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Apprentissage : la France dépense 12 milliards de plus que l'Allemagne

Fin 2022, le président de la République a décidé qu’il prolongeait la prime pour l’apprentissage en 2023. L’une des grandes promesses d’Emmanuel Macron était de relancer l’apprentissage en France, ce dernier souffrant de problèmes de fond, comme son inefficacité dans certains secteurs, sa réputation plutôt moyenne, et son manque d’attractivité à plusieurs égards. En 2020, la prime exceptionnelle aux entreprises recrutant des apprentis a été mise en place. Depuis, le nombre d’apprentis a considérablement augmenté. Pourtant, si les Français dépensaient autant que les Allemands par apprenti, on arriverait à 7,9 milliards d’euros par an, soit 12 milliards de moins qu’aujourd’hui. 

Une bonne dynamique depuis 2018

Bruno Coquet, chercheur associé à l’OFCE, livre un diagnostic sur la réforme notable dans l’apprentissage, en 2018 par Muriel Pénicaud. La réforme Pénicaud aurait été bénéfique : 543 000 apprentis de plus qu’en 2018. Aujourd’hui, le nombre d’apprentis atteint des records, avec 837 000 nouveaux contrats en 2022. 97% des contrats sont signés dans le privé. Selon Bruno Coquet, on se situerait plutôt autour des 970 000.  L’apprentissage est l’un des piliers du retour vers le plein emploi souhaité par le gouvernement, puisque cela représente un tiers des emplois créés depuis 2018. Sauf qu’à proprement parler, 84 000 créations de contrats d’apprentissage viennent de la loi “pour la liberté de choisir un contrat d’apprentissage professionnel”. 460 000 places pour l’apprentissage viennent de l’aide exceptionnelle de 2020 en pleine pandémie. Avec 5 000 euros de subvention par an pour les apprentis majeurs, contre 4 125 euros aujourd’hui pour l’aide unique (pour la première année du contrat). Pendant la crise du Covid, un apprenti de 21 ans ne coûtait donc rien à l’entreprise en moyenne. En 2021, l’apprentissage aura coûté 16 milliards d’euros aux finances publiques, et 20 milliards en 2022, soit plus que pour l’enseignement supérieur. Avec 20 milliards en 2022, cela représente 20 619 euros par apprenti chaque année en moyenne. Selon Bruno Coquet, on aurait pu économiser 8 milliards en 2022. Pourquoi ? Parce que les apprentis ayant profité de cette aide exceptionnelle étaient surtout des étudiants dans l’enseignement supérieur, qui sont ou seront généralement mieux qualifiés que des jeunes en difficulté, pour qui la formation en apprentissage est plus déterminante pour l’insertion dans l’emploi.

Source : Ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion.

En 2023, le gouvernement lance une seconde réforme de l’apprentissage. Celle-ci prévoit une aide unique de 6 000 euros par apprenti, quel que soit leur niveau de formation ou la taille de l’entreprise. Résultat, des étudiants de l’enseignement supérieur vont continuer de bénéficier de ces aides. Ainsi, le gouvernement atteindra sans doute son objectif du million d’apprentis en 2027.

A priori, ce système donnerait un bilan trop positif en matière d’emploi pour l’action gouvernementale. Le retour à l’emploi qui passe par un tiers de contrats d’apprentissage, dont beaucoup sont des étudiants dans le supérieur qui font des jobs à côté de leurs études, cela “fausserait” les chiffres du chômage. Cependant, il faut noter que même sur ce cas précis, l’impact reste positif : les étudiants sont allés chez Pôle emploi pour ce contrat d’apprentissage.

Source : OFCE, Bruno Coquet, “Apprentissage : un bilan des années folles”.

À l’étranger : deux grands modèles en Europe

En Europe, on retrouve deux modèles imaginés par Raymond Masson à l’aide des travaux du Cedefop et de l’OCDE.

