Agriculture et énergie

Transition énergétique française : retour à la réalité

22 novembre 2018 • Philippe François

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La deuxième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sera présentée fin novembre par le gouvernement. Trois ans seulement après son adoption enthousiaste en 2015 par l’Assemblée nationale et le Sénat, la première PPE s’est avérée totalement irréaliste.  

La promesse la plus invraisemblable comme l’a souligné Nicolas Hulot, alors ministre de l’Énergie, était la réduction de 75 à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité dès 2025, soit en dix ans. Mais d’autres objectifs moins visibles mais plus fondamentaux étaient tout aussi irréalistes pour un pays économe en énergie, peu émetteur de CO₂ et où les habitants sont déjà lourdement taxés : en 2050, division par deux de la consommation d’énergie et division par quatre des émissions de CO₂, forte contribution du solaire, de l’éolien terrestre et marin, et de la méthanisation, développement de champions industriels français dans ces énergies renouvelables, acceptation de fortes augmentations du prix des carburants et de l’électricité.  

La France s’est clairement engagée à soutenir la position du GIEC et à agir pour la planète. Une position honorable. Mais notre pays doit régulièrement s’interroger sur ce qu’elle doit et ce qu’il peut faire compte tenu de l’évolution de la situation mondiale et de la sienne. Les émotions pro-écologiques sont sympathiques, et les émotions anti-taxes sont compréhensibles, mais pour être efficace, la PPE Version-02 doit revenir aux réalités. Les parlementaires de 2018 auront intérêt à travailler soigneusement la nouvelle loi énergétique pour ne pas se retrouver dans une situation aussi embarrassante que leurs prédécesseurs.

Consommation énergétique mondiale

Le raisonnement basé sur des faits se déroule sur six étapes :

  1. La France cumule des problèmes économiques et sociaux à traiter d'urgence   
    Chômage, niveau d’éducation et de recherche, exclusions, violences, dette, déficits intérieur et extérieur, prélèvements obligatoires.
  1. La France émet beaucoup moins de CO par personne que les autres pays industriels
    Avec 5,75 m3 de CO₂/ habitant, la France, émet près de deux fois moins de CO₂ que la moyenne des autres pays européens. Dans le classement des pays pollueurs, la France se situe seulement au 65ème rang mondial, beaucoup mieux notée que ses principaux concurrents industrialisés. Seuls deux pays européens sont un peu plus performants, la Suède et la Suisse, grâce à leurs ressources hydrauliques et leurs centrales nucléaires. Au total, la France est un pays vertueux du point de vue CO₂, et depuis longtemps.

Pays

m³ de CO₂
par habitant
par an

Rang

Luxembourg

21,30

  8

États-Unis

17,50

12

Australie

16,75

14

Russie

12,18

21

Corée du sud

11 ;78

22

Norvège

11,71

23

Pays-Bas

10,96

26

République tchèque

10,65

27

Belgique

10,17

31

Japon

  9,25

34

Allemagne

  9,06

36

Danemark

  8,34

38

Pologne

  8,29

39

Royaume-Uni

  7,96

44

Nouvelle-Zélande

  7,22

49

Italie

  6,71

53

France

  5,75

65

Suède

  5,60

67

Suisse

  5,06

73

 
Source Wikipedia, données 2010 ou 2013
 
Depuis 10 ans, la France a réduit de 20% ses émissions de CO₂, mais elles ont légèrement réaugmenté (4%) depuis 2015 avec la reprise économique. La consommation d’énergie finale (celle utilisée par les consommateurs) est stable depuis dix ans avec aussi une légère croissance depuis trois ans. Le rendement des mesures d’économies d’énergie et de réduction d’émission de CO₂ est généralement décroissant (le plus rentable a été fait depuis la crise pétrolière de 1974).  
 
