Agriculture et énergie

Nucléaire : retour en grâce

21 avril 2021 • Philippe François

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Les déclarations positives d’Emmanuel Macron, président de la République, sur l’avenir du nucléaire, puis celles du ministre de l’Économie et du Haut-Commissaire au Plan, marquent un tournant majeur dans ce dossier.  Des positions qui font suite à celle de Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l’énergie (AIE) : « Sans l'énergie nucléaire, la transition énergétique mondiale sera beaucoup plus difficile et beaucoup plus coûteuse ». De quoi contrebalancer les rapports de l’ADEME et de RTE/AIE affirmant la faisabilité d’un système électrique français entièrement basé sur les renouvelables... mais sans se prononcer sur son acceptabilité sociale ni non bilan économique. 

Emmanuel Macron, président de la République, 8 décembre 2020

« Notre avenir énergétique et écologique passe par le nucléaire. »

Bruno Lemaire, ministre de l’économie et de l’industrie, 15 avril 2021

« Le nucléaire est pour la France un atout considérable de compétitivité économique ».

François Bayrou, Haut-commissaire au plan, avril 2021

« L’énergie nucléaire pour éviter une crise du système électrique ».

Agence internationale de l’énergie, mars 2021

« L’énergie nucléaire est nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques ».

Il est difficile de connaître les raisons du changement d’attitude de nos responsables politiques. Il a été sans doute rendu plus facile par la fermeture effective de Fessenheim promise en gage aux antinucléaires pour l’élection présidentielle de 2017. La poursuite du désastre industriel de l’EPR de Flamanville n’a pas dû les aider, mais cinq événements récents ont pu être décisifs :

Nucléaire : vert ?

Autre terrain de bataille : à Bruxelles, le plan de relance européen de 1.800 milliards d'euros est l’occasion de décider si le nucléaire aura accès aux financements préférentiels fléchés sur les investissements verts. Des pays ayant choisi de renoncer au nucléaire sont contre. Sept pays mettent en avant le fait que le nucléaire n’émet pas de CO2 pour demander qu’il puisse bénéficier de ces crédits. A côté de nombre d’« investissements » du plan de relance qui sont en réalité de simples dépenses de consommation et de fonctionnement de court terme (ex. « relamping » i.e. changer les ampoules des écoles ou des commissariats), l’amélioration du nucléaire correspond à de véritables investissements conditionant l’avenir. La Commisssion européenne a pourtant décidé de refuser le label vert au nucléaire "pour le moment". Déjà en 2005, sur le sujet du taux de conversion entre énergie primaire et énergie finale pour l'électricité et pour le gaz, elle avait refusé de prendre en compte le cas de la France et de son électricité décarbonée. Une mesure qui avait condamné le chauffage électrique et contraint les nouvelles constructions à utiliser massivement le gaz pour le chauffage et l’eau chaude, avant que la nouvelle règle de 2021 interdise au contraire le gaz. 

Cette fois-ci, le ministre de l'Economie et de l'insdutrie, Bruno Le Maire, a pris conscience de l'importance du sujet en déclarant : "La France se battra pour que le nucléaire soit considéré comme une énergie décarbonée indispensable au succès de la lutte contre le changement climatique. Le nucléaire doit trouver sa place avant le 31 décembre 2021."

Modèle : Allemagne ou Royaume-Uni ?

Les conditions énergétiques de départ des trois plus importants pays européens étaient très différentes. Et les directions prises pour l’avenir aussi. Mais ni l’Allemagne ni le Royaume-Uni n’ont pu échapper à la question : comment garantir une puissante production d’électricité à la demande (ni intermittente ni aléatoire) à un coût minimum ? Ces deux cas résument bien le choix que doit faire la France : électricité de base d’origine nucléaire ou d'origine gaz ? 

Production électrique de base au Royaume-Uni : charbon/pétrole/gaz puis nucléaire

Les réserves de charbon, gaz et de pétrole commençant à baisser, le Royaume-Uni a fortement développé sa production éolienne terrestre et marine, avec 11.000 éoliennes, et une puissance installée de 14 gigawatts à terre et 14 en mer. Son objectif est d’accélérer le déploiement de ses centrales éoliennes d’ici 2030.

