Budget et fiscalité

Face au risque d’écroulement de notre économie, le plan choc de l’iFRAP

14 mai 2020 • l'équipe de la Fondation iFRAP

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Avec l’épidémie de Covid-19 et les 25 800 décès que nous comptons malheureusement dans notre pays, la France est entrée dans une crise nouvelle, à la fois sanitaire et économique. Le confinement et ses mesures inédites frappent et vont frapper très fortement le pays. La France a plongé en récession. L’économie est quasiment à l’arrêt. La Fondation iFRAP propose dans sa dernière étude mensuelle (et dans les pages du Figaro Magazine) un plan pour rebondir :

1. Sauver le plus d’entreprises possible

Sauver nos entreprises et nos emplois, c’est l’urgence d’aujourd’hui et surtout de demain. Nous avons la chance d’avoir en France des entrepreneurs formidables qui continuent d’entreprendre malgré tous les obstacles qu’ils ont sur leur route. Un véritable sacerdoce. Ces dernières années, ils ont tellement souffert, entre la pression fiscale française, les « gilets jaunes », les grèves à répétition... Et maintenant la crise du Covid-19. On entend que c’est quand même formidable d’avoir l’État dans ces moments-là, mais il n’est pas si présent dans cette crise.

Il a certes mis en place un dispositif favorable pour le chômage partiel, mais il pourrait faire beaucoup plus : porter à 100% la garantie de l’État pour les TPE et PME, permettre le remboursement sur dix ans comme en Allemagne avec deux ans sans acquittement, autoriser les dettes Covid des entreprises à être comptées à part dans les bilans, faire des étalements longs (5 à 6 ans) pour les reports de charges et d’impôts, et des abandons de créances pour les entreprises qui n’auront pas pu payer d’ici à cinq ans. Évidemment, dans le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, il faut dès maintenant annoncer l’abandon des créances de l’État et des Urssaf.

2. Desserrer l’étau fiscal des entreprises

Le plan actuel ne suffira pas pour sauver nos entreprises et nos emplois. Il faudra rapidement aller plus loin et baisser massivement les impôts des entreprises si nous ne voulons pas rester durablement à 12% de chômage. Une baisse de 33 milliards permettrait la création de plus de 400.000 emplois et le retour à 8,5% de chômage en 2025. Il convient donc de prendre des mesures structurelles qui vont améliorer la compétitivité de nos entreprises et renforcer la croissance de l’économie française : baisse de la fiscalité de production, notamment de la fiscalité locale, baisse des cotisations sociales à la charge des employeurs, particulièrement sur les salariés qualifiés pour lesquels peu d’allègements sont actuellement à l’œuvre, allègement du forfait social…

Dépenser le même montant en aides ou subventions sociales ne ferait qu’aggraver la situation française à moyen et long terme. Cela fait trop longtemps que l’on connaît le différentiel de 100 milliards d’impôts qui pèse en plus sur nos entreprises comparées à l’Allemagne. Si on ne desserre pas maintenant cet étau, jamais nous ne pourrons réindustrialiser la France, jamais nous ne récupérerons un taux de chômage décent. Ne pas le faire est un passeport pour l’appauvrissement collectif, long et douloureux.

Il est important de préparer l’avenir et renforcer la croissance de l’économie française d’après-demain. Chacune des dernières crises a durablement affaibli ce potentiel : la capacité de l’économie française à créer de la valeur hors l’effet de la conjoncture est passée de 1,8% au début des années 2000 à 1,25% aujourd’hui. Rien que la crise de 2008-2009 l’a fait baisser de l’ordre de 0,5 point. Si un tel affaiblissement devait suivre la crise actuelle, l’économie française serait définitivement déclassée.

3. Travailler plus !

On n’a pas le droit de le dire, à cause de nos syndicats qui souhaitent secrètement que tous les Français travaillent pour l’État avec un emploi à vie - sauf que c’est impossible. Nos syndicats veulent le zéro risque dans les usines françaises pour reprendre le travail ? Nos entreprises auront toutes fait faillite avant que le virus ne cesse de circuler… Ce serait indigne de dire qu’il faudra travailler plus ? Au contraire, ce n’est que la réalité. Travailler plus et plus longtemps. Partir beaucoup moins en vacances ou en RTT dans les mois qui viennent.