Dans le premier groupe de pays (Allemagne, Autriche, Danemark, Suisse, Irlande, Croatie, Islande, Norvège, Pologne), on a un système dit dual. L’apprentissage est séparé de la formation scolaire et permet d’acquérir une offre de formation professionnelle initiale au niveau secondaire supérieur. Il s'agit d'un programme qui offre toutes les compétences nécessaires pour exercer une profession, toutefois sans poser de condition préalable à un poste en particulier. La qualification obtenue est spécifique à l'apprentissage et sa valeur dépend à la fois de son contenu et de la modalité d’apprentissage.

Dans le deuxième groupe de pays (France, Belgique, Royaume-Uni, Italie, Finlande, Suède), l'apprentissage fait partie de l'enseignement, mais n’est pas la seule modalité pour acquérir une qualification. Celle-ci est obtenue grâce aux learning outcomes (acquis d’apprentissage). Dans ces pays, la valeur de la qualification est basée sur les résultats d'apprentissage plutôt que sur les modalités d'acquisition. En Flandre, en Angleterre et en Écosse, on a des parcours qualifiants complets. En Italie, en Finlande, en Suède et en Belgique francophone, ces parcours peuvent être intégrés à des cursus offrant d’autres modalités de formation.

Aux Pays-Bas et au Portugal, on a une sorte de système hybride : l’apprentissage est intégré au système d’enseignement général, mais structuré en différents programmes comme dans la première catégorie.

Pays

Nombre d’apprentis (selon l’étude comparative du Cedefop en 2016)

Coefficient (pour comparer au niveau de la population)

Allemagne

2 000 000

10

Royaume-Uni

850 000

5,5

France

660 000

4

Pays-Bas

120 000

3

Danemark

109 000

8

Autriche

100 000

4,5

Pologne

99 000

1

Finlande

57 000

4,5

Hongrie

51 000

2,5

Norvège

44 000

3,5

Belgique

25 000

1

Portugal

22 000

1

Espagne

20 500

1

Croatie

9 000

1

Islande

6 000

7,5

À noter que si l’on prenait les chiffres actuels, la France aurait significativement amélioré son coefficient (de 4 à 6,5). Il y a donc de clairs progrès dans le nombre d’apprentis. La politique pro-apprentissage du gouvernement est payante.

Tandis que les pays ayant un système d’apprentissage dual s’en sortent plutôt bien dans le nombre d’apprentis, beaucoup de pays correspondant au deuxième groupe de pays recensent des problèmes :

  • En Suède, le développement de l’apprentissage est ralenti par le fait que les parcours d’apprentissage ne sont pas assez différenciés. Ainsi, il est difficile pour les employeurs de repérer les parcours les plus spécialisés. Cela favorise la dimension “utilitariste” de l’apprentissage : les apprentis sont davantage un stock de main-d'œuvre moins chère qu’une génération d’avenir dans laquelle investir.
  • Au Royaume-Uni, à l’inverse, on a des parcours qui sont marqués par un référentiel trop étroit et inadapté à la diversité du monde de l’entreprise. L’apprentissage y a été promu par les grandes entreprises et assez peu par les PME. La reconversion pour un apprenti est particulièrement difficile.

L’Allemagne à la pointe dans l’apprentissage

Intéressons-nous au système allemand, qui donne à l’apprentissage une importance sans égal en Europe.

L’Allemagne compte à présent 1,3 million d’apprentis (en 2022), appelés “Azubis”. Néanmoins, ce chiffre est en chute libre, car les jeunes Allemands préfèrent de plus en plus se tourner vers les études supérieures.

La courbe verte représente les apprentis (Auszubildende ou Azubis), et la courbe bleue les étudiants. À présent, on compte environ 4,3 apprentis pour 10 étudiants outre-Rhin. Il y a donc un net déclin et une préférence de plus en plus visible pour les études dans le supérieur.