Mais en parallèle, le Royaume-Uni, bien que ne possédant pas de fournisseur de réacteurs clefs en mains, s’est aussi engagé à faire construire par EDF deux réacteurs nucléaires EPR, et envisage d’en commander deux autres, pour fournir une base de production à la demande.  

 

Production électrique de base en Allemagne : charbon puis gaz

L’Allemagne a décidé d’abandonner toutes ses centrales nucléaires, et a développé massivement la production d’électricité par des centrales éoliennes terrestres et marines, et même photovoltaïques.  Une démarche qui semblait destinée à réaliser de l’autre côté du Rhin, le projet de 100% d’énergie renouvelable en 2050 prôné en France par l’ADEME et par le gestionnaire du réseau de transport de l‘électricité (RTE).

Toile des réseaux de transport du gaz russe 

Mais pour assurer une production allemande d’électricité à la demande, l’Allemagne est contrainte de défendre avec acharnement la construction du gazoduc géant Nordstream destiné à doubler pendant des décennies les importations allemandes du gaz russe nécessaire. Un projet qui implique des émissions de CO2, renforce le régime russe, perturbe l’Ukraine, affaiblit le lien entre l’Europe et les Etats-Unis et met l’Europe en situation de dépendance sur la Russie.

Note : RTE a un intérêt direct à un scénario 100% renouvelable qui lui garantirait des milliards de crédits nécessaires pour mettre en place un réseau intelligent, passionnant, mais complexe. 

Conclusion

L’EPR finlandais semble pouvoir être mis en production en 2022, et le premier des quatre réacteurs nucléaires (coréens) ont été mis en production aux Emirats arabes unis en 2020. L’urgence en France est de s’assurer qu’EDF est redevenue une entreprise performante et le restera, et de lancer dès juillet 2022 la construction des nouveaux EPR+ indispensables pour notre marché intérieur et pour aider les pays étrangers à respecter leurs engagements de la COP21.      

