre nécessaires, c'est-à-dire de vraies baisses de dépenses.

Regardons la maigre récolte. La prolongation de la mesure de défiscalisation des primes exceptionnelles jusqu'à 1 000 euros pour ceux qui gagnent moins de 3 600 euros de revenu net mensuel : 1 milliard d'euros aurait été distribué par les entreprises l'année dernière avec cette prime « exceptionnelle ». Impossible de prévoir l'impact de sa pérennisation.

Réindexation des retraites, cela coûtera en 2020 1,8 milliard d'euros à l'État et c'est la seule mesure vraiment chiffrable. Mais pourquoi une réindexation seulement pour les retraites de moins de 2 000 euros ? Toujours ce clivage « macronien » entre ceux qui gagnent plus de 2 000 euros et ceux qui gagnent moins… Au final, il est probable que cette mesure coûte plus cher… car le Conseil constitutionnel a déjà tranché qu'on ne pouvait désindexer les pensions d'année en année. Il risque bien aussi de décider qu'on ne peut pas désindexer pour les uns et réindexer pour les autres.

Les entreprises vont encore payer

Une garantie de 1 000 euros de retraite : là encore, c'est flou. Prendra-t-on en compte les retraites complémentaires ou les autres revenus pour calculer ce seuil ? Il vaudrait mieux permettre aux retraités qui travaillent de ne plus cotiser à perte ou de débloquer le plafond de revenus annexe qui fait que les veufs ou veuves peuvent perdre leur droit à réversion s'ils gagnent en plus de leur réversion.

Sur la baisse de l'impôt sur le revenu, c'est 5 milliards qui ont été annoncés pour les ménages. On comprend entre les lignes que le choix du président se porte sur une « super décote » jusqu'à la tranche de 30 % mais peut-être en incluant une part de cette tranche. Sachant qu'on entre dans la tranche à 30 % à partir de… 2 126 euros de revenus par mois ! Pire, la mesure risque de remonter le revenu médian et d'augmenter mécaniquement le nombre de pauvres (sous 60 % du revenu médian). Par ricochet, les minima sociaux seront revalorisés.

Las, ce sont visiblement les entreprises qui vont (encore) payer en partie cette note. Faut-il rappeler que supprimer des niches fiscales pour les entreprises équivaut à augmenter la pression fiscale sur ces dernières alors que c'est là qu'il faudrait concentrer en urgence les baisses d'impôts pour créer des emplois et atteindre un jour ce plein emploi qui nous nargue depuis les pays du Nord.

Autre annonce, celle des classes à 24 élèves maximum, on peut imaginer atteindre cet objectif sans embaucher, car, dans le primaire public, le nombre d'élèves par professeur est déjà en réalité de 17 et si beaucoup de classes sont plus chargées que cela, c'est avant tout une question de mauvaise gestion des ressources humaines et le fait que beaucoup de professeurs n'enseignent pas et ne sont donc pas devant les élèves. Si toutefois le gouvernement n'optimisait pas la gestion des professeurs, cela représenterait des embauches supplémentaires de 10 000 ETP environ soit + 315 millions d'euros par an en rémunérations (hors pensions).

Velléités

Sur le nouvel acte de décentralisation, difficile encore de chiffrer. La suppression de l'échelon départemental permettrait de faire des économies, mais le président ne fait que tourner autour de cette idée sans y aller vraiment. Retirera-t-il uniquement la compétence « sociale » ou ira-t-il plus loin ? Par ailleurs, la nouvelle décentralisation (logement, transport, transition écologique) verra-t-elle une simplification des compétences et des financements ? Le président assure mettre en place une cohérence entre responsabilité politique, lisibilité et financement, mais la logique d'adaptation à chaque territoire brouille cette lisibilité. Avec sa proposition d'un guichet « France Service » par canton, il évoque une idée intéressante de modernisation… mais est-ce que ce sera une couche de plus ou en profitera-t-il pour supprimer des sous-préfectures, des centres communaux d'action sociale, des petites mairies ? Là non plus, on ne sait pas.

