Sondage Odoxa pour la Fondation IFRAP : 65 % des parents d'élèves estiment que les établissements privés sont meilleurs que les établissements publics
La Fondation IFRAP publie un sondage Odoxa qui révèle la manière dont les parents d'élèves perçoivent la qualité de l'enseignement dans les établissements privés. Même parmi les parents dont tous les enfants sont scolarisés dans le secteur public, 58 % pensent que le privé offre un meilleur enseignement. 56 % des parents dont les enfants sont scolarisés exclusivement dans le public déclarent qu'ils inscriraient au moins un de leurs enfants dans le privé s'ils en avaient les moyens financiers et si une place était disponible. Finalement, seuls 5 % des sondés estiment encore que les établissements publics sont supérieurs au privé ! Ces chiffres remettent notamment en cause notre modèle de financement des établissements scolaires, qui impose que seulement 20 % des financements publics aillent vers le privé… un modèle qui semble aujourd'hui inadapté à la demande.
56 % des parents du public choisiraient l’enseignement privé s’ils le pouvaient
- Le privé bénéficie d'un crédit exceptionnel auprès des parents, bien au-delà de ses publics actuels.
65 % des parents estiment que les établissements privés sont meilleurs que les établissements publics. Cette opinion est majoritaire même chez les parents dont tous les enfants sont scolarisés dans le public (58 %). Plus frappant encore, pour près d'un parent sur trois, cette supériorité est perceptible dès l'école maternelle ou primaire.
- Cette confiance ne reste pas théorique : elle se traduit par une forte demande.
56 % des parents dont les enfants sont exclusivement scolarisés dans le public inscriraient au moins l'un d'entre eux dans le privé s'ils en avaient les moyens et si une place était disponible. Cette aspiration est même plus forte dans les départements où l'offre privée est la plus limitée (57% contre 52%). Le principal frein est donc l'accès, davantage que le désir.
- Le privé remporte très largement le match de l'opinion face au public.
En moyenne, 73 % des parents jugent le privé meilleur que le public sur les critères testés. Son avantage est particulièrement net en matière de discipline (80 %), mais aussi de sécurité (73 %), d'encadrement du téléphone (72 %), de niveau scolaire (71 %) et d'implication des enseignants (68 %).
- Le succès du privé ne suit plus la géographie de ses racines historiques.
Les bastions traditionnels de l'enseignement catholique, notamment le Grand Ouest, ne sont pas ceux où le privé est aujourd'hui le plus plébiscité. Les scores les plus élevés se concentrent en Île-de-France et dans le Rhône. Cela suggère qu'au-delà de son héritage historique, le privé répond désormais à une logique de stratégie scolaire : dans les territoires où les écarts entre établissements publics sont les plus marqués, les familles voient davantage le privé comme un moyen de choisir l'environnement scolaire de leurs enfants.