Commentaires

  • Par cyrille Michel • Posté le 30/04/2021 à 07:54 Que l'ADEME et RTE puissent faire un rapport sur la faisabilité d'un réseau majoritairement basé sur les renouvelables est une honte et une escroquerie intellectuelle. Ces agences ont depuis longtemps démontré leu incompétence, leur servilité, et leur inutilité et devraient être dissoutes.
    • Par p.francois • Posté le 30/04/2021 à 09:07 Pour RTE, il faudrait seulement qu'il se concentre sur son métier de transport des électrons que les fournisseurs et consommateurs lui demandent de transporter (et équilibrer), et arrête de prétendre décider de la politique énergétique de la France.
  • Par Deres • Posté le 28/04/2021 à 11:56 Le nucléaire est particulièrement intéressant en France car il est déjà là. Investir dans les centrales existantes pour en prolonger la durée vie quand c'est possible est très rentable. Le nucléaire pourrait également être optimisé en France en commençant à faire de la co-génération au moins pour le chauffage urbain des grandes villes. Il serait également possible de les optimiser encore plus en leur ajoutant des stockages thermiques en surface pour les variations quotidiennes/hebdomadaires et souterrain profond pour les variations annuelles. Encore mieux, ces technologies en ajoutant des puits de chaleur donc de refroidissement aux centrales augmenterait nettement leur sécurité.
  • Par Gilou • Posté le 27/04/2021 à 22:25 Bonsoir, comment pouvez-vous parler de production à 130euros alors que les appels d'offre se font à 63euros???cela m’intéresse de voir votre démonstration. https://fee.asso.fr/actu/3eme-appel-doffre-eolien-terrestre-lequivalent-de-268-000-foyers-francais-seront-alimentes-par-lenergie-eolienne/ JE précise mon propos le fait que 75% de la production électrique en France soit assurée par des centrales nucléaires est une profonde anomalie ÉCONOMIQUE qui n'est d'ailleurs reproduite dans aucun pays au monde. En effet la production électrique d'un pays est toujours répartie en production de BASE , SEMI BASE et POINTE. Donc des moyens de production nucléaires répondent bien au volant de production nécessaire en BASE mais certainement pas au volume nécessaire en semi base et pointe ces besoins devant être couvert par des centrales beaucoup moins couteuses éconimiquement ( et au combien mois dangereuses) : turbines à gaz , centrales au charbon et hydroélectrique ET à cet égard , la loi réduisant le nucléaire à 50% est une BONNE LOI sur le plan économique avec la fermeture de Fessenheim la plus vieille des centrales et de plus indéfendable au plan diplomatique. Mais le réchauffement étant là exit donc les centrales charbon et les turbines gaz ne peuvent encore être envisagées que de façon temporaire Dans ce contexte , il faut donc passer à un nouveau modèle pour couvrir les 50% restant : et nous avons les centrales solaires et éoliennes donc les améliorations de rendement sont spectaculaires avec des progrès permanents, et dont les défauts inhérents seront demain gommés par le développement de l’éolien maritime avec des vents bien plus réguliers et par ailleurs avec des solutions de stockage sur lesquelles travaillent de nombreux labos et start -up . L'agence internationale de l’énergie prévoit que 60%des investissement dans le secteur seront consacrés aux renouvelables dans la prochaine décennie. On a rarement raison contre tout le monde!!!! De surcroit , permettez moi de penser qu'il reste souhaitable de sortir a terme de l’énergie nucléaire en matière de production électrique du fait d'une DANGEROSITÉ inouïe alors que le risque zéro n’existe pas en industrie. Bonne soirée
    • Par p.francois • Posté le 28/04/2021 à 08:38 Le 23 août, la Commission européenne a publié une décision prise le 26 juillet par laquelle elle valide les tarifs d'achat de l'électricité produite par les futurs parcs éoliens français en mer. Le document fait apparaître des tarifs d'achat compris entre 131 et 155 euros par mégawattheure (MWh). Plus précisément, le parc de Dieppe-Le Tréport bénéficiera d'un tarif de 131 euros par MWh, celui de Fécamp d'un tarif de 135,2 euros, celui des Iles d'Yeu et de Noirmoutier d'un tarif de 137 euros, celui de Courseulles-sur-Mer d'un tarif de 138,7 euros, celui de Saint-Nazaire d'un tarif de 143,6 et celui de Saint-Brieuc d'un tarif de 155 euros. A titre de comparaison, les pouvoirs publics estiment à 51 euros par MWh le prix de marché de l'électricité sur la durée du contrat d'achat (20 ans). Au total, les opérateurs de parcs, dont la mise en service n'est pas attendue avant 2022 (selon le document de la Commission), toucheront une aide pouvant atteindre entre 3,03 milliards d'euros (pour le parc de Courseulles-sur-Mer) et 4,69 milliards d'euros (pour Saint-Brieuc). Pour rappel, en 2018, l'Etat a décidé de renégocier les tarifs d'achat de l'électricité initialement accordés aux projets. Les nouveaux montants ont été notifiés à la Commission européenne le 6 décembre 2018. Ndlr : les prix d’achat initiaux étaient de 250 euros par Mwh.
