Fonction publique et administration

Les agents publics doivent choisir entre la politique et leur statut

21 octobre 2011 • l'équipe de la Fondation iFRAP

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Notre proposition : demander à l'agent public de choisir
entre son engagement professionnel
et son engagement politique.

En France, le statut de la fonction
publique autorise ou même encourage
à entrer en politique. Résultat : les
agents publics sont surreprésentés dans
les fonctions électives
(60% des présidents
de Régions par exemple) ainsi
que dans les cabinets ministériels
(plus
de 70%).

Tandis que, au Royaume-Uni
et en Allemagne, les restrictions sont
d'autant plus fortes que les responsabilités
de l'agent sont plus importantes.
Les cadres supérieurs ne peuvent pas,
par exemple, participer aux activités
politiques nationales : ils peuvent se
présenter à une élection nationale, mais
s'ils sont élus, ils doivent alors démissionner.
Les employés peuvent y être
autorisés, seuls les agents de rang subalterne
et les ouvriers n'ont pratiquement
pas de restrictions.

La France pourrait
s'inspirer de ces bonnes pratiques en
coupant le lien qui existe de facto entre
la haute fonction publique et la politique
et entre la haute fonction publique
et les cabinets ministériels
. Pour cela, il
suffirait de demander à l'agent de choisir
entre son engagement professionnel
et son engagement politique.

PDF - 503.8 ko
Télécharger les propositions de la Fondation iFRAP pour 2012

Commentaires

  • Par deres • Posté le 15/12/2011 à 09:58 Une manière de limiter la professionnalisation rampante de la politique serait aussi de limiter la possibilité de renouvellement des mandats consécutifs, à la manière du poste de président de la République limité maintenant à 2 mandats consécutifs. Il faudrait aussi que le cumul des mandats soit limité par la loi et non seulement par la bonne volonté des partis et des individus. Idem pour le cumul de fonctions au gouvernement. mais tout ceci a peu de chance d'arriver ... En effet, toutes ces décisions vont à l'encontre de ceux-mêmes qui doivent les voter. Etant donné que la nomenklatura française privilégie de loin son intérêt devant l'intérêt général, cachée sous une bonne couche de bien-pensance, il n'y a pas de risque que de pareilles propositions passent devant le parlement ...

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