État et collectivités

60 milliards d'économies ! Oui... mais tous les ans

28 février 2013 • l'équipe de la Fondation iFRAP

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Par rapport aux autres pays de l'Union européenne, le surcoût de production de nos services publics est de 60 milliards par an. François Hollande a annoncé 60 milliards d'euros d'économies… en 5 ans. La différence est de taille ! L'objectif courageux serait au contraire de parvenir à une baisse des dépenses pérenne de 60 milliards d'euros par an tous les ans, à l'avenir. Ces économies sont possibles sur les dépenses publiques, et ce, sans toucher à la qualité de nos services publics. Agnès Verdier-Molinié le prouve dans son nouveau livre : "60 milliards d'économies ! Oui… mais tous les ans".

Plus la France s'enfonce, plus nous renforçons le modèle de l'État dépensier qui nous ruine, et plus nous avons peur de le réformer. Aujourd'hui, toute perspective de création de richesses est brisée, l'avenir est sombre, entre chômage de masse et dette publique galopante.

Un rapport confidentiel de l'Inspection des Finances, commandé avant l'alternance, dressait pourtant une liste des économies possibles pour redresser le pays. Les hauts fonctionnaires le savent bien, qui, pour la première fois dans l'histoire de la Vème République, abandonnent soudain leur jargon hermétique pour produire des rapports ouvertement alarmants. C'est une chance inouïe ! Parce qu'ils ont ce pouvoir d'envoyer des ordres à tous les corps de l'administration, parce qu'ils sont au pied du mur, jamais nous n'avons été aussi près de pouvoir faire bouger le pays.

Il y a urgence. Et il n'y a pas d'alternative.

« C'est la réforme de l'État, de la protection sociale et de notre organisation territoriale qu'il faut engager ! » a répété François Hollande lors de sa première conférence de presse à l'Élysée, le 13 novembre dernier. A la baisse des dépenses, devra s'ajouter une réforme du code du travail, assorti de la suppression de la durée légale du temps de travail.

Ce sera douloureux et sans doute chaotique. Même si, comme l'a souligné le Président, « on ne vit pas mieux avec 57% de dépenses publiques qu'avec 52% ». C'est la qualité des services qu'il faut défendre, leur efficience et leur compétitivité. Les exemples abondent d'initiatives efficaces et moins chères qui permettent de produire les services publics de qualité dont nous avons besoin sans les surpayer.

Combien coûte ma place en crèche, combien coûte ma cantine, combien coûte mon école, mon hôpital ou mon assurance-maladie, combien mon maire ou mon président de région a-t-il de voitures de fonction, à qui donne-t-il des subventions ? Voilà des questions auxquelles les Français ont le droit d'avoir des réponses. À l'heure où l'on nous demande de payer plus d'impôts pour renflouer les déficits publics, l'étude des données publiques exposées aux yeux de tous risque d'être passionnante… responsable et citoyenne !

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