Le plus illusoire est encore la velléité de supprimer des organismes publics tout en faisant croire que cela pourrait faire des économies. Faut-il rappeler que les comités Théodule et les autorités administratives indépendants ne représentent en tout que moins de 500 millions de dépenses annuelles  ? Si le président voulait taper un grand coup en la matière, il aurait mieux valu qu'il supprime le Cese et ses clones régionaux, les Ceser pour 100 millions d'euros, voire locaux (Cesel). Au contraire, il va tirer au sort 150 citoyens pour former un Conseil de la participation citoyenne. Leur premier rôle sera de soumettre des propositions au nouveau « conseil de défense écologique ». Pas trop difficile d'anticiper les conclusions de ce pressage de cerveaux citoyens : écotaxe poids lourds, vignette, augmentation de la fiscalité énergétique… on y va direct.

Il faudra travailler plus, mais sans toucher aux 35 heures et sans repousser l'âge de la retraite

Sur le dossier des suppressions de postes dans la fonction publique, alors là, cela devient incroyable, le président ne se sent plus tenu par son engagement. C'était pourtant la seule promesse de campagne qui permettait d'identifier de vraies économies. On ne connaissait déjà pas le programme entier de baisse des dépenses, on sait maintenant que 4,5 milliards d'euros d'économies manqueront à l'appel en 2022 pour tout ou partie.

Quant au volet « travailler plus », on semble découvrir que les Français travaillent seulement 1 650 heures par an pour un temps plein quand leurs homologues européens dépassent pour beaucoup les 1 800 heures par an. Mais il faudra travailler plus, sans toutefois toucher aux 35 heures et sans repousser l'âge de la retraite. Une équation qui laisse sans voix. Si le diagnostic est bon, il faut travailler plus, mais on ne sait pas qui travaillera plus. Nos indépendants, peut-être ? Mais ils sont déjà au top du temps de travail en Europe.

Dernière annonce, celle de la suppression/non-suppression de l'ENA et des grands corps. Cela va dans le bon sens, mais cela jouera surtout pour l'avenir et il manque le corollaire immédiat : ouverture de tous les postes de direction et sous-direction, etc. de nos administrations centrales et locales, à des professionnels venant du secteur privé. Cela permettrait de changer tout de suite la culture de notre gestion publique. Il nous faudrait en la matière un quota qui permettrait que les grands corps arrêtent de s'arroger les places de direction de nos administrations.

Pour conclure, pas beaucoup de baisses de dépenses et en face, on continue le bonneteau fiscal, cette fois entre les ménages et les entreprises. Terminée la transformation du modèle  ? Pourtant, il reste encore 1.108 jours à ce quinquennat. Un nombre de jours qui peut tout changer, nous dit le président de la République. À condition de le décider.

Cette tribune a été publiée sur le site du Point, le vendredi 26 avril. A voir, en cliquant ici.

