Agriculture et énergie

Les tarifs de l'électricité vont continuer à augmenter... à cause des coûts du renouvelable

06 octobre 2021 • Philippe FrançoisMarie-Louise Casademont

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En France, les tarifs régulés de l’électricité ont augmenté de 3 à 8% par an depuis 2012, et une nouvelle augmentation de 12% est prévue pour début 2022. Après les accusations du premier ministre espagnol rendant les règles européennes responsables de cette explosion des prix de l’électricité, Bruno Le Maire a renchéri en affirmant : "Le système européen est obsolète, il y a un alignement des prix de l’électricité sur les prix du gaz". Une corrélation qui semble étonnante pour notre pays qui produit 93% de son électricité localement et à coût fixe (nucléaire, hydraulique, éolien, solaire, biomasse), et ne dépendant du gaz importé que pour moins de 7%. D’autant plus que le coût de production de l’électricité n’entre que pour un tiers dans la facture du consommateur final.

Dans son intervention sur TF1, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un "bouclier tarifaire" modérant la hausse des prix de l’électricité : l'augmentation sera bloquée à 4% en 2022 contre 12% prévue initalement, financée par la réduction de la taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité (TICFE), via un amendement au projet de loi de finances. Le manque à gagner de cette taxe, estimé à quatre milliards d'euros, sera récupéré sur des recettes exceptionnelles tirées notamment des énergies renouvelables ou encore de la vente de l'électricité française sur le marché européens. Mais deux questions restent sans réponse :

  • pourquoi les tarifs régulés, disponibles uniquement chez EDF, augmentent-ils ?
  • pourquoi les tarifs libres vont-ils augmenter dans les prochaines années ?

En 2021, 22 millions de ménages ont un contrat à tarif régulé par le gouvernement, et 11 millions sont aux prix libres dits "de marché". Ces tarifs libres sont généralement proches des tarifs régulés (actuellement de -5% à -10%, parfois +2% pour de l’électricité verte garantie). Les tarifs régulés ne sont pas accessibles aux professionnels, hors micro-entreprises. Pour leur consommation, les entreprises souscrivent des contrats à tarifs libres. Leur évolution est donc très importante pour toute l’économie. Au total, presque les trois-quarts (71%) de l’électricité consommée en France sont achetés aux tarifs libres.

Les tarifs régulés

Les tarifs régulés sont fixés par le gouvernement après proposition de la Commission de régulation de l’énergie.

Structure des tarifs régulés - En France, le coût de production du MWh compte pour un tiers dans le tarif de l’électricité pour le consommateur final. Un second tiers de ce tarif provient des coûts de transport et de distribution, et un troisième des taxes qui ont bondi ces dernières années.

Evolution des tarifs régulés

En 2021, le PIB et la consommation d’électricité étant encore inférieurs à ceux de 2019, il n’y a pas de pénurie d‘électricité en France. La répartition de la production entre les différentes centrales électriques a peu évolué depuis 2019, avec toujours 70% de nucléaire, 11% d’hydraulique et 12% de nouveaux renouvelables, toutes strictement franco-françaises. La part du thermique (7%), est en légère baisse en 2021 compte tenu de la réduction de la consommation, de la réduction du charbon et de l’augmentation du prix du gaz.

Source: https://bilan-electrique-2019.rte-france.com/production-totale/#1

Au moment du pic de consommation du lundi 20 septembre 2021, les chiffres de production confirment les données moyennes annuelles : la France n’importe aucun MWh mais dispose à l’exportation d’une puissance de 1972 MW, et ne produit que 3% par ses centrales à gaz.

Mode de production de l'électricité en France le 20 septembre 2021

Note : au moment de la consommation minimum, la production à partir des centrales à gaz était encore plus faible (671 MW). Source : https://www.rte-france.com/eco2mix/la-consommation-delectricite-en-france

Sur toute cette production, seules les centrales aux fioul, charbon et gaz (seulement 5% de la puissance totale) sont sensibles aux évolutions du prix de leurs combustibles sur les marchés de gros. L’augmentation du prix du gaz ne peut donc expliquer l’augmentation des tarifs régulés de l’électricité compte tenu du faible poids du gaz dans la production de l’électricité en France. Ces tarifs n’ont d’ailleurs pas baissé les années précédentes quand le prix du gaz a été divisé par deux.

Pourquoi les tarifs régulés ont beaucoup augmenté

Pas de pénurie, pas d’augmentation des coûts sur 93% de la production totale d’électricité, les causes d’augmentation des prix de l’électricité en France depuis dix ans se cachent ailleurs.

