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Départements : classement des bons et des moins bons en dépenses

Comparaison des performances selon le caractère rural ou urbain

Attention, cette étude ne prend pas en compte les dépenses sociales des départements (AIS : RSA, PCH, APA) ni les dépenses de remboursement de la dette. Le périmètre de dépenses pris en compte est donc d'une cinquantaine de milliards.  Bien que les dépenses globales des départements présentent une relative homogénéité (avec une moyenne métropolitaine de dépenses de 764,28 euros par habitant dans les départements urbains et de 845,18 euros par habitant dans les départements ruraux), certains postes de dépenses comme les achats et charges externes et les dépenses d’intervention révèlent une hétérogénéité, signe que certains territoires ont adopté des pratiques d’optimisation efficaces – mutualisation, externalisation, maîtrise organisationnelle – tandis que d’autres conservent des marges d'économies importantes. C’est précisément dans ces postes que résident les principales opportunités d’économies réalisables au sein des départements. Entre 3 (en alignant sur la moyenne des dépenses) et 12 milliards d’économies (en alignant sur les 10% les plus économes) seraient ainsi possibles à l’échelle des départements. Certains départements, qu'ils soient ruraux ou urbains, comme la Moselle, les Yvelines, la Marne ou le Morbihan montrent dans nos classements leur capacité à dépenser moins que les départements comparables par habitant.    

Les données sont issues des comptes consolidés des départements, disponibles sur le site de l’Observatoire des finances et de la gestion publique locale (OFGPL). Ces données sont exprimées en volume (euros constants, non influencés par l’inflation) et couvrent les exercices de 2012 à 2024 pour la France métropolitaine hors Paris, Lyon et la Corse. Les analyses présentées ici, réalisées par l’IFRAP, neutralisent l’effet des aides sociales obligatoires (RSA, APA, PCH) en les excluant des dépenses globales et de fonctionnement. Cette correction méthodologique évite de pénaliser artificiellement les départements confrontés à une forte pression sociale et permet une comparaison plus équitable des choix de gestion. Les dépenses totales sont exprimées hors remboursement de la dette. Pour chaque poste de dépenses, les budgets principaux et annexes sont pris en compte.

Statistiques des départements

En moyenne, les départements urbains, en 2024, ont dépensé 764,28 euros par habitant et les départements ruraux, 845,18. Le département rural le plus dépensier tout type de dépenses confondues est la Lozère (1395,84 euros par habitant) et le département urbain celui des Hauts-de-Seine (981,66 euros par habitant). Les moins dépensiers sont la Moselle (550,40 euros par habitant) pour les départements urbains et la Marne (574,04 euros par habitant) pour les départements ruraux. Avec un coefficient de variation de 14 % (urbains) et 18,6 % (ruraux), on peut affirmer que les départements dépensent dans l’ensemble de manière homogène, avec une disparité accrue en zone rurale.

Les premières dépenses des départements sont les dépenses de fonctionnement, avec une moyenne urbaine de 596,65 euros par habitant et une moyenne rurale de 663,39 euros par habitant, dans lesquelles se trouvent les dépenses d’intervention, avec une moyenne urbaine de 262,06 euros par habitant et une moyenne rurale de 266,96 euros par habitant. Leur dispersion reste modérée, autour de 22,4 % (urbain) et 20 % (ruraux), ce qui suggère une relative convergence de ces dépenses pour tous les départements, mais avec encore des écarts significatifs. Idem pour les frais de personnel, dont les coefficients de variation s’établissent à 21,7 % et 24,2 %. Des marges de manœuvre sont possibles, mais il faut prendre en compte que certains départements emploient beaucoup dans le domaine social, ce qui crée en partie cette disparité.

En revanche, les achats et charges externes et l’épargne brute des départements montrent un coefficient de variation important, voire extrême. Avec des coefficients de variation respectifs de 31,3 % (urbains) et 31,4 % (ruraux) pour les achats et charges externes, et de 137,4 % (urbains) et 150,9 % (ruraux) pour l’épargne brute, ces deux agrégats affichent la plus forte hétérogénéité entre départements. Cette dispersion s’explique largement par les spécificités démographiques, géographiques et les contraintes propres à chaque territoire, ainsi que, pour l’épargne brute, par des choix politiques locaux. Contrairement à d’autres postes plus homogènes, aucun modèle unique de gestion ne semble pouvoir être appliqué uniformément à l’ensemble des départements pour ces deux indicateurs. Ces coefficients de variation montrent que des marges de manœuvre politiques et organisationnelles sont réelles, mais en prenant en compte le niveau de population pour éviter les effets de seuil.

