Retraite

Baisse de la cotisation retraite des fonctionnaires : le comble

05 juin 2014 • Sandrine Gorreri

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Les salariés des trois fonctions publiques contribuent déjà très peu au financement de leurs retraites. La proposition du ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, de réduire encore le taux de cotisation des fonctionnaires est donc choquante. Cela reviendrait à augmenter les privilèges dont ces salariés bénéficient déjà par rapport à ceux du secteur privé, et à aggraver le déficit de l'État. Le contraire des besoins de la France et des attentes des Français.

Contribution des salariés à leurs régimes de retraite

Année 2012 Taux cotisation salarié Taux cotisation employeur Taux cotisation total % des cotisations salariés / total
Secteur privé 10,55 % 15 % 25,55 % 41 %
Fonctions publiques Collectivités locales et Hôpitaux 8,49 % 28,85 % 37,85 % 22 %
Fonction publique d'État (civils) 8,49 % 68,59 % 74,28 % 11 %

Note de lecture : les salariés du privé financent presque la moitié de leurs retraites (41 %) ; les fonctionnaires des collectivités locales et des hôpitaux environ un cinquième (22%) ; les fonctionnaires civils d'État environ un dixième (11 %).

Recul sur un modeste plan de rattrapage en cours

Pour supprimer au moins une des inégalités les plus voyantes, la réforme Woerth de 2010 avait prévu d'aligner progressivement le taux de cotisation des fonctionnaires qui était de 7,85% sur celui des salariés du privé : très progressivement puisque la parité devait être atteinte en 2020. En 2013 déjà, le gouvernement avait accepté de ralentir ce rattrapage. Mais baisser le taux de cotisation des fonctionnaires constituerait un véritable retour en arrière sur une dans rares mesures d'équité prise en 2010.

Un système dommageable pour les fonctionnaires en activité et les retraités

Pour l'État, le taux de cotisation employeur a augmenté très rapidement passant de 49,90% en 2006, à 68,59% en 2012 et à 74,28% en 2014. Dès à présent, la charge des retraites des fonctionnaires d'État pèse lourdement sur le budget : pour chaque fonctionnaire payé par exemple 2.500 euros par mois, l'État verse 1.857 euros au service des retraites de ses fonctionnaires. Cette charge prive l'État de toute marge de manœuvre et contribue à rendre indispensable le gel du point des salaires des fonctionnaires actifs et la baisse de leurs effectifs. Les 450 millions d'euros d'allègement de cotisations salariés décidés par madame Lebranchu seront inévitablement prélevés sur les fonctionnaires en activité.

Dans les deux autres fonctions publiques (hôpitaux et collectivités locales) ce problème va devenir explosif à son tour avec le départ en retraite de très nombreux agents. Le taux de cotisation de 29% va rapidement passer à plus de 50%, asphyxiant ces organismes déjà en très grande difficulté financière [1].

Dans la période actuelle où tout devrait être mis en œuvre pour le redressement de notre pays, les privilèges distribués régulièrement à la fonction publique (baisse du taux des cotisations retraite, report d'un jour de la rentrée scolaire, week-end de deux jours et demi pour les enseignants du primaire, recrutement massif de nouveaux salariés contractuels et emplois aidés …), constituent des signaux irritants pour les autres Français au travail ou au chômage. À terme, c'est rendre un très mauvais service aux fonctionnaires envers lesquels une forte hostilité se développe.

Sondage BVA du 17 avril 2014

« La réduction du nombre de fonctionnaires (sauf dans l'Éducation nationale, la Sécurité et la Justice) apparaît comme la mesure la plus appréciée et de loin (73% dont 79% pour les sympathisants de droite et 65% pour ceux de gauche). Le gel du salaire des fonctionnaires est apprécié par 57% des interrogés (respectivement 67% et 50%). »

Préparer la réforme des retraites

En déconnectant encore plus le montant des retraites versées aux fonctionnaires (et aux salariés des autres régimes spéciaux) du montant des cotisations des actifs, le gouvernement renforce le sentiment qu'il existe une sorte de trésor à partir duquel ces pensions sont versées. Une très mauvaise façon de préparer les esprits à l'inévitable prochaine réforme des régimes de retraite [2]. Ce sont les impôts des Français qui financent chaque année les retraites des fonctionnaires. Face au ras-le-bol fiscal actuel, il serait imprudent de la part des fonctionnaires d'accentuer les divergences avec le régime général.