Commentaires

  • Par MarcusVinicius • Posté le 30/04/2019 à 16:37 Bonjour, Bravo pour votre article qui synthétise bien ce que beaucoup pensent de cette allocution du président : beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Concernant votre diagnostic du faible temps de travail des français comparé aux moyennes étrangères, que pensez-vous de la myriade d'articles qui sont sortis récemment qui au contraire soutiennent que la France se situe dans la bonne moyenne des temps de travail, notamment face à l'Allemagne ? Bien cordialement.
  • Par Théophile • Posté le 30/04/2019 à 10:48 Les français travaillent moins qu'ailleurs parce que le nombre d'heures travaillées divisé par le nombre de personnes en âge de pouvoir travailler est plus faible qu'ailleurs. On se fiche complètement des 35h et de la notion de temps plein ou de temps partiel. La seule chose qui compte c'est la rémunération horaire. Une anecdote bien connue raconte qu'un ouvrier français et un ouvrier allemand peuvent faire la même chose pendant le même nombre d'heures et avoir la même rémunération. Qu'est-ce qui les distingue ? Rien dirait un ingénieur ou un économiste ; tout dirait un juriste puisque l'allemand qui a un salaire de référence plus élevé est à temps partiel alors que le français fait des heures supplémentaires. Sinon E Macron tourne autour du pot sur la décentralisation. Oui il faut supprimer le conseil départemental puisque le social est automatisable et centralisable (le RUA obéira a des règles nationales et fonctionnera comme une version négative du prélèvement à la source...et il faudra d'ailleurs rendre les deux mécanismes cohérents entre eux)...et que pour le reste il n'y a guère que les collèges et les routes. Si l'état décentralise vers les régions les routes nationales et la gestion des enseignants du second degré en transférant le rectorat à la région on aura quelque chose de cohérent (il suffit de rémunérer la région à l'année-élève). Idem pour les communes avec le primaire et comme ça ce sont bien les maires qui décideront des ouvertures et fermetures de classes puisqu'ils toucheront de l'état 6100 euros par an et par élève...et on voit bien que le bon atome de gestion c'est entre 2000 occurrences (cantons) et 6000 (intercos) et non 36000. Dire qu'on met des fonctionnaires en local c'est complètement démagogique. Pour faire quoi ? Avec un back end informatique qui marche et des front ends ergonomiques il suffira de couvrir les zones blanches pour avoir accès à tout et partout. Hormis les infirmières, enseignants, juges, policiers et soldats tous les autres ne produisent que de l'information qu'il faut simplifier, traiter automatiquement et faire servir directement par l'administré. Si les gens veulent de l'humain, ils peuvent payer La Poste qui pourra commercialiser toutes sortes de services. Bref, ce n'est pas Macron qui n'ose pas, ce sont les français qui ne veulent pas qu'on leur dise tout ça.
  • Par no one knows • Posté le 29/04/2019 à 20:09 Depuis les 35 heurs payées 39, la retraite à 62 ans ou moins, 5 semaines de congés payés sans compter les ponts, les grèves illégales, etc. les français dépensent beaucoup plus qu'ils ne produisent. Les 35 heurs s'appliquent essentiellement aux salariés alors que les cultivateurs et artisans ne comptent pas leurs heures. Seulement en revenant progressivement aux 39 payées 39,, la productivité augmente, les exportations augmentent, les prix baissent, le pouvoir d'achat augmente et on peut envoyer 1 million de fonctionnaires administratifs à la retraite. Malheureusement ces mesures ne sont pas suffisamment démagogiques pour être proposées aux citoyens et acceptées par eux car on n'explique rien. Pourtant le grand débat était une occasion exceptionnelle pour le faire mais les média ne sont pas prêt non plus à diffuser la vérité Et c'est bien dommage . Ce n'est pas plus la faute du président que des citoyens qui doivent changer leur mentalité. Que la soirée vous soit favorable Paul Tarjon.
  • Par adalbert • Posté le 29/04/2019 à 16:49 A force de "tournants" nos gouvernants tournent en ronds dans la poche des français pour trouver les "ronds". Continuer à financer des dépenses qui ne diminuent pas, sans créations de richesses et sans travailler plus et cela sans augmenter les impôts et les taxes! Bravo à nos dirigeants ils ont trouvé la quadrature du cercle.