Les nouvelles énergies renouvelables contribuent pour 12% à la production d’électricité mais sont déployées à un rythme soutenu, surtout pour l’éolien (+55% en 3 ans), le solaire progressant moins vite depuis l’abandon des niveaux de subventions extraordinaires (prix de vente allant jusqu’à 450 €/MWh). Ce sont les surcoûts du solaire qui pèsent le plus sur les factures des consommateurs (en 2021, solaire : 3 Md€ pour une production de 14 TWh, éolien : 1,6 Md€ pour une production de 41 TWh). 

Augmentation de la production

  2018 2019 2020
Eolien +15,3 % +21,1 % +17,3 %
Solaire +11,3 %

+7,8 %

+2,3%

Source : https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-03/Bilan%20electrique%202...

Décomposition des charges de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE)

(ZNI : Zones non interconnectées)

Source EDF : https://www.edf.fr/entreprises/le-mag/le-mag-entreprises/decryptage-du-m...

Ce développement des énergies renouvelables intermittentes et dispersées sur tout le territoire, entraine l’obligation de restructurer les réseaux de transport et de distribution d’électricité comme l’indique Marianne Laigneau, directrice d’Enedis.

 « On passe d'un réseau où l'électricité va dans un sens, du producteur au consommateur, à un système électrique conçu et exploité de manière totalement différente, avec des acteurs nouveaux. L'entreprise doit raccorder actuellement des nouvelles installations renouvelables au réseau d'électricité. Soit 450.000 producteurs d'électricité en tout, pour une capacité de 26 gigawatts raccordés en dix ans.  Enedis prévoit d'investir 69 milliards entre 2019 et 2035. » De son côté, le président du Réseau de transport d'électricité (RTE) a annoncé un plan d'investissement de 33 milliards d'euros en quinze ans, soit un bond de 50 % en moyenne annuelle jusque 2035 par rapport à son rythme actuel. 

Au total le surcoût d’investissement de RTE et Enedis dû aux nouvelles énergies renouvelables est de 5 milliards par an qui se répercutent sur le coût de la composante « acheminement » du tarif au consommateur final.  

Sources : 

https://www.enedis.fr/sites/default/files/documents/pdf/enedis-dossier-p...

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/electri...

Après le coût des nouveaux renouvelables et celui de la restructuration des réseaux, la troisième cause d’augmentation des tarifs appliqués aux consommateurs est celle des taxes. La CSPE qui reflète une partie de l’impact des nouvelles énergies renouvelables est passée de 4,5 €/MWh en 2004 à 22,3 €/MWh en 2021. Cette taxe d’abord marginale en 2004 pèse maintenant plus de la moitié du coût moyen de production des MWh, de 35 à 45 €/MWh. Déjà multipliée par 5, elle connaîtra une forte augmentation au cours des 5 prochaines années avec la mise en route des centaines de mega-éoliennes marines aux productions massives et aux coûts de 140 à 150 euros/MWh.

Historique des tarifs de la CSPE (€/MWh)

Source CRE : tous les chiffres de 2003 à 2022 https://www.cre.fr/Documents/Deliberations/Decision/evaluation-cspe-2022

Conclusion : le prix des tarifs régulés de l’énergie augmente non pas à cause de Bruxelles ou du gaz utilisé en production de l’électricité mais à cause du déploiement rapide de centrales éoliennes, solaires et de biomasse qui ne sont pas compétitives et exigent une restructuration des réseaux électriques pour l’acheminement.

Les tarifs libres

Les tarifs libres proposés aux particuliers par de nombreux fournisseurs (y compris EDF) sont souvent garantis pour 2 ou 3 ans, isolant provisoirement les clients des augmentations comme des baisses de prix sur le marché de l’électricité. Ils ont à tout moment la possibilité de revenir au tarif régulé pour la grande majorité des contrats (puissance de moins de 36kVA).  

Structure des tarifs libres

Les tarifs libres supportent les mêmes coûts de transport/distribution et les mêmes taxes que les tarifs régulés, et dépendent du coût d’achat ou de production des MWh, et marginalement des frais de gestion. Les fournisseurs d’électricité qui alimentent les consommateurs s’approvisionnent en électricité auprès d’EDF via le dispositif de l’ARENH (Accès Régulé à l'Electricité Nucléaire Historique) et via les bourses européennes qui les mettent en relation avec les producteurs d’électricité. Le dispositif de l’ARENH permet à des fournisseurs d’acheter en gros jusqu’à 100 TWh d’électricité nucléaire à EDF vendue à un prix administré de 42 €/MWh. Certains fournisseurs sont aussi producteurs (avec centrales à gaz, centrales hydrauliques ou autres renouvelables, plus rarement centrales nucléaires) et vendent aux consommateurs cette production.