[1] Pour les hôpitaux publics, une hausse de 21% des cotisations sur des salaires qui représentent 70% des dépenses entraînerait une telle hausse de leurs coûts (10%), déjà supérieurs à ceux de leurs concurrents, que cela les sortirait du marché.

[2] La "réforme" de 2013 aura constitué une des pires non-réformes de ces dernières années.

Commentaires

  • Par ROBERT • Posté le 27/06/2014 à 09:30 mais ou sont donc passes les ASSUREURS vrais spécialistes du risque ?

    Pour RAPPEL la VALEUR DE RENTE d'une retraite de 2000 euros/mois avec réversion (cheminot) équivaut à 1.000.000 euros A quand l'ISF sur les rentes???
  • Par Sophie • Posté le 10/06/2014 à 20:03 L’échange entre Sophie et l’Ifrap n’est pas terminé ! Avec un additif pour le preiller à la fin.

    Merci d’avoir à Philippe François pris le temps de lire mon message et d’élever le débat au-dessus des réflexes épidermiques.

    Vous formulez, je trouve, un jugement assez dur et trop rapide sur le sérieux et l’implication des enseignants, séparant péremptoirement « le bon grain de l’ivraie ». Il y a aurait « les fainéants et les autres » trop rares…c’est un motif récurrent de la critique de l’école ou des fonctionnaires.

    D’abord, ce que vous dites concernant l’inégalité des compétences des enseignants s’applique de la même façon à n’importe quels autres professionnels : au nom de la même défiance ou du même réalisme, on devrait admettre que les artisans, commerçants, médecins, avocats, agriculteurs, restaurateurs, chefs d’entreprise, que sais-je, ne sont pas tous consciencieux, sérieux, probes, experts, créatifs, etc… et donc pas plus « méritants » des avantages concédés par la société que les fonctionnaires. N’est-il pas à la mode de séparer même « les bons et sincères chômeurs » des autres « profiteurs » ? Ainsi certains entrepreneurs, par exemple, clament s’être faits « tout seuls » en oubliant un peu vite que, comme tout le monde, ils ont profité de lois, de financements, d’arrangements, de déductions fiscales, d’opportunités offertes indirectement par la collectivité, de modes culturelles et d’ouverture de marchés et pas seulement de leurs idées ou bien encore qu’ils ont eu la chance d’hériter de l’affaire familiale sans pour autant apporter par la suite à la communauté de réelles utilités « au juste prix » de leurs valeurs. Et il n’est pas sûr que le client ou le patient ait toujours davantage la liberté de choisir en toute confiance son professionnel compétent que l’usager du service public « son fonctionnaire » efficace.

    Ou alors il faut lire dans cette grande sévérité de la société envers les enseignants la preuve qu’elle attend d’eux un Bien plus précieux que de ses plombiers ou de ses artisans…Mais alors qu’elle s’en donne les moyens ! Qu’elle commence par définir clairement et surtout précisément le projet éducatif qu’elle veut leur fixer – et je crains que le consensus sur ce point soit difficile à trouver, voire que le sujet de réflexion n’intéresse qu’une minorité de citoyens - et ensuite, si elle parvient à dégager une ligne d’horizon cohérente à ces professionnels, qu’elle mette le prix pour les former, les rémunérer et leur donner les moyens de cette mission.

    Dans le privé, que l’on soit salarié ou libéral, il y a souvent un « contrat » ou un « devis » pour lier le bénéficiaire de la prestation et le prestataire. On met sur la table tels moyens, pour tels objectifs définis à réaliser ou pour telle prestation de telle qualité et le professionnel ne s’engage que si c’est faisable avec les moyens dont il dispose ou que le client est prêt à mettre.