  1. La très grande majorité des pays vont continuer à augmenter leurs émissions de CO₂ d’ici 2030
    En 2017 comme en moyenne depuis dix ans, les émissions mondiales de CO₂ ont augmenté de 1,3%[1] par an (400 millions de tonnes). Une croissance cinq fois plus forte que celle prévue dans l’accord de Paris jusqu’en 2030, les émissions devant ensuite baisser de 2030 à 2060. Et de très nombreux pays qui ont signé l’accord de Paris n’ont pas les moyens ou pas l’intention de respecter un « engagement » qui était purement indicatif, donc pas du tout contraignant et pas contrôlé :
  • Tous les pays en guerre (Irak, Iran, Syrie, Afghanistan, Lybie, Mali, Tchad, Niger, Yémen…) ;
  • Tous les pays sous-développés (Bengladesh, Pakistan,  Somalie, Éthiopie…) ;
  • La plupart des pays en phase de décollage (Algérie, Tunisie, Philippines, Indonésie, Malaisie, Afrique du sud, Nigéria, Égypte, Honduras…) ;
  • La plupart des pays industrialisés en phase de rattrapage (Pologne, Hongrie, Roumanie, Ukraine, Inde, Brésil, Mexique, Thaïlande, Vietnam, Venezuela, Argentine, Russie…) ;
  • La plupart des pays producteurs d’hydrocarbures (Arabie saoudite, Quatar, Koweit, Kazakhstan…) ;
  • De grands pays développés (USA, Australie…)

Note :

  • La Chine s’était engagée à « faire culminer ses émissions de CO₂ en 2030 au plus tard, avec l’intention d’y parvenir avant », sans donner de valeur absolue au pic ;
  • Les États-Unis réduisent légèrement leurs émissions de CO₂ malgré leur retrait de l’accord de Paris, grâce au développement massif du gaz de schiste remplaçant le charbon.
  1. La France prélèvera 62 milliards d’euros par an en 2019, pour financer des projets de lutte contre le réchauffement climatique, généralement économiquement non rentables [note 2]
    Taxation des carburants, du gaz et de l‘électricité, subventions aux énergies renouvelables : éolien, solaire, biomasse, subventions à la rénovation de bâtiments privés et publics, et aux nouveaux véhicules.
  1. La contribution de la France est négligeable face au problème et à la solution
    La France n’émet que 1/100 des émissions mondiales de CO₂, une proportion qui décroît régulièrement chaque année. Même si elle n’émettait plus aucun gramme de CO₂, cela ne changerait rien au problème climatique.
     
  2. Le changement climatique va se produire sauf révolution technologique
    En 2017, l’organisation Nature Climate Change  a estimé (comme d’autres) à 5% la probabilité de respect de l’objectif COP21 de 2°, et à 1% celui de 1,5°. Il faut donc accentuer la recherche, notament sur la capture du CO₂, le stockage de l’électricité et l'usage des énergies les moins polluantes. Comme l'a montré la découverte de l'éclairage LED, consacrer nos capitaux et nos talents à la recherche serait beaucoup plus utile pour notre pays et surtout pour tous les autres pays du monde, que des efforts limités à la France, très coûteux et peu efficaces. 

Conclusion

Il est logique que la France souhaite conserver sa position de bon élève et prenne des mesures pour se maintenir à son rang. Mais selon une formule connue "La France ne peut pas résoudre tous les problèmes du monde". Tant que ses partenaires n’ont pas rattrapé leur retard, elle n’a aucune raison d’organiser une réduction brutale de ses émissions par des taxes et des fermetures de centrales performantes. D’ici 2050, diviser ses émissions de CO2 par un facteur 2 (et non 4), et stabiliser sa consommation d’énergie (au lieu de la diviser par deux) libérerait des ressources lui permettant de traiter ses autres problèmes. Sacrifier son économie et le niveau de vie des Français à la volonté d’affichage de ses responsables politiques à l’international n’est pas acceptable. Comme d’habitude, nos concurrents nous féliciteront chaleureusement en public, tout en ironisant en privé sur ce zèle intempestif et naïf.

Dossier : http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/refonder-la-croissance-energ...

Trois nouvelles promesses gouvernementales intenables  

  • La fermeture des quatre dernières centrales à charbon d’ici 2021.
  • L’éradication des chaudières à fioul d’ici 2028.
  • Aucune voiture à essence en vente en 2040.