Débloquer le temps de travail hebdomadaire, débloquer les heures supplémentaires, repousser l’âge de départ à la retraite. Tout simplement nous retrousser les manches pour reconstruire notre économie. Cela ne fera pas peur aux Français qui sont volontaires pour travailler si leurs syndicats ne leur mettent pas des bâtons dans les roues avec des demandes exorbitantes. En temps normal, la France perd plus de 100 milliards de valeur ajoutée en faisant travailler moins, et moins longtemps ses salariés.

C’est le moment de se réveiller. Les pays qui nous entourent, même l’Italie, ont plus rouvert leurs usines que nous! L’Allemagne tourne déjà à 70% de la normale dans la construction, par exemple. Les salariés du privé ont intégré le fait qu’ils vont majoritairement perdre en revenus cette année. Permettons-leur de sauver leurs emplois et leurs futurs revenus. Que le réveil ne ressemble pas à un tsunami de licenciements dont les syndicats, qui pour certains freinent la reprise, seraient coresponsables.

4. Verrouiller la dette dans la Constitution

La France fonce droit dans un mur de la dette. D’ici à la fin du quinquennat, nous aurons atteint la barre fatidique des 3.000 milliards d’endettement. En 2023, plus de 599 milliards d’euros de dette arrivent à échéance qu’il va falloir refinancer. Non pas à cause des 100 milliards de dette que nous accumulons durant cette crise du Covid, mais à cause de notre incapacité à gérer correctement nos finances publiques. Non seulement le gouvernement n’a pas réduit la dette, mais il a joué dangereusement au jeu des primes d’émission. Un jeu qui permet de récupérer du cash pour faire baisser la charge de la dette en plaçant des obligations à des taux plus élevés que le marché.

À ce jeu-là, la France a « gagné » 20 milliards en 2019 selon la Cour des comptes. Nous avons surtout gagné plus de dette pour les années à venir! Cette situation mine la France, nous coupe des marges de manœuvre face à la crise et nous emmène vers l’écroulement de nos finances publiques si nous ne faisons rien. Pour empêcher la dette de nous submerger, nous devons la verrouiller avec un système de frein à l’endettement comme en Allemagne, en Suisse ou en Suède. Ce dispositif impliquera que, quand nous aurons retrouvé un PIB et un déficit public au niveau de 2019, la France ne puisse plus enregistrer des déficits quand elle est en croissance. C’est dès 2021 qu’il faut acter ce principe dans la Constitution pour éviter que le quinquennat suivant soit celui de la faillite de nos finances publiques.

5. Rembourser le plus tard possible pour éviter l’effet boule de neige

Nous sommes face à la vague de déficits. Notre dette a une maturité à moyen-long terme actuellement d’environ onze ans. C’est dans notre intérêt à tous d’augmenter largement la maturité de cette dette pour éviter d’avoir des refinancements énormes à faire tous les ans dans les prochaines années. Il est inquiétant de voir que la politique du gouvernement est encore de contracter massivement des dettes à court terme ou indexées sur l’inflation comme si les reports de charges des entreprises allaient être intégralement payés, comme si la crise n’allait pas durer…

La France doit emprunter maintenant à long terme (50, 80 ans, voire 100 ans), afin que les futurs gestionnaires de la France ne soient pas dans une impasse vertigineuse si les taux devaient flamber, entraînant une charge de la dette qui explose et l’impossibilité de payer les retraites ou les agents publics…

6. Baisser les impôts sur la transmission

Beaucoup s’inquiètent en ce moment du fait que les Français (à juste titre, nous ne savons pas de quoi demain sera fait) épargnent à hauteur de 20% de leurs revenus. Pour débloquer cette épargne et doper notamment l’investissement immobilier, plusieurs actes peuvent être décidés rapidement : moratoire sur la taxation des donations pour permettre de faire circuler le patrimoine entre générations.

Poser un moratoire aussi en 2020 et 2021 sur les droits de mutation (frais de notaire) immobiliers afin de faire repartir le marché plus vite. Dans un second temps, il faudra penser à mettre à zéro les droits de succession comme en Suède, c’est la meilleure idée pour conserver et transmettre nos entreprises familiales en France et réindustrialiser notre pays. Les Suédois l’ont bien compris, nous pas encore.