Tableau 1 : Récapitulatif des statistiques des départements urbains en 2024

MétriqueMoyenne 2024 (€/habitant, vol. constant)Maximum (€/habitant)Minimum (€/habitant)Coefficient de variation (%)
Dépenses totales764,28991,66 (Hauts-de-Seine)550,40 (Moselle)14,02
Dépenses de fonctionnement596,65698,01 (Seine-Saint-Denis)462,55 (Moselle)10,27
Frais de personnel186,61267,53 (Territoire de Belfort)118,14 (Yvelines)21,72
Dépenses d'intervention262,06363,12 (Pas-de-Calais)158,52 (Haute-Savoie)22,46
Achats et charges externes61,21123,26 (Hauts-de-Seine)34,30 (Yvelines)31,62
Épargne nette27,5194,88 (Haute-Savoie)-37,59 (Pas-de-Calais)137,48

Tableau 2 : Récapitulatif des statistiques des départements ruraux en 2024

MétriqueMoyenne 2024 (€/habitant, vol. constant)Maximum (€/habitant)Minimum (€/habitant)Coefficient de variation (%)
Dépenses totales845,181395,84 (Lozère)574,04 (Marne)18,67
Dépenses de fonctionnement663,391005,35(Lozère)462,42 (Morbihan)17,01
Frais de personnel231,74455,65 (Lozère)175,97 (Ain)24,21
Dépenses d'intervention266,96417,58 (Aude)160,81 (Ain)20,00
Achats et charges externes70,04134,43 (Lozère)35,47 (Finistère)31,47
Épargne nette56,30273,35 (Ariège)-65,13 (Gironde)150,85

On remarque qu’un certain nombre de départements ont une épargne brute négative, représentée dans le tableau par les minimums suivants : la Gironde avec -65 euros par habitant et le Pas-de-Calais avec -37,6 euros par habitant. Cela indique que leurs recettes ne sont pas suffisantes pour couvrir les dépenses de leurs territoires. Pour rappel, l’épargne nette est dérivée de l’épargne brute à laquelle on soustrait les remboursements du capital de la dette. Quant à l’épargne brute, c’est la différence entre les recettes et les charges de fonctionnement d’une collectivité. Depuis 2020, on observe une baisse de l'épargne en moyenne pour l’ensemble des départements métropolitains de 3,58 %, alors que les dépenses totales augmentent d’environ 4,7 %.

Analyse des départements en 2024

Le tableau ci-dessous dresse la liste des 5 départements ruraux et urbains les plus et les moins économes selon différents types de dépenses.

Les départements urbains

Classement

Dépenses globales

Dépenses réelles de fonctionnement

Frais de personnel

Top 5 des plus économes (1 à 5)

1

Moselle (550,4 €)Moselle (462,55 €)Yvelines (118,14 €)

2

Loire-Atlantique (618,03 €)Yvelines (489,99 €)Moselle (122,12 €)

3

Loire (626,95 €)Loire-Atlantique (513,3 €)Val-d'Oise (125,78 €)

4

Meurthe-et-Moselle (671,63 €)Val-d'Oise (525,77 €)Loire-Atlantique (131,57 €)

5

Alsace (672,32 €)Alsace (528,67 €)Alsace (133,1 €)

Top 5 des plus dépensiers (21 à 25)

25

Hauts-de-Seine (981,66 €)Seine-Saint-Denis (698,01 €)Territoire de Belfort (267,53 €)

24

Pyrénées-Orientales (958,8 €)Hauts-de-Seine (676,32 €)Val-de-Marne (230,79 €)

23

Haute-Savoie (928,3 €)Hérault (668,28 €)Pyrénées-Orientales (224,28 €)

22

Seine-Saint-Denis (914,01 €)Pyrénées-Orientales (667,61 €)Seine-Saint-Denis (217,51 €)

21

Hérault (851 €)Bouches-du-Rhône (666,62 €)Haute-Garonne (213,6 €)

Les départements ruraux

Classement

Dépenses globales

Dépenses réelles de fonctionnement

Frais de personnel

Top 5 des plus économes (1 à 5)

1

Marne (682,42€)Morbihan (462,42 €)Ain (148,02 €)

2

Morbihan (728,67€)Loiret (498,47 €)Vendée (151,11 €)

3

Indre-et-Loire (733,18€)Marne (499,71 €)Morbihan (152,63 €)

4

Maine-et-Loire (754,43€)Eure (499,91 €)Vienne (155,81 €)

5

Ille-et-Vilaine (773,48€)Oise (505,8 €)Maine-et-Loire (156 €)