Néanmoins, le modèle allemand d’apprentissage est encore assez important. En Allemagne, les apprentis représentent 5,6% des effectifs dans les entreprises, contre 2,5% en France. En France, depuis quelques années déjà, les entreprises qui prennent des apprentis sont surtout des TPE, alors qu’en Allemagne, on retrouve la même proportion d’apprentis dans toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

Le Sénat avait déposé un rapport en 2015, intitulé “Le système d'apprentissage en Allemagne et en Autriche : un modèle à suivre ?”, inspiré des travaux de l’Institut Montaigne sur cette question.

55% des entreprises allemandes seulement correspondent aux critères pour accueillir des apprentis. Et parmi celles-ci, 40% en accueillent vraiment. La plupart des places d’apprentissage concernent l’industrie et le commerce (59%), puis vient l’artisanat (28%). L’agriculture ne représente que 2% des places, mais c’est légèrement plus que les services publics.

La rémunération mensuelle brute moyenne des apprentis allemands est de 708 euros en Allemagne, contre 787 en France. En Allemagne, la rémunération des apprentis n’est pas indexée sur le SMIC. Le coût d’un apprenti se répartissait, en 2007, de la manière suivante : 61% de coût salarial pour l’apprenti, 22% pour le personnel d’encadrement, 5% d’équipement et de matériel et 12% pour des coûts annexes (administratif, logement). En Allemagne, l’État est moins présent dans le processus d’apprentissage. Par exemple, il n’y a pas de taxe d’apprentissage comme en France, mais il y a aussi bien moins d’aides publiques pour les entreprises.

La grande différence se situe dans la manière de financer l’apprenti. En Allemagne, il n'y a pas d’équivalent à la “prime d’apprentissage” française. Les apprentis gagnent, en plus de ce qui leur est versé par l’entreprise (1 028€ brut par mois pour un apprenti), quelques aides, qui ressemblent plutôt à la prime d’activité en France. En 2022, le montant maximal de cette aide se situait à hauteur de 781 euros.

Revenu minimum pour les apprentis en Allemagne

Année de formation

2021

2022

2023

1ère année

550 €

585 €

620 €

2ème année

649 €

690 €

732 €

3ème année

743 €

790 €

837 €

4ème année

770 €

819 €

868 €

En Allemagne, il est très rare qu’un apprenti soit aussi étudiant. C’est même la question principale que se posent les jeunes après leur parcours scolaire, sachant que l’architecture du système d’éducation allemand laisse une part plus grande à la voie professionnelle qu’en France : plus de la moitié d’une classe d’âge ne va pas au Gymnasium (lycée), mais dans des voies plus professionnalisantes.

Il y a à ce jour assez peu de données sur des étudiants-apprentis. Par exemple, à Hambourg, on ne peut cumuler les deux parcours que depuis 2021. En revanche, les étudiants peuvent devenir Werkstudent, un statut spécial pour ceux qui travaillent à côté des études (avec 20 heures de travail maximum par semaine).

Financement public de l’apprentissage : l’Allemagne dépense deux fois moins, pour 1,3 fois plus d’apprentis

En Allemagne, les ministères fédéraux de l'Éducation et de la Recherche, de l'Économie, et du Travail financent, à hauteur 789 millions d’euros par an le secteur de l’apprentissage à eux trois. L’Agence fédérale du Travail (Bundesagentur für Arbeit, soit le Pôle emploi allemand) injecte 785 millions par an. La grande partie des coûts concerne les écoles de formation : 8,64 milliards, qui sont financés par les Länder et les communes. En tout, cela représente 10,2 milliards par an (soit 0,26 point de PIB). Cela fait environ 8 109 euros par an par apprenti.

Un apprenti allemand coûte en moyenne 18 240 euros par an à son employeur. Donc en moyenne, environ 31% du coût d’un apprenti est pris en charge par les pouvoirs publics.