Sur les bourses européennes (EPEX SPOT, Nordpool, etc…), les fournisseurs négocient des quantités à terme principalement pour se protéger, les contrats à long terme étant généralement à prix maîtrisés, mais aussi des quantités spot. L’électricité spot provient de productions renouvelables intermittentes et de production par centrales à gaz. Une pratique qui a été très rentable ces dernières années, les prix y étant très bas, au point que des fournisseurs n’utilisaient pas leur quota de MWh « nucléaires » à 42€. Mais l’augmentation des prix sur les bourses dues depuis deux ans à l’augmentation du prix du gaz et à la fermeture de nombreuses centrales fossiles et nucléaires a changé la donne, notamment en 2021 comme on le voit entre les lundi 23 septembre 2019 et 20 septembre 2021.

Evolution des tarifs libres

Les fournisseurs appliquent aux consommateurs finaux des tarifs libres qui dépendent d’une part de leur approvisionnement comme expliqué ci-dessus et d’autre part d’une marge qu’ils fixent librement. Les évolutions de ces tarifs sont tributaires de celles des prix de gros sur les bourses, lesquels dépendent largement des prix du gaz.

Comme le montre le diagramme ci-dessous, le prix du gaz est actuellement très élevé à 5 $/MMbtu, contre une moyenne de 3,5 $/MMbtu sur les dix dernières années, avant la crise du COVID, et de 1,5 $/MMbtu  au pire de la crise.

Cours du gaz sur 10 ans – (MMbtu Million british thermal unit)

Source : Trading economics  - https://tradingeconomics.com/commodity/natural-gas

Prix du MWh en Europe, les lundi 23 septembre 2019 et 21 septembre 2021

Source : https://www.rte-france.com/eco2mix/la-consommation-delectricite-en-france

Le 21 septembre 2021, les producteurs qui exportent à ce moment le font à des prix de marché très rentables : 184 €/MWh contre 50 €/MWh en 2019 un lundi comparable. En ce sens, le ministre de l’économie a raison, quand les prix montent, les producteurs qui produisent à bas coût, n’ont pas signé que de contrats à long terme et ont des capacités disponibles, peuvent être très gagnants. C’est le cas d’EDF.

A noter que sur les bourses de l’électricité, s’il y a plus d’électricité renouvelable intermittente, il y a de facto besoin de plus d’électricité produite à partir de centrales pilotables à gaz pour faire l’équilibre offre-demande, ce qui explique l’exposition du cours de ces bourses aux prix du gaz.

Les règles du marché

Parce que l’électricité se transporte assez facilement avec peu de pertes, le marché européen de l’électricité est très ouvert mais aussi très organisé. Les producteurs et les acheteurs en gros peuvent se mettre d’accord, soit directement, soit à travers des courtiers, soit à travers des bourses, sur des contrats de long, moyen, court terme (la veille 13 heures), soit très court terme, une heure avant la livraison des Mwh. D’autres intervenants proposent des capacités payantes de délestage en cas de pointes de consommation, et des producteurs sont financés pour maintenir en stand-by des capacités de production rarement utilisées sauf en période de pointes de consommation.   

Ce système est complexe mais optimise la production et la consommation de l’électricité en Europe. Il lisse aussi considérablement les effets de variations de coûts, la très grande majorité des échanges se faisant à moyen/long terme. Vouloir s’en désolidariser quand ses règles vous sont défavorables, et en profiter quand elles sont favorables comme depuis plusieurs années pour la France, ne correspond pas aux règles de l’Union européenne.

Accroître les capacités de stockage de gaz, en diversifier les approvisionnements, regrouper les commandes des pays de l’UE, augmenter les interconnexions électriques entre pays, semble par contre tout à fait correspondre à de bonnes règles de gestion, déjà largement appliquées.

Conclusion

Les coûts actuels de production et de connexion de toutes les nouvelles énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, petit hydraulique) étant supérieurs, voire très supérieurs aux coûts de production classique (nucléaire), leur déploiement massif conduit à une augmentation inévitable des tarifs régulés. C’est de la responsabilité des experts et des politiques d’en informer les Français, sans se défausser sur le prix du gaz ou sur Bruxelles, ni affirmer que « les énergies renouvelables sont moins chères ».

En revanche, l’évolution à la hausse des tarifs libres est bien le résultat du fonctionnement concurrentiel européen du marché de l’électricité comme l'a dit le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. En cela, Bruxelles est impliqué mais l'est aussi dans la plus forte dépendance au marché du gaz du fait de sa politique de développement des énergies renouvelables intermittentes. Et si la diversité des politiques énergétiques menées par les différents pays de I’Union européenne présente l’avantage de répartir les risques, les choix des uns (ex. arrêt rapide du nucléaire en Allemagne) peut avoir des conséquences négatives sur ses partenaires. Réunis à Bruxelles, les ministres ont prôné le développement du stockage du gaz, la diversification des approvisionnements, et la signature de contrat de moyen long terme, toutes mesures très classiques qui n’éviteront pas les évolutions rapides des prix du gaz, et donc de l’électricité, avec la reprise post-covid.

