Emploi et politiques sociales

La Poste, une ouverture de capital salutaire et non une privatisation

10 juillet 2008 • Bertrand Nouel

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Les syndicats ne veulent pas entendre parler de l'ouverture du capital de La Poste. Le représentant de la CGT, JF. Danelly, a annoncé une « grande grève » cet automne pour y faire barrage.

La CGT ne veut pas en substance que le pouvoir refasse le coup de France Telecom et de GDF, sans d'ailleurs s'expliquer sur les raisons pour lesquelles le changement de statut de France Telecom aurait été une mauvaise chose. Bien au contraire ! Globalement la CGT évoque les augmentations de tarif, ce qui n'est pas exact s'agissant de France Telecom. Quant à GDF, quelle comparaison effectuer avec une entreprise qui dépend entièrement du coût mondial d'une matière première quasiment absente en France ?

L'ouverture du capital de La Poste est nécessaire pour développer des activités rentables lui permettant justement de faire face à ses obligations de service public (péréquation tarifaire, couverture territoriale, service de qualité, adaptation à la clientèle), ce pour quoi elle a encore beaucoup de progrès à réaliser. Les Postes allemande et néerlandaise se sont réformées depuis longtemps et viennent lui manger dans la main (La néerlandaise TNT est en France le premier opérateur de services aux entreprises !, et l'allemande DPWN a notamment acheté DHL). Or le budget de la France n'est pas à la hauteur des investissements nécessaires.

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