    Or, c’est le contraire qui se passe pour l’école ! On exige de la réussite immédiate, à grande échelle, dans tous les milieux, sur tous les pans de connaissance et d’épanouissement humain (parfois les plus contradictoires) mais sans concerter les professionnels qui vivent la réalité de leur métier au quotidien ou en les prenant a priori pour des menteurs ou de fainéants dès qu’ils tentent de s’exprimer et surtout, sans vouloir entendre le gros mot, le mot qui fâche, le mot « moyens » qui n’est dans leur esprit qu’un rappel du banal principe de réalité et non la revendication égoïste qu’on leur prête. Ainsi donc, on n’écoutera surtout pas les syndicats des enseignants parce qu’évidemment, en France, aux yeux de l’opinion publique, un syndicat est forcément, par essence, malveillant ou dangereux. Mais par contre on écoutera tout un tas d’experts autoproclamés de l’école : sociologues universitaires de tous poils payés 4500 euros pour 6 heures de cours de fac ou encore journalistes renseignés par les dits universitaires ou par une petite enquête éclair dans une école « pilote », toutes personnes dont les enfants sont scolarisés dans des conditions familiales avantageuses … ou bien encore on donnera la parole sur telle radio populaire à Mme Michu « qui a son fils qui » … et parle au nom de toutes les classes de toutes les villes de France.

    Mais que Mme Michu, ou Mr l’universitaire ou Mr l’entrepreneur ou Mme la journaliste (c’est souvent une femme qui traitera le sujet de l’enseignement bien sûr) qui débordent d’idées viennent nous montrer concrètement comment faire (et si possible sans moyens) dans les classes puisque c’est si simple ! Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point les enseignants attendent que ces experts éclairés prennent leurs classes en main pendant quelques mois ou qu’un référendum national fixe les programmes, tellement ils se sentent désorientés et épuisés des micro ou macro procès en incompétence dont ils sont les objets!

    Parlons maintenant un peu du « cœur du métier ». Vous souriez avec une pointe d’ironie à l’idée qu’un enseignant puisse travailler 45 heures par semaine à l’exception de trois catégories particulières. Là encore, je m’explique mal cette mise en doute systématique de nos témoignages sur notre temps de travail et les motivations profondes de cette défiance. Ou alors nous fréquentons des enseignants radicalement différents (affaire d’âge, d’implantation géographique ?)…

    Je ne peux me fonder que sur ce que je connais et personnellement je ne permets pas de juger combien de temps passe réellement tel ou tel professionnel du privé ou du public si je n’ai pas toutes les données sur ce que sont toutes les tâches ( visibles ou invisibles) de son travail.

    J’observe simplement, comme vous observez les vacances des enseignants, que tel ou tel vendeur est assis des heures au calme en attendant un rare client dans la semaine pendant que je piétine six heures dans le bruit humain et la suractivité, que des infirmières des hôpitaux où j’ai été soignées un jour comme tout le monde débriefent une heure ou deux autour d’un café après des périodes de soins intenses mais donnés à un patient à la fois quand je dois répondre à plusieurs dizaines de sollicitations en même temps et user de ma voix entre six et huit heures, j’entends que 40% de cadres de grandes entreprises s’endorment au cours de longues réunions post prandiales inutiles ou que l’on équipe leur lieu de travail d’espaces de siestes courtes ou de salles de sport quand je ne peux même pas certains jours d’enchaînement de service de récréation prendre une pause toilette, je remarque que mon dentiste est fermé le mercredi plus un jour et demi dans la semaine et qu’il prend une semaine de vacances à chaque petite période de vacances scolaires, plus cinq semaines l’été, je vois mes élèves déserter l’école les ponts de mai, ascension, pentecôte, je vois les parents récupérer leurs enfants à 16h30 ou à 18 h après l’étude que je termine avant ma séance de corrections, je vois mes proches regarder des séries ou des films tous les soirs quand je tombe comme une masse après avoir effectué les corrections qui m’aideront à bâtir une séquence plus efficace le lendemain …. mais je ne connais pas toutes les faces invisibles du travail de ces personnes… et je me contente d’observer sans juger. J’ajoute que je vois très clairement aussi l’exploitation scandaleuse subie par les catégories de salariés les plus précaires. J’espère donc que les professionnels qui ont le même niveau d’études et de responsabilité que moi mais avec un salaire largement supérieur au mien y sont sensibles aussi et qu’ils ressentent à l’égard de ces travailleurs pauvres une culpabilité proportionnelle encore plus grande que celle que l’on exige des fonctionnaires quand ils réclament un rattrapage de leurs salaires bloqués et baissés depuis au moins quatre ans.