[1] Source BP statistical review of world energy 2018

Commentaires

  • Par jipebe29 • Posté le 08/12/2018 à 10:52 J’approuve entièrement l’analyse lucide de cet article. Je vous signale que l’ACR (association des climato-réalistes – dont je fais partie) vient de lancer sur change.org une pétition pour la suppression de la loi de transition énergétique et une remise en question de la politique actuelle dont les absurdités et les coûts sont bien expliqués dans cet article.
  • Par jipebe29 • Posté le 08/12/2018 à 10:51 @ tous Le CO2 n'est pas un polluant. Il est gaz de la Vie, car il est indispensable à la photosynthèse, magnifique invention de Dame Nature. Quant à son action sur la TMAG (température moyenne annuelle globale), c'est une hypothèse configurée dans les statuts du GIEC (ce qui pose un problème de cohérence méthodologique qui ne semble pas gêner le GIEC), et cette hypothèse n’a jamais été validée scientifiquement, malgré 6 rapports scientifiques, 6 résumés pour les décideurs et 24 COP. Bref, ne pas dire « la Chine est le premier pollueur de la planète » mais « la Chine est le premier émetteur de CO2 de la planète », ce qui est bénéfique pour la végétation, le rendement des récoltes et pour la réduction de la faim dans le monde. Nous avons été manipulés par la propagande politico-médiatique qui veut nous faire croire que le CO2 est un polluant, ce qui permet de le taxer. Vive le CO2 !
  • Par jipebe29 • Posté le 08/12/2018 à 10:29 Le réchauffement global n'a été que de +0,7°C en 130 ans, et, selon les mesures satellitaires UAH http://www.woodfortrees.org/plot/uah6/from:2002 il n’y a quasiment plus de réchauffement depuis le début des années 2000, malgré une inflation de nos émissions de CO2, ce qui pose problème sur la validité des thèses hypothétiques du GIEC et remet en cause le gaspillage effarant d’argent public pour les politiques climat-énergie. Par ailleurs l’indice ACE, qui mesure l’énergie cumulée des ouragans/cyclones/typhons/ est revenu à son niveauplus bas des années 1975. Enfin, les projections des modèles numériques divergent de plus en plus des observations, ce qui montre que leur crédibilité est nulle, tout comme les thèses hypothétiques du GIEC qui en sont le socle. Si nous étions dans un domaine scientifique classique (physique par exemple), il y aurait remise remise en cause, voire abandon, de la théorie. Mais en climatologie, jamais : la théorie est bonne, ce sont les observations qui sont inexactes, ou, si on ne peut les contester, on les occulte. Ce dogme du réchauffement climatique anthropique procède d’une idéologie, pas de la science. Les COP sont des opérations politiques déconnectées de la réalité, et, de toute façon, tout le monde sait, comme vous le dites fort bien, que les émissions de CO2 vont continuer à augmenter pendant plusieurs décennies (rapports AIE et somme des engagements lors de la COP21).
  • Par p.francois • Posté le 03/12/2018 à 13:10 jldv : La production d'électricité en France s'élève à 570 milliards de KWH . La consommation annuelle de carburant pour véhicules thermiques est de 42 millions de tonnes = 42 milliards de litres . L'équivalence 1 litre essence = 11,1 KWH donne un besoin de 460 milliards de KWH si l'on veux voir 100% des voitures en électrique , que l'on peut ramener à 230 milliards compte-tenu du rendement du moteur électrique . Soit +40% de la production actuelle d'électricité . Dans le même temps on veut fermer les centrales nucléaires . Ou est l'erreur ? .
  • Par Théophile • Posté le 03/12/2018 à 10:34 Sans débattre sur les aspects écologiques, il est juste étrange d'idolâtrer à ce point une taxe inefficace qui n'est pas de nature à changer les comportements. Après on nous explique qu'on va accompagner les pauvres gens qui doivent rouler avec la n+1ème niche fiscale (chèque énergie ou autre)...mais que fera-t-on pour les gens tout aussi pauvres qui utilisent le train ? Pour eux on fera le train gratuit ? Si on veut pénaliser la consommation de carbone on peut augmenter le prix des équipements qui génèrent cela (voitures à essence et au diesel, chaudières au fuel ou au gaz) via un malus ou via la TVA (ou les deux) pour subventionner les équipements éco-compatibles. C'est évidemment plus intelligent que la taxe carbone...