  • Par gilou • Posté le 26/04/2021 à 21:34 pourquoi continuez vous à répandre des fausses informations , en tout cas non conformes à la vérité actuelle des faits concernant les énergies renouvelables . Aujourd'hui les appels d'offre des éoliennes maritimes se font à 60 euros le MW et il en est à peu prés de même pour les grandes centrales solaires . EDF vise un prix de vente pour ses EPR entre 65 et 70 le MW et pour la centrale de Hinkley le tarif négocié est de 92 livres le MW soit environ 105 euros le MW .En fait , le prix de vente du MW nucléaire en France a toujours été ARTIFICIEL car ne reflétant pas la réalité des couts ;sans entrer dans un débat compliqué il suffit de regarder attentivement le bilan d'EDF : un endettement supérieur aux capitaux propres et une incapacité à financer les travaux de grand entretien ,55 milliards environ , les travaux des futurs EPR pour remplacer dans 20 ans les centrales qui devront fermer et n'oublions pas les travaux astronomiques de Cigeo dont les devis varient de 25 à 35 milliards donc un minimum de 100 milliards pour les années à venir avec une situation financière très dégradée et des candidats investisseurs ABSENTS -on les comprends- du fait de cette situation . Une entreprise qui ne peut assurer son développement a toujours été une entreprise MAL GÉRÉE : vente en dessous du prix de revient, absence d’autofinancement, manque d’appétence des investisseurs à son égard........ EDF a été ruinée en fait par un programme nucléaire purement politique et pas du tout économique Le Maire parle du "mur d'investissements" que doit affronter EDF et se demande bien comment sortie de cette IMPASSE LA MESSE EST DITE
    • Par p.francois • Posté le 27/04/2021 à 14:11 Nous regardons d'abord les coûts actuels de production des Mwh éolien et solaire qui sont de 2 à 4 fois supérieurs aux prix du marché. En 2021, les surcoûts payés par les consommateurs sont de 4 milliards d'euros. Et cela va durer : les éoliennes marines qui ne sont pas encore posées vont produire à 130 euros minimum plus des coûts de raccordement pris en charge par les contribuables, et cela pour 20 à 25 ans. Et ne pas oublier 1) que la valeur (l'utilité) de ces Mwh est plus faible que celle des centrales modulables puisque produits de façon intermittentes et aléatoires, et 2) que ces Mwh exigent des milliards d'euros de restructuration du réseau RTE. Ces nouvelles énergies seront les bienvenues dès qu'elles cesseront d'être à la fois subventionnées et de disposer d'un droit de priorité sur le réseau. Visiblement, aucun producteur ne s'engage sur ces deux points. Restera leur acceptabilité par les voisins pour les éoliennes et pour leur consommation de terres pour le photovoltaïque : deux sujets à regarder une fois que leur production sera rentable. Il sera temps d’évaluer si leurs avantages compensent leurs inconvénients.
  • Par pierre reiller • Posté le 25/04/2021 à 20:12 J'adore votre conclusion! Par quel miracle le monopole nucléaire français , contraint par une ASN qui écrit sa propre loi, devient il performant? Le fiasco EPR n'est pas le résultat du hasard; il faudrait peut être chercher à comprendre ce qu'il s'est passé avant de poursuivre, non? Et puis si j'en crois l'Express nous avons eu un accident grave à St Laurent....L'Angleterre n'a pas acheté d'EPR elle a simplement autorisé la construction dans des conditions qui ont valu une sanction d'EDF par l'Autorité des marchés financiers ...S'agissant du solaire , pourquoi EDF ne loue t il pas nos toits pour y installer des panneaux solaires?
    • Par p.francois • Posté le 25/04/2021 à 20:51 Une entreprise qui a su mettre en production 2 réacteurs par an pendant 10 ans devrait être capable d'en mettre un production1 tous les 2 ans non ?
  • Par Gabriel PERSONENI • Posté le 25/04/2021 à 12:02 Je suis étonné que nos savants dirigeants (en particulier MACRON) intelligents et soucieux du bien être de la Nation, commencent seulement maintenant à se rendre compte que l'énergie nucléaire est la SEULE énergie d'avenir produisant de l'électricité . il faut immédiatement arrêter l'éolien et le solaires ces énergies sont une absurdité technique (je suis ingénieur électricien) et nous coûtent très, très, cher : MACRON est coupable d'avoir fait prendre du retard dans la création de centrales nucléaires, du fait de son "en même temps" à l'encontre des écolos IRRESPONSABLES il le paiera en 2022
  • Par orilou • Posté le 24/04/2021 à 14:59 La terre doit être utilisée pour nourrir l'homme. Dans un monde où tant d'habitants meurent de faim, il est choquant d'apprendre qu'en France 1000 hectares de terre seront utilisés pour "planter des panneaux solaires". En même temps, pour des raisons purement idéologiques, on torpille l'énergie nucléaire.