Les tarifs régulés (TRVE, Tarif régulé de vente de l’électricité) sont une spécificité française, censée se terminer dans les années 2020. Les brutales évolutions des tarifs libres sont donc un sujet sensible y compris à terme pour les consommateurs particuliers et c’est aussi aux responsables d’avertir les consommateurs du risque qu’ils encourent sur ce marché comme sur d'autres auxquels ils sont habitués (ex. essence).

Avec la fermeture de nombreuses centrales électriques (charbon, nucléaire, gaz) en Europe, et les interdictions morales de financer de nouveaux gisements d’énergies fossiles, des augmentations de prix brutales sont inévitables, même si une meilleure coopération européenne est enclenchée. Les surcoûts liés à la transition énergétique ne peuvent pas être dissimulés aux consommateurs, mais le « signal prix » doit être transmis de façon progressive et modulée. 

Commentaires

  • Par Riridav • Posté le 18/10/2021 à 16:10 Certes, je trouve votre constat « techniquement » vrai. Mais le titre est trompeur car finalement en ne parlant que de l'actualité pure et dure il laisse sous-entendre que si les Français passent (et vont toujours plus passer) à la caisse, c'est uniquement du fait des renouvelables... Quid du cas du nucléaire ? Vous savez bien sûr qu'il est loin d'être aussi avantageux que les différents gouvernements ont bien voulu nous le dire, tout simplement parce que le coût du démantèlement est pharaonique, ce que vous n'évoquez pas. Sans parler de la « petite » problématique des déchets, qui certes ne relève pas de votre sujet à « proprement » parler si je puis dire, mais est directement liée comme celui du risque, pour faire des choix éclairés en matière d'orientation énergétique. En cela, dire que fermer Fessenheim a été une erreur me surprend également : mangez-vous souvent des aliments périmés ? Les centrales nucléaires sont au bout de leur durée de vie garantie et réinvestir dedans a un coût démentiel, sans parler de celui des EPR et des dizaines de milliards de gabegie balancés sans sourciller (ni débat), ce qui là aussi est problématique quand on serre la vis ailleurs. Les commentaires lus sont intéressants à ce titre et je me sens nettement plus solidaire d'un jeune de 24 ans qui a des raisons d'angoisser pour son avenir, que d'autres sans nul doute plus âgés (qui semblent ici majoritaires), dont certains au passage osent encore affirmer que les émissions de CO2 anthropiques n'ont pas de corrélation avec le réchauffement planétaire... Je suppose que bien sûr, ces gens-là ont des enfants, mais que visiblement leur sort ne les émeut guère. Enfin, une phrase de vous n'est pas anecdotique : « protéger le mode de vie des Français ». Elle résonne étrangement avec celle de Bush père qui affirmait que l'American way of life n'était pas négociable... Pourtant si, car il n'y a pas le choix. On ne peut plus continuer à être toujours plus dépendants de l'électricité, chose que vous n'évoquez pas non plus : aujourd'hui tout est connecté, et bien sûr vous auriez pu parler du modeste sujet des voitures électriques, n'est-ce pas, pour une analyse non tronquée de la situation. Bref, qu'on le veuille ou non, la sobriété énergétique et donc les économies d'énergie ne sont pas une option. On ne peut pas cloisonner un sujet aussi important à de simples chiffres d'actualité, au risque de ne pas faire comprendre la thématique sur un plan global et ainsi mal orienter ses lecteurs. Et pour être amené à participer à des études d'impacts sur les renouvelables (éolien, photovoltaïque), je précise que je ne les idolâtre en rien, surtout dans leur actuelle orientation industrielle.
    • Par p.francois • Posté le 18/10/2021 à 16:48 Nous avons régulièrement dénoncé la gabegie politique et de l'entreprise qui a conduit au coût de l'EPR de Flamanville et à celui en Finlande. Mais remettre à jour Fessenheim ne posait aucun problème. Ces réacteurs sont construits d'après les plans des réacteurs américains qui sont eux prolongés à 60 voire 80 ans. En ce qui concerne le démontage des centrales nucléaires ou l'enfouissement des déchets, EDF a déjà provisionné des montants considérables. Les connaissez-vous ? Ils sont sans doute insuffisants mais EDF ne part pas de rien. Enfin, notre position est que les Français ne supporteront pas une baisse de 15 à 20% de leur niveau de vie pour sauver le climat, d'autant plus que cela ne servirait à rien tant que les pays en développement augmentent leurs émissions de CO2. Conclusion : au lieu d'investir dans des modes de production d'électricité inefficaces, il faut investir dans la recherche de moyens de production efficaces, d'absorption du CO2 et des moyens de se protéger contre le changement climatique qui semble inévitable quand on regarde les données mondiales.