En France, l’État prend en charge 100% du coût de l’apprenti si celui-ci est âgé de moins de 21 ans, 80% s’il a entre 21 et 25 ans, et 45% à partir de 26 ans. En prenant en compte l’ensemble de la population apprentie, on peut affirmer que l’État français paie en moyenne 89% du coût des apprentis.

En Suisse, l’apprentissage comme principale voie d’insertion professionnelle

Le système d’apprentissage suisse est reconnu dans le monde entier comme l’un des plus performants. Chaque année, environ 70 000 jeunes Suisses décident de se tourner vers l’apprentissage, ce qui représente 70% d’une classe d’âge après la formation scolaire, obligatoire jusqu’à 15 ans (soit le début du second cycle secondaire). Les entreprises sont très impliquées dans ce système, puisqu’environ deux tiers des formations sont dispensées dans le secteur privé. Pour les entreprises présentes dans la confédération, l’apprentissage est un enjeu indispensable pour s’assurer d’une bonne formation de la main-d'œuvre qualifiée. Les apprentis en Suisse sont formés entre deux et quatre ans, durée pendant laquelle ils alternent entre cours en école professionnelle et pratique en entreprise.

Le financement de l’apprentissage en Suisse repose sur le principe de la “participation des trois parties” : les coûts de la formation doivent être partagés entre l’État (ainsi que les cantons), l’entreprise et l’apprenti lui-même. À noter que l’entreprise finance à hauteur de 80% environ cette formation. L’argent public investi dans l’apprentissage est constitué de subventions et d’incitations financières. Aussi, il faut noter que dans la plupart des cas, les apprentis commencent beaucoup plus jeunes qu’en France (vers 15-16 ans) et finissent leur formation en apprentissage avant 20 ans.

En 2020, les coûts pour les pouvoirs publics consacrés à la formation professionnelle se situaient à environ 3,6 milliards de francs suisses. La majeure partie de ces coûts incombe aux cantons pour l'exécution de la formation professionnelle : environ 72% pour les écoles professionnelles, environ 12% pour les écoles supérieures et environ 7% pour la préparation à la formation professionnelle initiale. La Confédération participe à hauteur d'un quart aux coûts des pouvoirs publics.

Source : Le Temps. CFC : certificat fédéral de capacité, soit le principal diplôme à la suite d’un parcours en apprentissage.

Néanmoins, il est important de noter qu’en Suisse, comme chez leurs voisins au Nord, l’apprentissage est moins attractif qu’autrefois. Près d’un quart des jeunes en apprentissage rompt son contrat d’apprentissage (mais il n’y a que 5% qui ne trouvent aucune alternative). Certaines branches (coiffure, boucherie, mécanique, taille de pierre...) ne trouvent plus de relève conséquente.

Comme en Allemagne, les étudiants qui travaillent à côté de leurs études sont nombreux (73%) mais ne sont pas comptabilisés parmi les apprentis.

Promouvoir l’apprentissage : oui, mais pas que par les chèques

Pays

France (2022)

Allemagne (2022)

Suisse (2020)

Dépense publique annuelle dans l’apprentissage

19,894 milliards d’euros

10,217 milliards d’euros

3,6 milliards de francs suisses (3,7 milliards d’euros)

Points de PIB

0,75

0,26

0,56

Nombre d’apprentis

970 000

1,26 million

198 000

Dépense publique par apprenti par an

20 509 €

8 109 €

18 732 CHF

(19 023 €)

Si les Français dépensaient autant que les Allemands par apprenti, on arriverait à 7,9 milliards d’euros par an, soit 12 milliards de moins qu’aujourd’hui. Si on faisait pareil que les Suisses, on débourserait 18,5 milliards d’euros par an. Si la France économisait les 8 milliards dont parle Bruno Coquet, on arriverait à environ 14 500 euros par apprenti, soit moins qu’en Suisse.

Mais surtout, si on ne prenait en compte que l’apprentissage “hors étudiants dans le supérieur” (comme en Allemagne ou en Suisse, où l’apprentissage est largement séparé de l’enseignement supérieur), on arriverait peu ou prou aux mêmes montants : 7,5 milliards d’euros par an.