  • Par Courageux • Posté le 30/11/2018 à 19:19 Le gouvernement dépense l'argent des citoyens français pour des actions stupides sous prétexte d'écologie : fermeture éventuelle des centrales nucléaires subventions pour la mise à la casse de bonnes voitures ce qui produit beaucoup de déchets et nécessite de l'énergie et, souvent, l'extraction difficile et coûteuse d'éléments rares pénalisant les citoyens par augmentation des taxes sur l'énergie pénalisant non seulement les citoyens mais aussi toute notre industrie et par là même notre balance commerciale. La gestion et de préférence la réduction des déchets sont des sujets qui méritent plus d'intérêt.
  • Par espoir37 • Posté le 30/11/2018 à 09:45 Excellente analyse mais comment faire pour que ces informations soient diffusées sur les chaines télé et en boucle et aux heures de grande écoute? On sait que les informations sont canalisées!les français n'ont pas toutes les infos pour avoir leur propre idée.
  • Par carambouille • Posté le 28/11/2018 à 21:03 cet article doit conforter bon nombre d'entre nous mais maintenant que le diagnostic est fait et que la position de notre ( petit) pays n'aura aucun effet sur le devenir de la planète, il faut tirer la conclusion. Laisser appauvrir toute une population pour satisfaire l'ego de certains énarques ou stars du média ou réagir?
  • Par Ronchon • Posté le 26/11/2018 à 16:11 j'apprécie votre analyse, en particulier l'incurie de nos politiques (influencés par les ayatollahs du zéro énergie). Habitant une commune rurale non desservie en gaz naturel ni réseau de chaleur (écologique?), je me vois mal changer ma chaudière au fioul que j'ai remplacée en 2006 par une basse température couplée à des panneaux solaires pour la production d'eau chaude... En 2028 j'aurai 86 ans et j'aurai peut-être déménagé... d'autre part je ne pense pas changer de voiture en 2040 à 98 ans!)
  • Par polyte le caphornier • Posté le 24/11/2018 à 21:17 Pour briller sur la scène internationale nos gouvernements successifs se sont laissé manipuler par le lobby vert. Depuis des années ce lobby a réussi à infiltrer habilement tous les rouages de l'Etat pour son profit et l'élimination du nucléaire. Qui peut maintenant se dresser pour s'opposer à la "survie" de la planète ? S'il s'oppose, c'est un criminel ! Les 62 milliards qui seront prélevés en 2019 auraient été plus utiles pour résoudre les problèmes soulevés par les Gilets Jaunes. Une bonne gestion du temps et des ressources est fondamental.
  • Par pechalou • Posté le 24/11/2018 à 20:07 entièrement d'accord avec si qui vient d'etre dit
  • Par reiller • Posté le 23/11/2018 à 16:15 Vous avez tout à fait raison, sauf quand vous comptez sur nos députés pour faire un travail dont ils sont bien incapables, et ce n'est pas un reproche que je leur fais. Reste que ceux qui auront su inventer des outils écologiques compétitifs vont gagner la partie, voulons nous en être? C'est la seule question que je me pose. Celui qui par exemple saura utiliser les KWh de manière aléatoire pour en faire une production compétitive a un bel avenir devant lui., et ce n'est pas un rêve grâce aux automates
  • Par Jean pierre LUCAS • Posté le 23/11/2018 à 14:58 de toute façon macron ne lâche rien on va aller vers les actes 3 et 4 hulot un ******* un illuminé il veut toute suite et avant dans son exemple face au mont blanc il s inquiète de l Himalay moi français je ne suis pas responsable et ne serai jamais si ce lieu est devenu une autoroute de l escalade avec une décharge a ciel ouvert qui jonche les différentes c’est-à-dire au Pakistan a gérer celà pas a la France de quoi se mêle t on la encore(info provenant d un membre d une équipe qui gravit le K2 en 1976 sans oxygène) l écologie punitive ça suffit on fait de l écologie ce que l on a fait avec l immigration a savoir la France doit accepter toute la pollution du monde hélas elle ne peut pas a bon entendeur quant a cet arriviste il a eu une prime pour l achat de son 7ème véhicule électrique celui la merci la gauche d vos conneries merci 68 merci les politiques de tous bords pou nous avoir menti a chaque élection lamentable ce jeunot et sa cohorte d inexpérimentés comme quoi un diplôme d études supérieures ne traduit pas forcement l intelligence de l individu même si nous améliorons nul pays n est tenu d appliquer au doigt et a la lettres les recommandation des différentes cop ce sont des réunions informelles des bilans mais non des traités comme ceux d une paix par exemple d ou ce grand bluff politique reposant sur une cause qui oui aurait du être plus honorable un jour je viendrai vous presenter les enjeux énergétiques globaux de l humanité il faut noter au passage que c est au lendemain de la découverte d un logiciel truque sur les Emissions de co2 chez WV que l on a décrété que le diesel était dangereux il y a une chronologie de faits celle ci ne peut être ignorée Hasard ou réalité là encore je doute en scientifique que je sois car les écolos sont très et trop excessifs même lorsqu'un de leur point de vue s avère juste ce qui les décrédibilise.