  • Par Michel Kubiack • Posté le 13/10/2021 à 19:37 En bref -Pourquoi ne jamais parler explicitement de la taxe payée par l'abonné pour financer une partie des retraites du personnel soit la CTA (Contribution tarifaire D,acheminement ) qui finance les droits acquis à la retraite du régime spécial des industries Électriques et Gazières (EDF/GDF) Elle a été instituée (en 2005) pour compenser les cotisations sociales et patronales suite à l'adossement en 2005 de leur régime spécial au régime général à noter que cette taxe est aussi soumise à la TVA - Ainsi que la subvention versée par l'entreprise au CCE (Comité Central d'Entreprise) calculée sur le chiffre d'affaire en place de la masse salarial (5% rien que cela) ce qui revient à dire que plus l’Électricité augmente,plus le CCe enrichi
    • Par p.francois • Posté le 14/10/2021 à 07:47 Au moment de la réforme, l'iFRAP a publié de nombreuses notes sur ce sujet. Et cette semaine, une toute nouvelle que nous avons préféré publier à part de celle-ci pour des questions de clarté : https://www.ifrap.org/budget-et-fiscalite/facture-delectricite-le-tabou-de-la-cta
  • Par Studer • Posté le 13/10/2021 à 11:06 Contrairement à ce que prétendent les "écolos" et Bruxelles où ils sont très concentrés, c'est bien le développement massif des énergies dites renouvelables qui est la cause de la flambée des prix du kWh, le pire étant qu'elle sera durable. Alors que le discours de ces écolos, politiques ou non, est de parler d'énergies gratuites ou très bon marché ! On nous trompe donc, d'autant que les producteurs de ces énergies continuent à toucher des subventions de plus en plus importantes : par ex. les parcs éoliens offshore sont exemptés du coût de raccordement (sous marin) au réseau national, ce qui équivaut à un "cadeau" de 20 €/MWh produit, payé par le TURPE donc l'argent public. En Allemagne, où le développement de l'éolien est "en avance" sur nous, le kWh coûte deux fois plus cher qu'en France, ce qui illustre les propos de l'iFRAP. La conclusion logique est qu'il faut arrêter d'urgence le développement du solaire et de l'éolien ; et comme on ne veut pas, comme en Allemagne ou en Belgique, construire des centrales au gaz, et comme l'hydraulique est saturé (plus de sites disponibles), il ne reste qu'une solution : LE NUCLEAIRE. Si Macron ne décide pas rapidement de lancer la construction de nouveaux EPR, nous allons payer de plus en plus cher l'électricité, jusqu'à une nouvelle crise des GJ.
  • Par Duvaux Martin • Posté le 12/10/2021 à 16:29 Encore un article révélateur de la position de l'IFRAP sur les sujets relatifs à l'écologie. On élude le sujet central, le réchauffement climatique, pour se concentrer sur des questions secondaires, comme le prix de l'électricité. Contrairement à ce que certains XXXXXXXX prétendent en commentaire, la quasi totalité de la communauté scientifique est convaincue du lien de causalité entre réchauffement climatique et activité humaine. La diminution des émissions doit être la priorité des gouvernements européens. L'IFRAP confond la défense du libéralisme, louable, avec celle de lobbys industriels et énergétiques. J'entends bien qu'on puisse préférer le nucléaire aux renouvelables pour diminuer les émissions. Mais j'en ai marre des articles qui critiquent le coût de la transition écologique et énergétique. Evidemment que diminuer l'empreinte carbone d'une économie a un coût et se répercute sur les bénéfices des entreprises et le pouvoir d'achat des ménages. Mais refuser de le faire, c'est commettre un crime à l'égard de nos enfants et de nos petits enfants (et des jeunes, dont à 24 ans je fais encore partie). Le libéralisme ne consiste pas à défendre par dessus tout la diminution des dépenses publiques et les intérêts des entreprises privées. Le libéralisme admet la régulation étatique quand le marché ne parvient pas à l'optimum économique, ce qui est le cas en matière d'environnement. Je trouve que vous ne mettez pas dans ce type d'article la question environnementale au centre.