    Dans ma « partie », ma connaissance réelle de l’implication de mes collèges se limite aux professeurs réellement devant élèves d’élémentaire et de collège dans les matières dites « littéraires » (histoire, géographie comprises) parce que j’en fréquente de près et ce depuis bientôt 34 ans. J’ai été en poste dans plusieurs écoles et franchement je n’ai rencontré, à quelques très rares exceptions , que des gens hyper impliqués et travaillant aux bouts de leurs forces pour leurs élèves : Des gens qui quittent leur école à 19 heures ou qui y sont depuis 7h30, des gens ( surtout des femmes avec des enfants à élever) qui la quittent à 16h30 mais avec le panier plein de cahiers qu’elles corrigeront de 20h30 à minuit une fois leurs enfants couchés, des gens qui y passent leurs dimanches au détriment de leur vie de famille…

    Renseignez –vous sur le taux de divorce chez les profs, recueillez les témoignages des conjoints des enseignants… ceux qui travaillent dans le privé justement, qui partaient plein de préjugés et qui découvrent une toute autre réalité ; des conjoints ou parents de gens qui depuis longtemps y laissent leur équilibre psychologique, preuve qu’avoir affaire à des enfants, beaucoup d’enfants, tout le temps et très longtemps, jusqu’à soixante ans et plus par exemple, c’est très dur, quelque choquante et insupportable que soit cette idée pour la société et que devoir s’avouer qu’on n’y arrive pas parce qu’on ne sait plus comment faire ou plus assez bien parce qu’on vieillit , c’est honteux pour soi-même et donc infiniment destructeur, a fortiori quand la société qui vous confie cette mission souvent impossible (rappelez-vous Freud et sa définition des trois métiers impossibles : soigner, éduquer, gouverner) vous dénie le droit à toute plainte, à toute aide et à toute reconnaissance concrète. A ce propos, le suicide du collègue de Marseille récemment reconnu comme directement lié à ses conditions professionnelles, les difficultés à recruter des enseignants depuis quelques années devraient faire réfléchir plus profondément les gens honnêtes qui se veulent constructifs.

    Bien sûr il peut être choquant pour l’opinion que le malaise de la profession s’exprime par un refus de laisser modifier le statut des retraites ou les rythmes scolaires. Mais les gens réalisent –ils qu’aucun gouvernement depuis trente ans, de droite comme de gauche, et bien avant que la crise ait pris cette ampleur n’a jamais véritablement refondé l’école de manière systémique, c’est-à-dire en tissant ensemble tous les éléments nécessaires à une école de qualité : réflexion sur les savoirs pertinents dispensés, par qui et dans quel cadre, réflexion sur les rythmes des enfants en étroite corrélation avec la fatigue et la santé des enseignants, mise au clair sur les moyens financiers que chaque citoyen est disposé à voir engagés dans l’école localement et/ou nationalement, réflexion sur les objectifs prioritaires que la société veut assigner à l’école : armer ses enfants pour affronter les défis économiques, humains, moraux de la société ou s’arcbouter à une vision individualiste de l’épanouissement personnel ? Et la liste est encore bien incomplète !

    Les gens imaginent-ils la lassitude, le désenchantement, l’amertume et le ressentiment qui rongent les enseignants contre tous ces ministres hypocrites, après ces successives pseudo-réformes qui n’ont consisté qu’à mettre des rustines inefficaces et scinder avec mépris les enseignants en catégories savamment hiérarchisées pour mieux échapper à une revalorisation générale du métier ? Comment les enseignants pourraient-ils encore faire confiance à un gouvernement quelconque ?