  • Par Mandjoushri • Posté le 23/04/2021 à 16:24 Bon de tout temps les khmers verts sont antinucléaire, il ne savent d'ailleurs même plus pourquoi car lorsqu'on les interrogent ils n'ont aucun arguments censés. Malheureusement lorsqu'ils arrivent au pourvoir ils ne font qu'une chose arrêter les centrales nucléaires. Le résultat ces gens se foutent de nous ils nous font avaler tout un tas de mesures taxées cet de couleuvres contre le réchauffement climatique à cause du CO² et ils n'ont rien de plus pressés une fois au pouvoir de doubler sont émission. Comme quoi ils se moquent comme de leur première chemise de l'avenir de la planète. Pour continuer ces gens se dont servi du GIEC pour nous inonder de causes de la fin du monde, Il est quand même catastrophique qu'ils ne tiennent pas compte des nouveaux rapport de cet organisme dont l'honnête est plus que douteuse et qui préconise pour diminuer le CO d'utiliser entre autre le nucléaire, autrement dit GIEC quant ça nous arrange on le met à toutes les sauces, puis lorsque ce qu'il dit ne n'arrange plus les khmers verts ils le mettent sous le papis. Enfin l'utopie du tout renouvelable qui n'est qu'une propagande n'existera pas avec les techniques actuelle intermittentes alors vive le gaz Russe avec CO², les centrales à charbon voir à tourbe etc... Mais pas de nucléaire dit le verdâtre. Pour terminer il est dramatique de voir des dirigeant se conduire comme des ânes complétement abrutis. D'un coté ils prônent le tout électrique les voitures, les vélos, le chauffage, les trottinettes etc... et d'un autre coté ils diminuent les moyens de production d',électricité et son cout, si bien que l'on va arriver à un effet de ciseaux qui fera écrouler tous le système de production électrique, ces gens l e savent donc c'est scandaleux t cela devrait être dit au grand publique et non mis sous le tapis comme le font les journalistes la solde de ces gens.
  • Par Marcley • Posté le 23/04/2021 à 15:19 Cette reconnaissance de la necessite du nucleaire pour repondre aux engagements des accords de Paris , les arguments montrant l'inanite de certaines affirmations des ecolos devraient etre entendues car realistes .Enfin un espoir de possible triomphe dr la raison C
  • Par studer • Posté le 23/04/2021 à 09:36 On voit clairement les limites de la politique du "en même temps" de Macron (j'arrête Fessenheim mais je prévois la construction d'EPR ! ), qui conduit à l'inefficacité, donc à perdre pied par rapport aux pays appliquant une "real politic" (RU, Allemagne), et qui finira par lui coûter les prochaines élections : espérons que ce ne sera pas face au RN ! Un bémol : le rapport RTE/AIE ne dit pas que 100 % renouvelable est faisable, il dit qu'il n'est pas infaisable - mais les conditions énoncées montrent que c'est quasiment impossible. Merci donc de ne pas relayer Mme Pompili dans ses rêves les plus chers.
  • Par Guillaume • Posté le 22/04/2021 à 22:29 Après des décennies perdues, il me faut plus trainer et construire (pour commencer) les 6 EPR recommandés par EDF. A moins que les Français ne veuillent dépendre du gaz CO2++ du tsar Poutine. L'Allemagne a décidé de sauter du précipice, et nous ne sommes pas obligés de faire pareil. @Olivier Leparoux: à quoi bon avoir du photovoltaïque sur tous les toits pendant les nuits d'hiver? Ce qu'il faut c'est de l'énergie PILOTABLE à la demande.
  • Par Michel GERARD • Posté le 22/04/2021 à 19:04 Attention !!! Vous affirmez que le rapport RTE/AIE déclare possible pour l'horizon 2050 l'abandon du nucléaire. J'ai lu ce rapport et je n'ai pas du tout compris cela. Mme Pompili s'est dite à l'origine de ce rapport (interview RMC Bourdin d'il y a un ou deux jours). Elle est très anti-nucléaire et pense a priori que l'on peut se passer du nucléaire. Face aux attaques dont cette position fait actuellement l'objet, elle a demandé à l'AIE, jugée indépendante par elle, d'étudier sa position. L'AIE a dû faire ressortir qu'il devait s'adjoindre RTE car beaucoup de questions difficiles des "renouvelables" viennent du transport et de l'équilibre du réseau. Des hommes d'études ont pour premier devoir de répondre à la question posée. Ils répondent donc "oui mais à condition...". Et les conditions sont si nombreuses et pour certaines tellement soumises à des solutions techniques encore incertaines, que tout responsable politique digne de ce nom doit comprendre qu'il ne faut surtout pas s'engager dans cette voie. Vous devriez regarder de plus près ce rapport et sortir un article recommandant à Mme Pompili d'apprendre à lire....entre les lignes. C'est très important car déjà elle se répand pour dire "On peut se passer du nucléaire". Elle l'a laissé entendre à RMC Bourdin !!
  • Par Olivier LEPAROUX • Posté le 22/04/2021 à 18:02 L'urgence, c'est d'imposer du photovoltaique sur tous les toits disponibles. Aucune toiture ne devrait etre refaite sans cette installation. Aides ou pas, c'est un véritable investissement local durable.

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