    • Par p.francois • Posté le 12/10/2021 à 17:49 Bonjour, je suis surpris par votre commentaire, notre note ne traitant pas de savoir s'il faut ou non lutter contre le changement climatique mais sur la façon de le faire. C'est toujours la position de l'iFRAP, nous prenons acte des conclusions du GIEC et de la décision des gouvernements français de lutter contre les GES. Mais notre démarche est de le faire intelligemment. C'est à dire par des moyens provoquant le moindre de dégâts pour les Français et dans une mesure raisonnable compatible avec les capacités de la France. Fermer Fessenheim n'était visiblement pas une décision rationnelle. Déployer massivement du photovoltaïque chinois à 450 €/MWh non plus. Et nous ruiner alors que de très nombreux pays ne seront pas en position de réduire leurs émissions de CO2 non plus. La relance actuelle du charbon dans les pays en développement nous donne tout à fait raison. Mieux vaut consacrer une partie de ces ressources à nous protéger contre les changements climatiques à venir. Enfin, c'est le niveau de vie des Français que nous défendons pas spécialement celui des entreprises privées.
  • Par Jean-Pierre Bardinet • Posté le 12/10/2021 à 11:05 Les politiques climat-énergie de notre pays (et de la plupart de pays de l’UE) sont basées sur l’hypothèse non prouvée que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale (TMAG) et sur le climat de notre planète. Il s’ensuit que les politiques énergétiques privilégient en principe les émissions à bas carbone et elles sont censées, en outre, de fournir des moyens de production conformes aux standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, à savoir : 1. Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC). 2. Elle doit être indépendante des caprices d’Eole et des cycles de Phébus. 3. Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité 4. Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires 5. Le prix du kWh doit être compétitif 6. La sécurité d’approvisionnement doit être garantie 7. Elle doit avoir un bilan carbone vertueux Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, selon une étude de l’Ademe, le bilan carbone des éoliennes intermittentes sur leur cycle de vie est mauvais : 15 gCO2/kWh (contre seulement 6 gCO2/kWh pour le nucléaire) et, en sus, il faudrait rajouter les émissions de CO2 par les centrales thermiques qui gèrent l’intermittence, et ce n’est pas rien car le facteur de charge de l’éolien est faible : 20-25%, ce qui dégage encore plus de CO2. Et c’est pire pour le solaire : 55 gCO2/kWh et facteur de charge de 14%. Donc, pour sauver la planète d’un problème vraisemblablement imaginaire, on met en place des filières qui vont à l’encontre de ce qui est souhaité. Comprenne qui pourra ! Quant au respect des 7 critères ci-dessus, il est facile de voir qu’ils ne sont respectés ni par l’éolien, ni par le solaire.
  • Par lucide • Posté le 10/10/2021 à 17:07 Bravo pour cet excellent article très précis et qui remet la mosquée au milieu de la banlieue (dire l'église au milieu du village devenant très risqué par les temps qui courent..) et au complément de G Studer à propos de l'indexation sur le prix européen plus élevé et non sur notre coût de production (l'effet Ségolène) car j'avais entendu cette explication récemment sur une radio mais ça me semblait invraisemblable, du délire.. Eh bien non, avec nos politiques tout est possible...Deux suggestions sur la production : relancer l'hydraulique parce que même si on n'arrivera pas à une production qui rivalise le nucléaire, c'est une production propre et avec l'avantage de retenue d'eau utile avec les sècheresses à venir (à condition de contrer les écolos qui font ouvrir et supprimer des étangs privés dans le sud ouest avec des motifs farfelus, le pire est que la justice et/ou les élus suivent leurs désidératas, pourquoi pas supprimer l'agriculture en période de famine.?.), - relancer la recherche sur le nucléaire parce qu'en cherchant on finira par trouver un système qui produit beaucoup moins de déchets et sera encore plus sûr. Et c'est un moyen de renforcer l'autonomie énergétique, de développer l'emploi et notre filière. Trés bien aussi de refaire le circuit financier par la rédaction pour démontrer (s'il en était besoin !!) que c'est toujours le contribuable qui paye in fine. Marre de la désinformation des nuls en économie ou des camelots de la foire politicienne qui veulent nous faire avaler des couleuvres pour valider des choix idéologiques. On n'avancera qu'avec la vérité du diagnostic et pour mettre en face les mesures structurantes chiffrées, quitte à expliquer qu'il faut payer un peu plus aujourd'hui si on démontre que c'est moins cher ou mieux demain, mais on le démontre et non avancer des slogans gratuits que l'écologie va produire un million d'emploie.(zéro dossier) et si c'est pour en détruire 2 millions à cause des impôts pour financer, donc augmentation de notre record du monde d'impôts et charges et chômage induit par l'asphyxie des ménages et entreprises : c'est du vent, comme les éoliennes..Merci encore à l'IFRAP d'apporter la lumière dans cette obscurité politicienne.