Top 5 des plus dépensiers (62 à 66)

66

Lozère (1395,84 €)Lozère (1005,35 €)Nièvre (366,96 €)

65

Hautes-Alpes (1240,89 €)Nièvre (943,98 €)Lozère (366,33 €)

64

Cantal (1190,39 €)Creuse (941 €)Creuse (355,94 €)

63

Creuse (1112,48 €)Cantal (916,6 €)Gers (341,89 €)

62

Nièvre (1077,24 €)Gers (826,46 €)Cantal (309,52 €)

Les économies potentielles

Afin de se rendre compte des économies potentielles réalisables, l’IFRAP a séparé les départements en deux strates ; urbain et rural (annexe 1) en reprenant la nomenclature de l’OFGL. Un premier alignement a alors été effectué sur la moyenne de chaque type de dépense, représentant la politique « douce » d’économies potentielles. Un deuxième alignement a été réalisé sur la moyenne des 10 % des départements les moins dépensiers pour chaque type de dépenses, représentant une politique budgétaire plus « dure ». Les postes de dépenses étudiés sont les sous-groupes des dépenses de fonctionnement, c'est-à-dire les dépenses d'intervention, les dépenses de personnel et les achats et charges externes.

Alignement des dépenses de fonctionnement des départements en 2024 (en milliards d’euros par habitant) – urbain et rural

Agrégat

Urbains – Alignement sur la moyenne

Urbains – Alignement sur les 10 % les plus économes

Ruraux – Alignement sur la moyenne

Ruraux – Alignement sur les 10 % les plus économes

Total dépenses de fonctionnement

2,44

6,80

1,05

5,61

Dépenses d'intervention

2,06

4,88

0,60

2,88

Dépenses de personnel

0,18

1,16

0,31

2,06

Achats et charges externes

0,20

0,76

0,14

0,66

L'analyse segmentée des potentiels d'économies sur les dépenses de fonctionnement des départements en 2024, distinguant les territoires urbains et ruraux, met en lumière des marges d'optimisation plus affinées et globalement plus élevées qu'une approche uniforme. Pour les départements urbains, l'alignement sur la moyenne interne permettrait des économies de 2,44 milliards d'euros au total, principalement sur les dépenses d'intervention (2,06 milliards), tandis que viser les 10 % les plus économes de ce groupe porterait ce potentiel à 6,8 milliards, avec une forte concentration sur les dépenses d'intervention (4,88 milliards). Quant aux départements ruraux, les gains sont légèrement inférieurs mais toujours substantiels : 1,05 milliard en alignement sur la moyenne (surtout sur les interventions à 0,6 milliard), et jusqu'à 5,61 milliards en s'inspirant des départements ruraux les plus économes, où les frais de personnel émergent comme un levier notable (2,06 milliards). Au cumul, ces estimations – totalisant environ 3,49 milliards sur les moyennes et 12,41 milliards sur les tops 10 % – confirment que la prise en compte des spécificités territoriales (densité, contraintes géographiques) révèle des inefficacités internes plus marquées au sein de chaque catégorie et plaçant les dépenses d'intervention comme le poste prioritaire pour des réformes. En conclusion, cette méthode nuancée souligne l'urgence d'une mutualisation adaptée et d'une diffusion des bonnes pratiques locales, afin de renforcer la résilience financière des départements sans ignorer leurs réalités structurelles, et pourrait inspirer des politiques publiques différenciées pour une gestion plus équitable et efficace.

Conclusion

Hors aides sociales obligatoires et hors dépenses de remboursement de la dette, les départements les plus dépensiers en 2024 correspondent presque systématiquement à des territoires ruraux à faible densité de population, tandis que les plus économes bénéficient d’une forte densité urbaine, favorisant mutualisation des services et économies d’échelle. Intégrer les facteurs démographiques permet de réaliser des estimations d’économies potentielles cohérentes. D’après cette analyse, c’est environ 3 milliards d’euros d’économies possibles par rapport à la moyenne des départements comparables (urbains ou ruraux), et 12,4 milliards par rapport aux 10% les moins dépensiers des départements comparables. 