  • Par Gégé-66 • Posté le 23/11/2018 à 07:50 J'adhère à ces analyses et à la conclusion. Le gouvernement doit revoir son programme. Il doit s'occuper des Français, de leurs conditions de vie et ne plus vouloir porter la misère du monde en écoutant les irresponsables.
  • Par Pierre-Ernest • Posté le 23/11/2018 à 00:26 A qui tout cela profite ? Mais à Macron, évidement, et à lui seul. Si la France devient la championne de l'écologie, cela permet à Macron de se positionner comme le champion de l'Europe. Les Français auront payé. Les autres pays féliciteront Macron et se moqueront de lui en coulisse. Et qui seront les dindons de payeurs ?
  • Par AUGUSTE BOSSERT • Posté le 22/11/2018 à 23:43 Je suis climato-sceptique et j'attends que les modèle du GIEC (Groupe Intergouvernemental pour l"Etude du Climat_Ce n'est pas un groupe d'experts) expliquent le réchauffement suivi d'un mini age glaciaire qui ont eu lieu au cours du Moyen Age, et la non augmentation de la Température pendant ces 15 dernières années (qualifié de "Hiatus" par le GIEC). Depuis trente ans ses prévisions super alarmistes ne se sont pas avérées. Vous avez pu constater qu'il s'agit maintenant d'un changement climatique et non d'un réchauffement climatique. Pour votre gouverne, non seulement il n'est pas prouvé que le CO2 d'origine anthropique soit le principal responsable de ce réchauffement mais que le principal gaz à effet de serre est ....la vapeur d'eau dont l'effet est 7 fois plus important que le CO2. Les nombreux scientifiques qui mettent en doute les thèses du GIEC n'ont pas la possibilité de s'exprimer dans les média.Pour revenir à votre article il est étonnant et suspect que, sachant que nous n’émettons que 1% des émissions mondiales, le gouvernement continue à parler de taxe Carbone. C'est une absurdité
  • Par Rblase • Posté le 22/11/2018 à 23:10 Je partage tout à fait ce qui a été écrit par P.François,je propose d'arreter cette transition énergétique et que l'on se projette dans le monde réel. Il faut doubler les effectifs du CNRS et de la recherche en général, pour 3,3Mds d'€ 70000 personnes de plus en recherche! Les enjeux ne sont pas de produire de l'électricité dont nous n'avons pas besoin, il y a une surproduction en Europe. Le charbon est encore pour longtemps la première source d'énergie et un objectif majeur est donc de réduire sa pollution, GES mais pas seulement. Celui qui répond à cette question rendra un service bien plus grand que de jouer avec des éoliennes.
  • Par D. Huger • Posté le 22/11/2018 à 19:19 Et le pire, c'est que l'Etat français appauvrit sa populaion pour un problème non prouvé: le lien CO2-climat. Les études scientifiques contredisant les thèses du GIEC ont été soigneusement étouffées et délaissées par les médias, sans compter que les calculs de CO2 sont des moyennes théoriques très approximatives. Ceci n'était pas l'objet de cet article qui constitue une bonne analyse de la politique suivie et démontre son absurdité même en acceptant une base discutable. Il faut seulement réciser que le 1% d'émissions de la France n'est que la proportion de CO2 industriel qui lui-même n'est qu'une fraction du CO2 total. Le jour où une majorité de la population va réaliser la double imposture qui a servi de fondement à des politiques anti-économiques et anti-sociales, que va-t-il se passer? La révolte des gilets jaunes n'est qu'un apéritif...
  • Par berni • Posté le 22/11/2018 à 18:22 Votre liste occulte le premier pollueur de la planète la Chine Il exclut aussi l' Inde, en bonne place au niveau de la Russie Le niveau de nuisance par habitant importe peu: la pollution se partage au niveau de la planète Combien de pays font autant d'efforts que la France ? Nos impôts ne seront jamais assez importants pour sauver la planète

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