  • Par TONONEIL AURAIT • Posté le 29/04/2019 à 10:58 Le Président renonce à baisser le nombre de fonctionnaires de 120000 pendant son mandat. Pendant les 2 premières années, leur nombre n'a diminué que de quelques milliers. Comme il voit qu'il n'arrivera pas à son objectif il préfère renoncer. Par ailleurs, la création des centres "France services ne va t'elle pas entraîner la création de nouveaux postes de fonctionnaires ?
  • Par reiller • Posté le 28/04/2019 à 17:59 -Re indexation des retraites. Bonne remarque, et il est impossible d'indexer sous un seuil et pas au dessus pour des raisons évidentes. -Garantie de retraites minimum. Bonnes remarques. Mais c'est si beau de garantir ainsi, pour se rendre supportable qu'il faut lui pardonner. -Baisse de l'IR. Excellent! Mais comment parvient on ainsi à créer des faux pauvres en donnant à certains?! Cela dit soulager la charge fiscale ne facilite pas la vie des non imposables. -Supprimer des organismes publics . Ce n'est pas que gagner de la masse salariale, mais aussi de la complexité, du temps, et des contraintes réglementaires plus ou moins nocives. -CESE. l'idée des tirés au sort me parait bizarre, et utopique. -Travailler plus . En nombre d'heures travaillées par tête d'habitant nous sommes derniers, le problème est là. Pourquoi? Mystère ,mais notre manière de lutter contre le chômage en parquant les jeunes à l'école, pèse peut être plus qu'on ne le croit. -L'ENA. le discours sur les hauts fonctionnaires fait penser que le politique veut enfin s'imposer à l'appareil d'état, après avoir pris le pas sur les syndicats: les trois têtes de la fonction publique se querellent. Mais pas un mot sur le tronc qui porte ces trois têtes! -Et pas un mot des EPICs qui coutent les yeux de la tête ,et dont la performance industrielle est disons médiocre. L'iFRAP aussi les oublie, ainsi que la performance (modeste ou pire?) de gestion du portefeuille d'actions géré par l'état
  • Par orilou • Posté le 28/04/2019 à 15:06 Il y a effectivement de quoi rester sur sa faim. On ne voit pas bien à quoi correspond cette limite de 2 000 € qui constituerait une frontière entre les "riches" et les autres. Fixer arbitrairement un âge de retraite pour tous n'a pas de sens. Qu'y a-t-il de commun entre un cadre bardé de diplômes, ayant commencé sa carrière à 25 ou 30 ans et un ouvrier smicard ayant débuté à 16 ou 18 ans ? Ne serait-il pas plus juste de parler en trimestres (ou années) de travail ? Dans l'armée, les années de campagne en opérations à risques donnent droit à des mois/années de retraite en plus. Pourquoi ne pas appliquer des règles comparables pour les travailleurs accomplissant des tâches difficiles ? La remise à plat des régimes spéciaux et l'alignement des horaires de travail des fonctionnaires sur le privé constitueraient déjà un minimum.
  • Par FRANCOIS DELAUNAY • Posté le 28/04/2019 à 09:56 Bonjour, Malheureusement, ce petit train de mesures ne résoudra rien. Avant d'avancer sur ces sujets, il a deux urgences qui peuvent générer beaucoup d'économies: la réforme des retraites et la suppression de tous les régimes spéciaux, avec en corollaire la suppression de toutes les caisses qui coûtent une blinde rien qu'en coûts de fonctionnement; et, la réforme fiscale pour qu'enfin tous les Français et Françaises payent l'impôt sur les revenus. Ensuite, il y a une règle simple pour décentraliser, il faut déjà supprimer certains ministères et les économies arriveront d'elles mêmes. Car s'il est un sujet sur lequel nous sommes bafoués, c'est la réforme constitutionnelle, comment des députés et sénateurs directement impactés vont-ils accepter celle-ci? C'est un serpent de mer qui aurait pu être éliminé avec le projet d'une sixième République. Bref, la France n'est pas sortie du marasme avec aussi peu d'envie de changements. Les Français et Françaises sont-ils prêts? J'en doute encore.