7. Faire revenir les exilés fiscaux

Avec Sarkozy, ils ne sont pas revenus, avec Hollande non plus et seulement très timidement avec Macron. Nous avons pourtant à nos portes (Belgique, Suisse, Luxembourg, Royaume-Uni…) des forces vives expatriées, que nous avons fait partir avec une fiscalité stupide et confiscatoire. Rien que l’ISF a fait partir 173 milliards d’euros de France. Aujourd’hui, nous avons besoin de ces citoyens qui aiment leur pays pour investir dans notre appareil productif.

Nous devons privilégier ces investisseurs français de l’étranger et leur aménager la fiscalité : pas de taxation des plus-values de cession, pas de taxation des dividendes, suppression de l’IFI, amnistie fiscale sans taxation avec abandon immédiat des redressements et des poursuites fiscales en cas de rapatriement de leurs capitaux, c’est maintenant qu’il convient de marquer un grand coup pour donner envie d’investir dans notre tissu entrepreneurial. Ce n’est plus le temps des mots, c’est celui des actes.

8. Décentraliser et décloisonner la santé

On disait du système français que c’était le meilleur système de santé au monde ? Les hommes et les femmes qui le servent certainement mais pour l’organisation, c’est clairement non. Avec les mêmes dépenses par rapport au PIB que l’Allemagne en santé, la France a montré ses limites pendant la crise. Hypercentralisé, hyperadministratif, manquant d’agilité, ne faisant pas travailler public et privé de concert, notre système est au bout de sa logique. Le sujet n’est pas plus de lits ou plus de moyens mais mieux de lits et mieux de moyens.

Pour cela, il faut décentraliser et décloisonner la santé, cela passe par la prise de pouvoir des régions sur la politique publique de santé en sortant des idées reçues et en suivant le modèle allemand : concurrence entre les assureurs, autonomie des établissements, délégation de service public, y compris pour les hôpitaux, investissements dans les technologies, prévention, revalorisation de la médecine de ville avec système de gardes au niveau local, suppression du statut de la fonction publique hospitalière, contractualisation, téléconsultation déréglementée… Si on veut un système de santé agile, c’est cela qu’il faut faire.

9. Décentraliser aussi l’éducation

La fin du confinement va marquer la fin de la politique unique d’enseignement pour tout le territoire. Certaines écoles se sont très bien adaptées à l’enseignement à distance, d’autres moins, certaines écoles rouvriront, d’autres pas. On a pu comparer les écarts d’agilité numérique entre les écoles publiques et les écoles privées. C’est l’occasion de se dire que l’enseignement aussi doit être géré plus au niveau local et pas depuis Paris. Les enjeux ne sont pas du tout les mêmes d’une ville à l’autre, d’un village à l’autre, d’une région à l’autre. Du choix, de la flexibilité, des expérimentations locales, l’Éducation nationale gagnera (et nous et nos enfants avec) à devenir régionale et se réinventer.

10. Faire maigrir l’administration

Ou était passée la e-administration pendant le confinement ? Pourquoi dans autant de ministères a-t-on vu les services quasiment à l’arrêt alors que dans la justice ou les finances rien n’empêche le télétravail ? Alors que l’on nous dit qu’une grosse partie des agents télétravaillent déjà en temps normal ? Cela ne semble pas cohérent. La crise sanitaire l’a montré, notre administration n’est pas prête. Elle l’est beaucoup moins que les entreprises qui ont basculé dans le télétravail plus facilement. Nous n’avons pas besoin d’une administration avec les repères et les réflexes des années 1980, mais d’une administration qui réagit vite avec tous les outils de connexion et de communication à distance.

Pourquoi les contentieux sont-ils bloqués, pourquoi ne peut-on plus déposer de permis de construire ? Pourquoi a-t-on le sentiment d’une administration à l’arrêt (sauf pour les déclarations d’impôts) ? Après avoir sauvé nos entreprises, le déficit public sera encore abyssal et la dette devra baisser, il faudra moderniser et faire maigrir nos administrations, car nous aurons besoin de faire baisser les dépenses de fonctionnement de notre pays qui asphyxient les investissements publics et privés. Réduction du nombre d’administrations, recentrage de l’État sur ses missions régaliennes, développement du numérique, évaluation de l’efficience de chaque euro dépensé par un Parlement contrôleur des politiques publiques pas juste en mots. À partir de 2022, pour faire face à la dette, ce chantier sera prioritaire.