Les pays qui s’en sortent le mieux et qui ont déjà fait office de modèle sont ceux qui ont mis en place un système d’apprentissage dit “dual”, comme l’Allemagne. Ouvrir l’apprentissage aux étudiants du supérieur était donc bénéfique pour la revalorisation de la filière, mais coûte extrêmement cher au contribuable. Cette politique volontariste est bienvenue, mais ne peut pas reposer sur les finances publiques à ce point. Si la France veut imiter le modèle allemand, il faut que les entreprises soient davantage impliquées dans son financement.

Déploiement sans limite de l’apprentissage entre traitement indirect du chômage et effet d’aubaine

La Cour des comptes dans sa contribution sectorielle aux revues de dépenses 2023 relative à la formation professionnelle et à l’apprentissage[1], a eu l’occasion de pointer que le soutien récent à l’apprentissage a été amplifié par l’aide unique aux employeurs d’apprentis à compter du 1er janvier 2019, puis par une aide exceptionnelle à compter de juillet 2020, toutes deux remplacées à compter de janvier 2023 par une aide de 6.000 euros attribuée pour la première année d’exécution du contrat. Or, elle relève que cette aide exceptionnelle a été « initialement mise en place pour éviter une inscription massive des jeunes à Pôle Emploi à la rentrée de septembre 2020 (…) [et] conçue pour annuler le coût salarial lié à l’embauche d’un apprenti » pour un coût de 4 milliards d’euros en 2021 et de 4,4 milliards en 2022. « Le choix a donc été fait de pérenniser un montant élevé d’aide pour un champ d’application très large dans un contexte économique pourtant caractérisé par de recrutement. » Parallèlement l’exécutif élargissait aux étudiants le bénéfice du régime de l’apprentissage, avec des taux d’emplois à 18 mois entre 85% et 93% contre 70% au niveau CAP/BTS et 50% pour les lycées professionnels. La Cour a souligné que « l’augmentation du nombre de nouveaux apprentis dans l’enseignement supérieur [entre 2017 et 2022] a représenté plus de trois fois celle du nombre de nouveaux apprentis au lycée. » et qu’à ces niveaux de formation (universitaires) « la valeur ajoutée de l’apprentissage porte surtout sur la possibilité offerte à certains jeunes de financer ainsi leurs études supérieures et sur la qualité des emplois occupés à la sortie ». Par ailleurs, premier effet d’aubaine, ce développement sans restriction de l’apprentissage même en direction d’un public jeune rencontrant en moyenne le moins de difficulté d’accès à l’emploi a permis « aux universités de professionnaliser leur cursus de formation en se rapprochant du monde de l’entreprise ». Mais cet élargissement s’est révélé particulièrement coûteux (16,8 milliards en 2022 consacrés à l’alternance, dont 4,8 milliards à l’embauche d’alternants et 10 milliards au financement des contrats eux-mêmes.

Second effet d’aubaine identifié cette fois par l’IGF à la suite de la revue de dépenses 2023[2], celui du mode de financement des CFA (centres de formation d’apprentis) qui semble intégrer dans leur marge la hausse des dispositifs de soutiens publics à l’apprentissage : « leur niveau de marge moyenne s’élève à 11,5% en 2021. En moyenne, le NPEC [niveau de prise en charge, ndlr] par contrat dépasserait de 1000 € le coût réel de la formation pour les CFA. » Il semble donc qu’il existe des dérapages aux deux bouts de la chaîne.


[1] https://www.ccomptes.fr/fr/publications/recentrer-le-soutien-public-la-formation-professionnelle-et-lapprentissage

[2] Rapport Évaluation de la qualité de l’action publique, juillet 2024 (synthèse des revues de dépenses 2023), https://www.budget.gouv.fr/documentation/documents-budgetaires/exercice-2024