  • Par georges studer • Posté le 08/10/2021 à 15:55 Si les conclusions sont justes, à savoir que les énergies solaire et éoliennes (EnR) sont la principale cause de l'augmentation historique du tarif régulé de l'électricité (TRV), et que conjoncturellement c'est l'envolée du prix du gaz qui tire encore davantage ce TRV vers le haut, à cause des dispositions malencontreuses de Ségolène Royal en 2015 (cf. mon post précédent), il faudrait corriger un peu ce texte. En effet, si historiquement le financement des EnR s'est fait avec la taxe CSPE qui plombe de 20 % nos factures EDF, ce n'est plus le cas depuis 2017. Cette taxe, qui a engendré 120 Milliards d'€ de dépenses inutiles (car le nucléaire et l'hydraulique d'EDF n'émettent pas de CO2 ni de taxes !), risquait comme en Allemagne de rendre le kWh TTC hors de prix (chez nos voisins il est deux fois plus cher qu'en France). Le gouvernement, sans renoncer à l'absurdité de développement à marche forcée des EnR, le fait depuis 2017 financer par le "budget de l'Etat" c'est à dire.. par le contribuable. La CSPE n'a pourtant pas été supprimée, mais plafonnée à sa valeur de 2017 (soit 22 €/MWh). En revanche, le TURPE, autre taxe qui pèse sur nos factures EDF et qui finance le développement des réseaux de transport et de distribution de l'électricité, s'est mis à croître exponentiellement, toujours à cause des EnR qui ont l'inconvénient de nécessiter une refonte totale de ces réseaux. En guise de référence : le raccordement sous-marin des éoliennes en mer, actuellement en cours de réalisation, renchérira le coût du MWh (1 MWh = 1000 kWh) de 20 € environ, sachant que le prix de marché du MWh varie entre 50 € et 100 €. Tout ce qui précède est parfaitement vérifiable et prouve de manière irréfutable que les EnR (solaire et éolien) sont la cause principale (avec la formule "Ségolène Royal") de l'envolée du TRV de l'électricité. Moralité : l'utopie "Verte" qui veut remplacer une énergie décarbonée (nucléaire et hydraulique) par une énergie un peu moins décarbonée (solaire et éolien) est en train d'appauvrir les consommateurs et contribuables français, sans aucun gain. Au contraire !!! Mais la démagogie (Ségolène) et les calculs électoraux (PS et EELV veulent remplacer le nucléaire par des EnR) sont en train de diminuer fortement notre pouvoir d'achat, pour aucun bénéfice à la clef.
    • Par p.francois • Posté le 08/10/2021 à 16:03 Merci pour ces précisions-corrections qui me semblent tout à fait exactes.
  • Par georges studer • Posté le 08/10/2021 à 15:39 Avant 2015, les tarifs régulés de vente de l'électricité (TRV) dépendaient uniquement du prix de revient de production du kWh par EDF, qui ne devait faire ni bénéfice ni perte, dans une logique de service public. Or en 2015 deux phénomènes se sont produits : - les centrales nucléaires, principales productrices de ce kWh, ont eu des frais de maintenance un peu au dessus de la moyenne, et de ce fait le kWh aurait dû augmenter de quelques % (rien à voir avec la crise actuelle) - le gaz a fortement baissé en raison de l'exploitation des gaz de schiste aux USA La ministre de l'Ecologie du moment, Ségolène Royal, soucieuse de ses électeurs, a eu l'idée de faire modifier le décret qui portait la formule de calcul du TRV : celui-ci n'a plus dépendu des coûts de production du nucléaire d'EDF, mais d'une valeur fixe (l'ARENH) et surtout d'un complément, le prix du marché de gros européen de l'électricité. Comme l'électricité est en Europe largement fabriquée dans des centrales à combustible fossile (gaz et charbon), le TRV s'est mis à suivre le cours très fluctuant du gaz, et non plus celui, très stable, du nucléaire. Pas de chance, en ce moment le prix du gaz explose : mais - dura lex sed lex - la formule impose que le kWh (nucléaire) d'EDF dans le TRV augmente aussi ! Moralités : - on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre - on a les ministres que l'on mérite - la démagogie ne paye pas sur le long terme ; cf. les déboires actuels de la ministre Royal précitée.
  • Par Viacolvento • Posté le 08/10/2021 à 12:32 Je plains les "petites gens" qui vont avoir encore plus de mal à se chauffer. Comme disent les britanniques : "Heat or eat" ! Merci les Verts !!!
  • Par replay0001 • Posté le 08/10/2021 à 09:07 La TCCFE facultative devient obligatoire et va encore augmenter le prix de l'électricité ! La taxe communale sur la consommation finale d'électricité facultative depuis 2011, devient obligatoire ce mois pour les communes et communautés de communes non concernées jusqu'à présent, il est prévu qu'elle doublerait en 2023 (de coefficient 4 à 8,5). Le bouclier de monsieur CASTEX n'est qu'une passoire.