Commentaires

  • Par PhR • Posté le 19/05/2020 à 17:12 Afin de donner une chance à ce plan, qui redonnerait effectivement l'envie d'entreprendre en France, il faut y adjoindre un désserrement de l'étau syndical : suppression du droit de veto, augmentation des seuils, forte diminution des heures de délégation et des subventions publiques. C'est très incorrect politiquement, mais il s'agit de libérer le pays d'un fardeau bien plus lourd à porter que le coût horaire du travail.
  • Par Nelson36 • Posté le 19/05/2020 à 10:31 Bureaucratie, centralisation, État jacobin, strates administratives, etc, etc... Les qualificatifs ne manquent pas et se font entendre de tous cotés pour montrer les tares de notre pays, En matière de décentralisation, je prône une réforme radicale concernant l'organisation administrative de la France, et qui pour moi date d'un âge révolu, (fini le temps où tous les habitants de notre pays devaient parler la langue française...) C'est celle de supprimer tout simplement les préfectures gardant éventuellement aux préfets les tâches régaliennes (sécurité, maintien de l'ordre) et en confiant toute l'organisation administrative aux élus locaux ! Pour moi, ce serait une réforme radicale qui frapperait les esprits  et dont je me demande qui de tous les partis politiques serait contre. Les lands allemands ou les cantons suisses n'ont besoin ni d'une strate administrative ni d'un super-intendant pour se gérer eux-mêmes... J'avoue que j'apprécierais que l'IFRAP fasse connaître son avis sur une telle réforme qui, à ma connaissance n'a jamais été évoquée par quiconque. Merci
  • Par Thierry • Posté le 18/05/2020 à 17:44 Je ne comprends pas ce point. En différant nos remboursements le plus tard possible, cela ne risque t il pas de nous coûter plus cher ?
  • Par Nelson36 • Posté le 17/05/2020 à 17:21 Une des mesures proposée par l'IFRAP est celle de travailler plus, Point particulièrement sensible en France, où le temps de travail est un véritable tabou, Cette mesure est pourtant primordiale tout particulièrement dans notre pays où le temps travaillé est d'un niveau nettement inférieur aux pays comparables au nôtre ! Qu'on ne vienne pas rétorquer que la productivité des travailleurs français est supérieure à celui des autres pays, cette assertion qui est un leurre, provient du fait que ce calcul a été réalisé en prenant en compte la richesse produite par heure, mais comme le coût du travail dans notre pays est supérieur à celui de tous les autres pays, il en résulte qu'une heure travaillée en France produit forcément une richesse supérieure à celle des autres pays, CQFD ! Mais cela n'indique nullement que la productivité y est supérieure ! Cette réforme demanderait deux qualités de la part de nos gouvernants : Le courage politique, et la pédagogie. Est-il si difficile d'expliquer à la population française que tous les pays comparables au nôtre ont un temps de travail hebdomadaire de 40 h, des congés annuels de 4 semaines maxi, certains même comme le Canada et la Corée du Sud seulement deux, et un âge moyen de départ à la retraite de l'ordre de 65, voire de 67 ans ? Est-il si difficile d'expliquer que ce temps de travail accru augmentera de lui-même la richesse produite, qui elle même provoquera un surcroît de croissance bénéfique à l'emploi ? La timidité de nos gouvernants en la matière, me confond, à moins qu'ils attendent les résultats définitifs de l'élection municipale pour se manifester. Comme le souligne l'IFRAP, c'est en se retroussant les manches qu'on parviendra à redresser notre économie, pas en baissant les bras ! Ça, c'est l"expérience de la vie qui me l'a appris
  • Par John • Posté le 16/05/2020 à 21:55 Très bonne analyse. Mais vous oubliez le problème monétaire avec cet euro dont la valeur et les taux ne sont pas adaptés à notre pays. On va vers une crise de la dette européenne et vers une crise de l’euro. Programmer une sortie ordonnée de l’euro paraît plus que raisonnable plutôt que d’attendre son explosion. Sur le temps de travail n’oublions pas qu’il est d’ores et déjà possible de travailler largement plus que 35 h
