Fonction publique et administration

Création d'un office parlementaire d'évaluation des politiques publiques

Le débat se poursuit cette semaine à l'Assemblée

07 juillet 2008 • Agnès Verdier-Molinié

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Une discussion passionnante de 45 minutes à 2 heures du matin fin mai à l'Assemblée nationale suivie d'une discussion non moins intéressante le 23 juin à 1 heure du matin au Sénat ont mis une fois encore en lumière l'impuissance du Parlement sur l'évaluation des politiques publiques.

Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée, l'a dit cette nuit-là : « nous n'avons pas de culture du contrôle et de l'évaluation ; nous n'avons qu'une culture de la soumission et de la démission permanentes ».

Malgré les résistances, Louis Giscard d'Estaing, député du Puy-de-Dôme, vice-président de la commission des Finances, dépose cette semaine à nouveau en deuxième lecture à l'Assemblée nationale son amendement visant à introduire dans la Constitution le principe de doter le Parlement d'un office parlementaire d'évaluation et de contrôle des politiques publiques. Pour que cet office se crée, le débat doit continuer.

Commentaires

  • Par M. PK. • Posté le 11/07/2008 à 10:43 Madame, Chers Amis, l'amendement de LGE n’est-il pas l'évidence même ? n'est-il pas plus que grand temps d'évaluer et de contrôler les politiques publiques ? ne serait-ce qu'en raison de leur répercussion sur nos impôts, sur notre pouvoir d’achats; l'extraordinaire est qu'il faille insister pour faire admettre un tel amendement; occasion de souligner qu'un peu plus de rigueur intellectuelle permettrait de raccourcir les discussions; exemple avec Carlos Ghosn : questionné par Jean-Marc Sylvestre, aux rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Carlos avant de répondre posait des questions à Jean-Marc pour affiner, préciser le sens des questions ; après quoi il répondait précisément très concis, très explicite ; que c’était là une belle illustration de ce que pour résoudre un problème efficacement il est essentiel de l’avoir posé le plus précisément possible ; Combien de temps perdu parce que des débatteurs n’ont pas bien compris le sujet ? Faisant abstraction des performances technologiques, des analyses de marchés, des anticipations du futur, les brillantes réussites de Carlos Ghosn ne sont-elles pas dues essentiellement à sa rigueur intellectuelle ?
    Complémentaire, le brillantissime Mario Moretti Polegato (Geox) nous souligna l’insuffisance de savoir transformer de vraies bonnes idées en réussites ;
    N’est-il pas évident qu’évaluation et contrôle des politiques publiques permettra d’analyser les raisons des succès, celles des échecs et/ou insuffisances ? au bénéfice du futur ; au nom de quoi certains voudraient-ils se soustraire aux évaluations et contrôle ?
  • Par • Posté le 11/07/2008 à 08:32 Oui et oui au contrôle du Parlement sur le coût-efficacité des engagements budgétaires pour les objectifs!

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