  • Par Jpr • Posté le 28/04/2019 à 07:21 Il est dommage de constater que l’état , depuis des dizaines d’années ne sache pas présenter Un budget en équilibre et non pas en déficit (la soi-disant inflation)on a vraiment affaire à des politiques complètement ignards , le jour ou les banques vont dire stop comme aux ménages qui n’obtiennent pas de prêt, le bateau France coule et depuis des décennies, on le regarde couler , Comment peut on être fier de donner moins à des travailleurs qu’a Des chômeurs, il est plus qu’urgenT de se réveiller et ne parlons pas du laxisme judiciaire Je pense qu’il est plus que temps que je retourne à l’ecole ENA AFIN DE PROFITER DE TOUTE CETTE MANNE DISTRIBUÉE EN TOUTE IMPUNITÉ un ménage qui dépense plus qui ne gagne et bien souvent par des mensonges est poursuivi par l’appareil financier voire judiciaire Il est grand temps de poursuivre tous les politiquards qui mentent et ne tiennent pas leurs promesses , comment peuvent ils se regarder dans un miroir La France , terre de laxisme Je vous tire mon chapeau , madame de dénoncer jour après jour toutes ces injustices .retraite , fiscal alité , justice ,la liste est trop longue Bien cdlt Jpr
  • Par Georges POUPARD • Posté le 27/04/2019 à 16:16 Quelle déception ! Tout ça pour ça. De la gestion et rien d'autre. La France reste la France des privilèges.
  • Par sisco • Posté le 27/04/2019 à 13:41 Vous avez tout à fait raison. On accélère un peu pour freiner encore lus fort et le char de l'état va s'embourber encore pendant ... combien disiez vous...plus de 1000 jours. etr le prochain occupant de l'Elysée se contentera de repeindre ... et d'acheter une belle voiture pour voyager plus confortablement que dans la vieille carriole .... Cordialement et surtout merci pour votre salutaire franchise.
  • Par napo • Posté le 27/04/2019 à 11:15 C'est triste ! plus de complications = plus d'impôts et de fonctionnaires. On n'en sortira pas.
  • Par GEFI • Posté le 26/04/2019 à 23:27 Bonsoir Après lecture de votre article , je souscrit totalement à ce que vous énoncez. Aucun changement de politique à court terme et , au niveau des mesures annoncées , le financement n'est pas au rendez-vous .Quel flou et où trouvera-t-on les moyens si on ne diminue pas le nombre de fonctionnaires , si on ne diminue pas les charges sociales des entreprises en ne donnant pas aux entreprises les moyens de créer des emplois ou , tout au moins de recruter, pour produire .....? La France s'appauvrit et le monde se partage encore plus entre les Etats Unis , la Russie, la Chine et ... maintenant la Corée du Nord . Bien cordialement Gérard FILIPPI
  • Par Libre Penseur • Posté le 26/04/2019 à 18:44 J'ai espéré...j'ai rêvé...d'un Macron qui avait l'opportunité d'être Gaullien et de "renverser la table", de rebooster tous les Français dans le sens de la marche avec un New Deal...Il n'en n'a rien fait. Dommage pour lui, dommage pour nous...il fait le jeu des oligarchie et n'a décidément pas la trempe d'un vrai boss !
  • Par Boss • Posté le 26/04/2019 à 17:56 Les gilets jaunes représentent aujourd’hui entre 10 000 et 50 000 personnes sur 65 Millions de français. Le président leur a distribué 10 milliards plus le coût des annonces de hier et a passé des centaines d’heures sur ce sujet. Les non gilets jaunes sont effarés par les scènes d'émeutes Et de violence contre la force publique Qui mettent en danger extrême notre démocratie Française. Avez vous entendu le Président évoquer ce sujet hier? Trouve t il normal que les policiers ne puissent pas se battre à armes égales contre les voyous qui les agressent mettant en danger leur vie? Pourquoi donner un revolver aux policiers si c’est pour surtout ne pas d’en Servir?
  • Par kikouyou • Posté le 26/04/2019 à 17:38 pour les retraités qui dépassent le seuil de désindexation pas de panique il suffit de vivre assez vieux pour atteindre la désindexation!!!(plus vous êtes loin plus il faut vieillir )à vos régles de calcul ;
  • Par Olivier CAILHAU • Posté le 26/04/2019 à 17:33 Une quadrature du cercle, une autre, toujours ! Comme si désormais, entre défection, dérobade et poudre aux yeux, la pratique politique - hors collectivités territoriales - n"était plus qu'un vain exercice oratoire avec comme unique sujet du concours d"éloquence : la surbrillance de la quadrature du cercle !
  • Par Richardgk • Posté le 26/04/2019 à 17:32 On a parfois tendance à oublier qu'Emmanuel Macron fut ministre de l'économie de François Hollande pendant 2 ans. Ne nous étonnons plus alors de ce qui se passe...
  • Par DII • Posté le 26/04/2019 à 17:11 l'iFRAP m'avait habitué à mieux. Si vous attendiez une réponse aux gilets jaunes, je comprend que vous soyez déçu. Je pense que le Président doit s'adresser aux Français et pas à une minorité, sympathique, mais sans vision pour l'avenir et surement pas celui que défend AVM dans ses recommandations. Attendons de voir comment va se décliner les orientations qui ont été développées.