  • Par AJUN • Posté le 16/05/2020 à 09:34 Notre pays ne pourra avoir un réel avenir qu'à partir du moment où une véritable politique basée sur une réelle décentralisation (pour ne pas avoir à utiliser un mot banni en France et qui pourtant pourrait tellement lui apporter : le fédéralisme). Le système jacobin français n'est plus d'actualité et a montré dans cette crise ses limites et son inneficacité. De plus, il est incontournable de ne pas aborder le problème récurrent de nos dépenses publiques. Nous avons en France près de trois fois plus de fonctionnaires ou autres personnels des collectivités territoriales que nos voisins allemands. Nos élus politiques mènent un train de vie qui n'est pas en adéquation avec les périodes que nous vivons actuellement. Là encore, inspirons-nous du modèle allemand. Il faut s'inspirer des bonnes pratiques existants ailleurs et arrêter de dire que la France est particulière.
  • Par Prairie • Posté le 15/05/2020 à 17:06 Je suis pleinement d'accord avec les propositions de l'Ifrap pour l'avenir de la France.
  • Par Old Gobbo • Posté le 15/05/2020 à 14:09 Je suis d'accord que le déconfinement sera difficile. Votre plan n'ajoute rien pour l'aider. Plein de mensonges, demi-verites et "fake truth", il n'est pas un plan mais l'ancienne demande des riches de plus d'argent, de plus de pouvoir et que le pays aille se faire foutre.
  • Par reiller • Posté le 15/05/2020 à 13:49 Il me semble que la première chose à faire est de refuser toute contrainte qui n'est pas fondée sur un fait . On nous a assignés à domicile pour rien, on ferme les activités économiques bien plus longtemps que nécessaire du strict point de vue sanitaire, on ferme les écoles alors que cette maladie n'est pire que la grippe usuelle que pour les retraités, et l'on impose 50 pages de directives par activité sociales parce que l'on croit que; etc.. Moi je crois que cette maladie ne se propage pas via les mains, qui peut me contredire? Pas l'expérience de notre porte avion, me semble t il. D'ailleurs où sont les conclusions de cet événement?? .
  • Par Sans embages • Posté le 15/05/2020 à 13:37 La première réforme concerne le changement de mentalité avec l'abandon de cet esprit colbertiste ou l'état doit intervenir à tous propos et surtout où l'administration se prend pour le seule tête intelligente du pays capable de prendre les bonnes décisions alors qu'elle ne connaît que la théorie.
  • Par Hadrumète • Posté le 15/05/2020 à 11:26 Je suis surpris que le thème "énergie" n'ait pas été évoqué . Il des dizaine de milliards d'économies potentielles à engranger et revoyant la politique en faveur des ENR et au détriment du nucléaire.
  • Par BrunoDenis • Posté le 15/05/2020 à 10:36 Bravo ! Toutefois il ne suffit pas de décentraliser l'éducation, il faut la libérer ! Le rôle de l'Etat n'est pas de dire ce que nos enfants doivent penser, mais de veiller à ce que tout jeune capable de faire des études puisse les faire. Donc: -liberté pédagogique -liberté de choix de l'école -financement par l'état de toutes les écoles, au prorata du nombre d'élèves
  • Par Popo42 • Posté le 15/05/2020 à 09:17 Alors qu'on se réjouit dans tous les médias parce que les Français vont pouvoir partir en vacances, j'approuve totalement les propositions de l'IFRAP pour qu'on pense d'abord à travailler davantage.Notre dette semble n'inquiéter personne.
  • Par Dexter • Posté le 15/05/2020 à 08:41 Très bon article, mais vous pouvez être sur que le gouvernement fera exactement le contraire de ce que vous préconisez. a commencer par dilapider des milliards pour fermer des centrales nucléaires, et favoriser des usines chinoises et des éoliennes qui dans 10 ans seront à changer, argent qui serait mieux employé ailleurs . Y a t-il quelqu'un au gouvernement qui se donne la peine de lire vos articles ?
  • Par Céladon • Posté le 15/05/2020 à 07:19 Alors nous pourrions reprendre confiance en l’avenir. Vous énoncez exactement les bonnes solutions mais malheureusement je n’ai pas l’impression que vous serez écoutés....