    Comment pourraient-ils tous être portés vers l’envie de se dépasser ou d’œuvrer pour le collectif quand ce collectif est sourd, les humilie dans les faits depuis des années malgré de grande envolées lyriques sur la grandeur de leur métier ? Comprenez-vous à quel point il est intolérable d’assigner les gens à plier l’échine au nom d’un respect hypocrite des enfants ? Ne confondons pas les causes des échecs de l’école (le supposé désinvestissement des enseignants) avec les conséquences !

    On ne peut effectivement pas améliorer notre école en séparant les intérêts des enfants de ceux des enseignants qui en ont la charge parce qu’enseigner doit être défini et pensé par la société comme un métier qui s’apprend et se transmet et non comme un sacerdoce ou un bricolage aléatoire que l’on regarde avec mépris.

    Ce que vous suggérez sur la nécessité de penser l’école plus localement et non plus verticalement est évidemment intéressant même si les risques de dérives clientélistes et d’affaiblissement du projet éducatif sont immenses et doivent être bien imaginés. L’autre avantage de cette délocalisation partielle serait, je vous le concède sans hésiter, de casser la lourdeur de l’appareil d’Etat et de réaffecter le troupeau d’inutiles ou de sous-efficaces de l’éducation nationale (payés parfois bien plus grassement que les enseignants) qui ne sont justement plus au service des élèves et coûtent cher à la communauté. Mais se passer de certains corps intermédiaires exigent des gens bien plus de maturité, d’efforts, de réflexion, de responsabilité qu’ils n’en manifestent aujourd’hui :

    Combien de parents d’élèves impliqués à long terme dans les associations ? Présents aux réunions ? Prêts à lire des ouvrages sur les problématiques éducatives et à en débattre avec les enseignants ? A croiser les données, les expériences en acceptant la difficulté même à les penser ensemble ? Combien de citoyens n’attendant plus « l’Homme providentiel » et cherchant à se réunir pour philosopher, réfléchir de manière complexe et tenter d’agir de concert pour le bien… des enfants et pas seulement des leurs ?

    Additif :

    Le plus décourageant n’est-il pas de voir nos politiques renoncer à la réforme qui consisterait à réduire les vacances d’été en augmentant considérablement le salaire des enseignants, cesser l’étalement des congés des salariés sur deux mois, quitte à fâcher l’industrie du tourisme pour le bien réel des enfants et leurs rythmes…. Et qui accepte de m’embaucher un mois d’été pour augmenter mon pouvoir d’achat ?
  • Par reiller • Posté le 09/06/2014 à 14:14 A Sophie, je suis aussi bac +7; embauché par l'état à un salaire normal, je suis vite devenu le moins payé de ma promo avec pourtant un bel avancement interne , et s'il m'est arrivé d'avoir honte de ma paye, j'ai toujours compris qu'il ne fallait pas rêver tant ce service était mal géré, les sureffectifs évidents et les profiteurs du système (à tous niveaux) nombreux et couteux ...et nombreuses mes semaines de congés! . Et voyez vous ,je ne suis pas étonné de me trouver parmi ceux qui trouvent un peu dur à avaler, les privilèges de la fonction publique: j'ai deux enfants dans le privé, mais déjà au travail je discutais fort avec mes représentants syndicaux , tant je trouvais absurdes leurs mots d'ordre de grève récurrents pour obtenir des avantages (ils disent avancées) nouveaux qu'il était ,à l'évidence, impossible d'accorder aux salariés en usine.

    Quant à vos gamins, croyez moi, faire travailler qques dizaines d'ingénieurs ,que rien réellement ne motive, c'est pas de la tarte non plus!
  • Par preiller • Posté le 09/06/2014 à 10:34 Bel échange entre Sophie et l'iFRAP! Mais pour moi le plus choquant, le plus décourageant, est de voir comment nos politiques capitulent systématiquement devant les demandes des syndicats de la fonction publique, quitte à proposer 3/4 d'heure d'activités chaque jour de classe, ce que chacun sait irréaliste compte tenu des temps morts de début et fin.

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