  • Par Rectification • Posté le 07/10/2021 à 15:31 Et quel énergie serait plus compétitive que les ENR à 60 €/MWh ? le gaz à 200 €/MWh (en ce moment), de nouvelles centrales nucléaires (Hinckley Point à 110 €/MWh) ? L'Europe est en déficit de production d'énergie, il n'existe aucune situation où l'énergie produite par les éoliennes ou les PV ne soit "inutile" : elle vient réduire notre production thermique. Pour ce qui est des surcouts liés aux compléments de rémunération pour les ENR permettant de revendre à un prix cible à 70 €/MWh, sachez que depuis 6 mois, les producteurs ENR verse le surplus entre le prix marché M0 (au delà de 70 €/MWh en ce moment) et ce prix cible : les ENR verse cet différence à l'état (EDF) et donc au contribuable, et cela risque de durer... Qui en parle ?
  • Par Rectification • Posté le 07/10/2021 à 11:40 Deux erreurs majeures sur cet article : 1/ la transition (bien réelle) des réseaux nécessaires pour accueillir les ENR est pris en charge quasi-totalement par les S3RENR et financés... par les ENR eux-mêmes via une quote-part et donc inclus dans leur tarif de revente d'électricité (env. 60 €/MWh dans les derniers AO). Ce tarif de revente est l'un des plus bas du marché (à part peut-être les vieilles centrales nucléaires qui revendent à l'ARENH) et contribue à baisser le cout moyen de l'électricité (aujourd'hui entre 100 et 200 €/MWh) sans peser sur le TURPE et donc sans rien couter au contribuable. 2/ la CSPE ne finance plus les ENR depuis 2016, c'est désormais la TICPE (donc les produits pétroliers). Encore un article écrit trop rapidement dans le but de nuire aux ENR et propager des fausses idées.
    • Par p.francois • Posté le 07/10/2021 à 13:53 La Fondation iFRAP ne s’est jamais prononcée contre les nouvelles énergies renouvelables, mais contre leurs surcoûts. Notre position est qu’une fois ces énergies compétitives, il sera temps de se demander si leur déploiement pose des problèmes de paysage, d’occupation des terrains ou autres. Nous souhaitons qu’elles deviennent compétitives. Le fait que pour les éoliennes en mer et le photovoltaïque les gouvernements aient dû revenir en arrière sur ses engagements de prix très excessifs montre que nous avions raison de nous inquiéter. Enfin, des prix comme celui de 60€/MWh pour les nouvelles éoliennes terrestres doit être corrigé par un facteur d’inutilité : un MWh aléatoire est beaucoup moins utile qu’un MWh pilotable. Son prix doit donc être multiplié par un coefficient tenant compte des MWh produits quand il n’y a pas de demande. Comme nous l’avons indiqué, notre note porte sur la situation actuelle et pas sur les appels d’offres en cours ou à venir. Le fait que des surcoûts des ENR soient financés par une taxe sur les énergies fossiles ne change rien : ce sont les consommateurs qui paient. Enfin les ENR financent bien une partie de leurs connections au réseau (et encore ce n’est pas 100% vrai pour les éoliennes marines) mais pas la restructuration des réseaux décrite par ENDIS et RTE.
  • Par tintin02 • Posté le 07/10/2021 à 09:21 On va bientôt adopter le système en vigueur au Danemark : une tarification journalière. A l'avenir la solution sera de s'éclairer à la bougie et de se chauffer au bois
  • Par bébert • Posté le 07/10/2021 à 07:17 reprendre le développement de la filiére nucléaire
  • Par Michel • Posté le 06/10/2021 à 20:27 Un simple commentaire : bravo pour cet excellent article qui remet l'église au milieu du village. Votre analyse rejoint exactement celle de PNC-France, et je vous ferais volontiers passer l'analyse de nos experts (J.Percebois et JP Pervès) si vous me communiquez une adresse mail. A votre disposition Michel Simon Secrétaire général de PNC-France (https://pnc-france.org/)
  • Par replay0001 • Posté le 06/10/2021 à 19:56 Mon contrat de fourniture d'électricité avec deux ans de blocage des prix se termine le 30 octobre 2021. Mon fournisseur m'a proposé : + 25,49 % pour l'abonnement ; + 60% pour les heures pleines et +72,5% pour les heures creuses ! Il y a un trou dans le bouclier de Monsieur CASTEX.
  • Par VIGNELLO • Posté le 06/10/2021 à 19:41 A quoi servent ces comités Théodule ou autorité dont la commission de régulation de l'énergie qui déshabille le citoyen consommateur au profit de bandit tel que SNCF, Gaz de France EDF et j'en passe et des pires

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