  • Par Aristide Brillant • Posté le 14/05/2020 à 21:35 Bonsoir Je viens de prendre connaissance de cet article et je me suis arrêté sur la proposition n°7 sur les exilés fiscaux que vous souhaitez voir revenir.Je pense qu'ils ne reviendront jamais ou s'ils leurs prenaient l'envie de rentrer au bercail ce serait pour s'y faire inhumer. Lorsque l'on a goûté à la liberté l'on a pas l'intention de la perdre.Ces exilés fiscaux ne reviendront pas car ils savent aux fond d'eux-même que la sécurité des biens et des personnes n'est plus vraiment assurés en France.Vous préconisez une amnistie des poursuites de la part de l'administration fiscale,admettons que certains reviennent,je reste persuadé que l'administration fiscale les aura dans le collimateur au cas ou certains auraient la volonté de repartir et bien entendu on ne les y reprendraient plus. Je serai à la place d'un exilé fiscal ce serait mon état d'esprit. Cordiale salutation. A.B
  • Par Alex • Posté le 14/05/2020 à 21:10 Votre plan d’économie me paraît irréaliste dans l’état où se trouve notre démocratie. J’ai bien peur que ce soit la bureaucratie qui est pris le pouvoir et dans ce cas là je ne vois bi ce gouvernement ni un autre pouvoir imposer un plan de ce genre . Au vu dont notre pays à traiter la crise j’ai bien peur que l’on soit rentré en décadence
  • Par Michel HULLIN • Posté le 14/05/2020 à 20:37 Tout à fait d'accord avec toutes ces mesures. J'ajouterais qu'il faut rendre les syndicats moins nuisibles en leurs supprimant les subventions qu'ils touchent prises sur les salaires de tous les travailleurs syndiqués ou non. Egalement diminuer par au moins 2 le nombre des députée des sénateurs des élus des régions et des départements .
  • Par Quadrifoglioverde • Posté le 14/05/2020 à 20:20 Que l'Etat arrête de financer les "partenaires sociaux" (syndicats) et tout rentrera dans l'ordre dans ce pays. Ces fouteurs de m.... jusqu'au-boutistes sont prêts à couler l'outil de travail des salariés du privé afin de ne pas perdre la face. Aujourd'hui encore, on ne peut pas m'expliquer, en vertu de quoi, on octroie jusqu'à 3 semaines de RTT à bon nombre de salariés et fonctionnaires qui n'effectuent pas plus de 35H/semaine. Il me semble qu'au départ les RTT étaient prévues pour ceux qui effectuaient plus de 35H.
  • Par macbook • Posté le 14/05/2020 à 19:08 11. Le gouvernement fait appel à l'épargne surabondante des ménages pour se défaire progressivement de tous ses actifs non régaliens, notamment immobiliers. Naturellement, il sous-traite la "défaisance" à des spécialistes privés, car il s'est déjà illustré par de cuisants bradages. Cet effort compléterait le dégraissage des fonctions publiques nationale et territoriale.
  • Par GiZeus • Posté le 14/05/2020 à 18:52 Vos propositions sont évidemment pertinentes. Ce qui me rire (jaune) c'est que la mentalité française empêchera que ça passe. Malheureusement...
  • Par Thierry Morpain • Posté le 13/05/2020 à 14:19 Oserai-je rajouter , 11 Arrêt de toute subvention : l'Etat et les collectivités territoriales devant limiter leur intervention à des avances de trésorerie remboursables mais non productives d'intérêts.Les associations ne devant fonctionner qu'avec les dons des leurs membres et le travail des bénévoles.
  • Par BONSENS • Posté le 13/05/2020 à 11:57 bonjour , j'ai imaginé depuis longtemps la création de 200 000 à 300 000 emplois stables si on crée un Fonds ou société SOUVERAIN ( type Norvégien mais sans la manne du pétrole ) , où les actions souscrites par chaque francais qui le désire, seraient uniquement investies dans des nouveaux sites de production ( disséminés tous en province et dans des villes moyennes )qui développeront des activités où notre pays est déficient Ex Fabrication de panneaux solaires qui seront posés gratuitement sur tous les établissements publics ( collèges , lycées , ) etc ... ) et dont les recettes en électricité rémunéreront les emplois de fabrication puis de maintenance ; Avec le COVID , on a une autre exemple : Fabrication de Masque dans différents lieux en FRANCE et dans des petites structures L'idée globale est plus construite voir socialement cohérente et je reste à votre disposition pour l'expliquer , mais elle est SOLIDAIRE INDOLORE POUR LE BUDGET DE NOTRE PAYS Bien cordialement
  • Par Théodule 59 • Posté le 12/05/2020 à 20:12 Commençons par faire passer le nombre de communes de 35000 à 5000, supprimer les départements, larguer les DOM TOM, et finissons en avec la prise en charge par le contribuable des transports, cantines, centres aérés, vacances etc...Que l’usager paye le vrai prix, et pas le contribuable.

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