  • Par Christophe • Posté le 26/04/2019 à 16:53 Tout ça pour ça !
  • Par ErBerlo • Posté le 26/04/2019 à 16:28 Au delà de la déception sur le fond, il y a une petite déception sur la forme des propos du Président, on devrait compter le nombre de fois où il a employé le mot "profond", 'profondément", "je crois très profondément". Pour un candidat à Normal Sup, c'était décevant. Du côté des journalistes, aucune question sur le fond : que des agressions culpabilisante - "son arrogance", son ignorance des français "qui ont la boule au ventre en préparant leur petit déjeuner", son mépris pour les français "fainéants", son intention pour la prochaine présidentielle... Pas un seul journaliste français capable d'articuler une question substantielle. Un seul journaliste étranger a eu droit à poser une question. Que des journalistes idéologues et inintéressants !
  • Par ErBerlo • Posté le 26/04/2019 à 16:17 Deux mesures sont particulièrement significatives du En Marche vers l'immobilisme : 1. Abandon de la réduction de 120.000 fonctionnaires. C'était déjà si peu significatif mais là ça devient très clair : sans baisse du nombre de fonctionnaires, aucune baisse de dépense publique n'est possible. Donc on abandonne toute velléité de baisse de la dépense publique. 2. Pérennisation de la prime annuelle de 1.000€ exonérée de charges et d'impôt PLUS défiscalisation des heures supplémentaires. Formidable ! On nous bassine avec la réduction des niches fiscales et "en même temps" on s'empresse d'en créer deux énormes. Voilà la ligne directrice de ce gouvernement : Ne changeons pas un modèle qui gagne.
  • Par Louis • Posté le 26/04/2019 à 16:09 Rien sur la maitrise absolue du droit d'asile abusif et son coût,de l'immigration toutes qualifications : clandestine ou officielle(type algérienne, ou vers Mayotte,Guyane,îles caraïbes). L'IFRAP néglige gravement ce volet immensément périlleux,à mon avis,et qui détruit infailliblement notre pays. De même,inattention cruelle envers les immenses problèmes agricoles. Pour l'instant,cela fait déjà beaucoup,mais il y a bien d'autres sujets à considérer.
  • Par CASALIS • Posté le 26/04/2019 à 15:57 On sait que les "écolos" (qui ne sont pas des adeptes de la protection de l'environnement et du climat mais des extrémistes adeptes de la destruction de l'Etat) sont très courtisés par la sphère présidentielle. On ne s'étonne donc pas qu'aucune mesure n'ait été annoncée pour mettre fin au gâchis financier de la PPE, et notamment du secteur éolien qui organise un véritable détournement de fonds publics vers des spéculateurs financiers internationaux praticiens des paradis fiscaux. La mise en garde de la Cour des comptes, évaluant les pertes de la filière éolienne à déjà 40 milliards d'euros à fin 2018, n'aura donc servi à rien ! M. Macron a, semble-t-il, décidé de foncer dans le mur en imposant un doublement prévisible du prix de l'électricité des ménages d'ici dix ans en recommandant le triplement du nombre d'éoliennes.. il semble que cet homme là n'ai rien compris : à la paupérisation des Français, il ajoute l'augmentation des gaz à effet de serre (due au recours au gaz pour pallier l'intermittence), le mal-être des populations, et le déficit croissant de la balance commerciale et de celle des paiements ! Là aussi, hélas : statu quo !
  • Par Jack9233 • Posté le 26/04/2019 à 15:48 Et bien voilà, encore une fois le tas de sable est repoussé. Les ajustements se feront à la marge, la dette va continuer à croître, personne ne va être satisfait, les entreprises ponctionnées n'embaucheront pas et les "Riches" vont continuer à quitter le pays. Pas de courage ou alors des tours de passe passe sur les retraites et surtout pas de courage sur les 35h. Bref, ce sont encore les retraités aisés qui vont alimenter le tonneau percé des finances publiques. Vivement 2022 ! J'espère être tiré au sort au CESE !!!
  • Par HENRI • Posté le 26/04/2019 à 15:34 Tant que l'on ne baissera pas franchement les dépenses de l'état,on ne pourra pas redresser ce pays .Pourquoi ne fait-on rien?
  • Par GASPARE • Posté le 26/04/2019 à 15:34 Virtuellement c'est bien de diminuer le nombre de fonctionnaires pour diminuer les dépenses corrélatives, mais que fera-t-on de tous ces fonctionnaires au chômage quand on sait que fondamentalement c'est la création de richesses qui est en panne chez nous.

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