 

Annexes

Classification des départements urbains

Classement Dépenses totales hors remb. (par hab.)Classement Dépenses de fonctionnement (par hab.)Classement Frais de personnel (par hab.)
Hauts-de-Seine (981,66 €)Seine-Saint-Denis (698,01 €)Territoire de Belfort (267,53 €)
Pyrénées-Orientales (958,8 €)Hauts-de-Seine (676,32 €)Val-de-Marne (230,79 €)
Haute-Savoie (928,3 €)Hérault (668,28 €)Pyrénées-Orientales (224,28 €)
Seine-Saint-Denis (914,01 €)Pyrénées-Orientales (667,61 €)Seine-Saint-Denis (217,51 €)
Hérault (851 €)Bouches-du-Rhône (666,62 €)Haute-Garonne (213,6 €)
Bouches-du-Rhône (841,35 €)Val-de-Marne (638,69 €)Vaucluse (210,21 €)
Alpes-Maritimes (835,07 €)Alpes-Maritimes (638,38 €)Pas-de-Calais (209,49 €)
Val-de-Marne (814,38 €)Seine-Maritime (637,96 €)Hérault (201,47 €)
Seine-Maritime (812,14 €)Territoire de Belfort (635,79 €)Var (201,34 €)
Vaucluse (803,34 €)Haute-Garonne (634,89 €)Nord (190,93 €)
Haute-Garonne (785,14 €)Pas-de-Calais (627,26 €)Bouches-du-Rhône (181,46 €)
Isère (753,54 €)Nord (611,2 €)Alpes-Maritimes (176,78 €)
Territoire de Belfort (752,35 €)Vaucluse (604,53 €)Seine-Maritime (169,88 €)
Seine-et-Marne (740,74 €)Gironde (603,97 €)Gironde (167,14 €)
Pas-de-Calais (735,71 €)Essonne (593,85 €)Loire (166,7 €)
Essonne (721,76 €)Var (581,18 €)Isère (165,2 €)
Gironde (718,87 €)Haute-Savoie (564,72 €)Meurthe-et-Moselle (163,07 €)
Var (705,45 €)Seine-et-Marne (562,95 €)Haute-Savoie (162,08 €)
Nord (702,3 €)Loire (562,48 €)Seine-et-Marne (148,91 €)
Yvelines (691,45 €)Isère (557,8 €)Essonne (147,1 €)
Val-d'Oise (684,73 €)Meurthe-et-Moselle (556,53 €)Hauts-de-Seine (142,35 €)
Alsace (672,32 €)Alsace (528,67 €)Alsace (133,1 €)
Meurthe-et-Moselle (671,63 €)Val-d'Oise (525,77 €)Loire-Atlantique (131,57 €)
Loire (626,95 €)Loire-Atlantique (513,3 €)Val-d'Oise (125,78 €)
Loire-Atlantique (618,03 €)Yvelines (489,99 €)Moselle (122,12 €)
Moselle (550,4 €)Moselle (462,55 €)Yvelines (118,14 €)

 

