Pas de parachutes dorés pour les patrons de PME

07 mai 2009 • René Hans

Marc dirige un bureau d'étude dans le secteur du bâtiment. Il emploie 45 personnes.

Sa croissance a été très rapide. Qui dit croissance dit besoin en fonds de roulement qu'il faut financer. Son associé prend peur. Il désire se retirer.

Marc lui propose de racheter ses actions. La banque principale de l'entreprise (que nous appellerons A) accorde un crédit personnel à Marc pour le financement du rachat des parts de l'associé s'élevant à 300.000 euros.

Pour faire face à son besoin en fonds de roulement, Marc fait appel à une banque B qui le courtise. Accord de principe pour un découvert de 500.000 euros.

Entre temps, le banquier principal A qui pourtant venait de financer l'acquisition des parts sociales refuse le paiement des traites.

Ayant connaissance de cet évènement, la banque B se rétracte. Cessation de paiement, dépôt de bilan, liquidation judiciaire, des créanciers en colère, etc. Le patrimoine immobilier de Marc et de sa compagne a été hypothéqué au profit de la banque A. La suite, vous la devinez.

Marc a tout perdu. A 58 ans, pas question de se refaire. Il demandera la mise en faillite personnelle.

Commentaires

  • Par IRONIK • Posté le 12/05/2009 à 21:17 Le problème est toujours le même, deux ou des personnes, une entreprise qui grandit vite, trop vite, on devient virtuel dans ses dépenses, car on dépense de l’argent qu’on n’a pas, là-dessus les protagonistes se brouillent…. Voila tous les ingrédients d’une crise…
    Mais c’est un problème vieux comme le monde ; Sun Tzu dans son livre L’art de la guerre écrivait 500 ans avant notre ère :
    « Que la multitude et le petit nombre ne pouvaient pas longtemps être d’accord ; que les forts et les faibles lorsqu’ils étaient ensemble, ne tardaient gère à se désunir ; que les hauts et les bas ne pouvaient être également utiles ; que les troupes étroitement unies pouvaient aisément se diviser, qu’une armée ne devait jamais se mettre en mouvement qu’elle ne fût sûre de quelque avantage réel, et que, lorsqu’il n’y avait rien à gagner, il fallait se tenir tranquille et garder le camp. »
    IRONIK
  • Par un autre petit patron • Posté le 12/05/2009 à 12:56 vive la France... et ... pourvu que ça dure ... !
  • Par Jacques LASCOUMES • Posté le 09/05/2009 à 16:41 Je pense que sa perte a été préméditée par un concurrent ou son associé.
  • Par René Hans • Posté le 09/05/2009 à 11:35 Bonjour,
    Merci de votre soutien.
    Je ne publie le nom des banques que lorsque la personne concernée m’y autorise.
    Bien souvent, le chef d’entreprise hésite à me laisser publier sa mésaventure. Il vit son échec avec culpabilité. Avec une multitude de « si », il aurait pu sauver son entreprise.
    Je vous remercie de votre compréhension.
    René Hans