Classification des départements ruraux

Classement Dépenses totales hors remb. (par hab.)Classement Dépenses de fonctionnement (par hab.)Classement Frais de personnel (par hab.)
Lozère (1395,84 €)Lozère (1005,35 €)Nièvre (366,96 €)
Hautes-Alpes (1240,89 €)Nièvre (943,98 €)Lozère (366,33 €)
Cantal (1190,39 €)Creuse (941 €)Creuse (355,94 €)
Creuse (1112,48 €)Cantal (916,6 €)Gers (341,89 €)
Nièvre (1077,24 €)Gers (826,46 €)Cantal (309,52 €)
Alpes-de-Haute-Provence (1056,98 €)Meuse (823,36 €)Alpes-de-Haute-Provence (308,59 €)
Gers (1056 €)Alpes-de-Haute-Provence (814,68 €)Lot (291,92 €)
Ariège (1048,03 €)Aude (784,8 €)Ariège (290,21 €)
Corrèze (991,9 €)Hautes-Alpes (784,51 €)Hautes-Pyrénées (288,68 €)
Savoie (988,68 €)Tarn-et-Garonne (743,14 €)Hautes-Alpes (278,27 €)
Hautes-Pyrénées (982,62 €)Ardennes (740,68 €)Aude (274,06 €)
Lot (981,84 €)Aveyron (736,31 €)Haute-Marne (267,89 €)
Meuse (972,95 €)Dordogne (734,56 €)Tarn-et-Garonne (266,55 €)
Haute-Marne (967,53 €)Savoie (732,39 €)Aveyron (259,12 €)
Tarn-et-Garonne (959,09 €)Hautes-Pyrénées (728,33 €)Meuse (251,77 €)
Aude (946,95 €)Corrèze (722,35 €)Cher (251,63 €)
Aveyron (935,24 €)Charente (721,08 €)Corrèze (247,47 €)
Dordogne (899,42 €)Haute-Marne (719,06 €)Ardennes (241,7 €)
Mayenne (891,11 €)Lot (717,47 €)Charente (239,87 €)
Charente (886,32 €)Yonne (714,56 €)Orne (239,21 €)
Jura (877 €)Ariège (703,06 €)Allier (238,35 €)
Orne (876,43 €)Lot-et-Garonne (698,14 €)Savoie (238,11 €)
Allier (874,23 €)Landes (694,92 €)Haute-Loire (234,6 €)
Lot-et-Garonne (869,49 €)Cher (688,11 €)Ardèche (233,79 €)
Yonne (867,97 €)Mayenne (686,78 €)Manche (232,24 €)
Drôme (860,68 €)Aisne (674,13 €)Dordogne (229,49 €)
Haute-Saône (859,74 €)Jura (670,17 €)Haute-Saône (228,03 €)
Landes (858,78 €)Allier (669,81 €)Jura (225,69 €)
Aube (858,6 €)Côte-d'Or (667,86 €)Vosges (223,57 €)
Haute-Loire (846,97 €)Haute-Loire (667,81 €)Côtes-d'Armor (221,93 €)
Charente-Maritime (842,97 €)Loir-et-Cher (667,66 €)Somme (221,37 €)
Vosges (839,91 €)Tarn (666,41 €)Loir-et-Cher (216,49 €)
Côte-d'Or (837,2 €)Vosges (665,38 €)Mayenne (215,42 €)
Ardennes (834,78 €)Charente-Maritime (661,93 €)Gard (213,21 €)
Manche (833,9 €)Orne (657,74 €)Aisne (210,8 €)
Loir-et-Cher (829 €)Manche (646,11 €)Drôme (210,46 €)
Tarn (823,5 €)Ardèche (644,8 €)Yonne (205,86 €)
Cher (823,15 €)Somme (642,18 €)Indre (205,76 €)
Ardèche (813,59 €)Aube (639,98 €)Tarn (202,85 €)
Eure-et-Loir (795,62 €)Drôme (639,11 €)Côte-d'Or (201,59 €)
Saône-et-Loire (794,22 €)Haute-Saône (635,86 €)Eure-et-Loir (200,05 €)
Somme (791,55 €)Gard (627,81 €)Aube (198,81 €)
Gard (773,55 €)Puy-de-Dôme (624,71 €)Saône-et-Loire (196,84 €)
Aisne (764,56 €)Côtes-d'Armor (610,3 €)Landes (193,12 €)
Indre (761,9 €)Haute-Vienne (609,97 €)Deux-Sèvres (192,7 €)
Haute-Vienne (761,21 €)Eure-et-Loir (609,75 €)Lot-et-Garonne (190,86 €)
Sarthe (760,16 €)Saône-et-Loire (606,25 €)Haute-Vienne (188,1 €)
Calvados (752,75 €)Sarthe (603,81 €)Doubs (187 €)
Puy-de-Dôme (742,36 €)Rhône (587,92 €)Charente-Maritime (185,57 €)
Rhône (738,54 €)Calvados (578,27 €)Puy-de-Dôme (182,78 €)
Vendée (722,29 €)Vendée (572,92 €)Calvados (181,44 €)
Côtes-d'Armor (720,42 €)Deux-Sèvres (567,43 €)Rhône (179,33 €)
Ain (714,95 €)Pyrénées-Atlantiques (560,14 €)Indre-et-Loire (174,93 €)
Pyrénées-Atlantiques (713,77 €)Indre (559,02 €)Finistère (174,84 €)
Doubs (697,55 €)Doubs (555,16 €)Eure (171 €)
Eure (669,38 €)Ille-et-Vilaine (553,34 €)Ille-et-Vilaine (170,77 €)
Loiret (662,33 €)Finistère (545,29 €)Marne (166,23 €)
Finistère (660,91 €)Maine-et-Loire (543,39 €)Loiret (165,02 €)
Vienne (660,59 €)Indre-et-Loire (528,66 €)Pyrénées-Atlantiques (163,44 €)
Deux-Sèvres (652,46 €)Vienne (522,13 €)Oise (159,82 €)
Oise (652,07 €)Ain (506,18 €)Sarthe (158,75 €)
Ille-et-Vilaine (650,64 €)Oise (505,8 €)Maine-et-Loire (156 €)
Lozère (1395,84 €)Eure (499,91 €)Vienne (155,81 €)
Hautes-Alpes (1240,89 €)Marne (499,71 €)Morbihan (152,63 €)
Cantal (1190,39 €)Loiret (498,47 €)Vendée (151,11 €)
Creuse (1112,48 €)Morbihan (462,42 €)Ain (148,02 €)