Agriculture et énergie

La loi sur la transition énergétique : un leurre pour le sommet mondial de Paris

22 janvier 2015 • Philippe François

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Avec sa loi sur la transition énergétique votée en janvier 2015, notre pays va se mettre en position de donneur de leçon aux 195 pays et aux 45.000 participants de la conférence internationale sur le climat que Paris accueillera en décembre 2015. Une satisfaction psychologique. Mais à quel prix pour la compétitivité de notre pays et le niveau de vie des Français, si elle devait être mise en application ? Heureusement, elle ne le sera pas. Les déclarations faites cette semaine par Ségolène Royal, ministre de l'Énergie, sur le nucléaire montrent que le contre-exemple allemand et les prises de position des experts du secteur commencent à porter.

Il faut le rappeler, l'objectif de la conférence internationale sur le climat n'est pas de réduire la consommation d'énergie dans le monde, un but indécent face aux besoins des quatre milliards d'êtres humains qui vivent dans des conditions que les Français jugeraient misérables. Par exemple, deux milliards d'humains n'ont pas accès à l'électricité, d'où de multiples maladies et décès dus aux fumées toxiques des cuisines. Ce n'est pas non plus de réduire la production d'électricité nucléaire alors que 72 réacteurs sont en cours de construction dans le monde, et que le gouvernement et les industriels français travaillent activement à vendre notre technologie à l'étranger. Ni de produire de l'essence à partir de céréales alors que l'avantage écologique est douteux, que le plein d'une voiture en biocarburant à base de maïs, représente la ration annuelle (200 kilos) d'une personne dans un pays en développement, et que toute la production agricole devra être mobilisée pour nourrir les 9 milliards de terriens. Non, l'objectif fixé par le GIEC est de réduire la production de gaz à effet de serre. Dans leur accord du mois dernier, la Chine et les États-Unis l'ont bien compris, du moins au niveau des intentions : Barack Obama a annoncé une réduction de 26 à 28% des émissions d'ici 2025 par rapport à 2005, et Xi Jinping envisage d'atteindre un pic des siennes autour de 2030, si possible avant.

Le plan français

En 2007, alors que sa position lui aurait permis de jouer un rôle de leader, la France s'est alignée sur l'objectif européen inspiré par des extrémistes allemands viscéralement opposés au nucléaire. L'Europe avait pris trois engagements pour 2020 : réduire de 20% la production de gaz à effet de serre, produire 20% d'électricité renouvelable et réduire de 20% sa consommation d'énergie finale. Le second point avait déjà peu à voir avec l'objectif du GIEC et le troisième objectif non plus, mais, contrairement aux deux premiers, il n'était pas juridiquement contraignant. De ces trois objectifs, la nouvelle loi sur l'énergie passe à huit. Seuls les deux premiers correspondent à l'objectif climatique à atteindre. Certains autres, comme la réduction de la consommation énergétique, sont des moyens éventuels de parvenir au but, d'autres, comme la réduction de la part du nucléaire, n'ont rien à voir avec le but poursuivi et sont même tout à fait contradictoires.

Ces objectifs posent deux questions : sont-ils atteignables ? sont-ils souhaitables ?

Atteignables ?

Depuis 2005, la consommation finale d'énergie baisse en France, mais peu, alors que l'économie est en crise, la croissance très faible, les prix des énergies très élevés et les incitations aux économies d'énergie fortes (bonus/malus, subventions financières, campagnes d'information, développement des transports publics, …).

D'après les chiffres du commissariat général au développement durable [1], jusqu'en 2013 le transport connaît une légère baisse annuelle, mais ce secteur dont l'activité sur-réagit à la baisse quand l'économie stagne ou régresse, sur-performe fortement en cas de reprise ; dans le résidentiel et le tertiaire, une légère croissance ou une stabilisation ; et dans l'industrie une décroissance à la fois pour de très mauvaises raisons (fermetures d'usines métallurgiques, de raffineries de pétrole, baisse de la production …) et grâce à un effort important de productivité des entreprises.

Mais l'efficacité énergétique de l'industrie, comme celle des particuliers ne connaitra pas une croissance sans fin apparente comme nous le constatons pour le secteur de la communication. Pour ne donner que deux exemples, l'usine Georges Besse-2 d'enrichissement de l'uranium a fait gagner la production de un à deux réacteurs nucléaires. On ne fera pas beaucoup mieux. Et chacun peut comprendre qu'après avoir gagné 40% sur son électricité de cuisson grâce aux plaques à induction, on est proche de la limite. La baisse de 20% de consommation d'énergie en 2020 est donc irréaliste à moins de passer à un régime très autoritaire ou/et de réduire drastiquement le niveau de vie des Français. Non seulement la population française augmente de 1% par an, mais le pays tente de rattraper son retard en voulant construire 500.000 logements par an, et la quasi-totalité de la population souhaite une amélioration de sa situation, estimant qu'un revenu médian français de 1.630 euros par mois est très insuffisant.

De son côté, même si la baisse prévue de la consommation d'énergie était faisable, la réduction de la part du nucléaire à 50% en 2025, et donc la fermeture d'une vingtaine de réacteurs nucléaires en dix ans n'est pas crédible. En particulier elle augmenterait très fortement le contenu carbone de l'électricité française. La réalité du monde de l'énergie faite de béton, d'acier, de cuivre et de lignes électriques à construire à travers la France n'a rien à voir avec les mondes virtuels d'Internet. Distribuer une nouvelle version de logiciel à dix millions de smartphones se compte en jours ; mettre en place des parcs de centrales, même éoliennes, et des réseaux, en décennies comme le constatent les Allemands.

Souhaitables ?

La production massive d'énergies solaire ou éolienne est techniquement faisable puisque ces technologies sont déjà opérationnelles sinon matures pour le solaire. Mais aucune des nouvelles méthodes de production disponibles n'est actuellement compétitive en France avec les énergies existantes (hydraulique, nucléaire, pétrole, gaz, charbon). Leur surcoût complet (y compris les effets de l'intermittence) varie d'un facteur 3 (éoliennes terrestres) à 6 (solaire, éoliennes marines), et est financé par des subventions payées par les consommateurs. Une charge difficilement supportable pour notre pays. Le pouvoir d'achat des Français baisse déjà depuis la crise, d'après l'OFCE, de 1.750 euros par ménage de 2011 à 2015.

Dans une telle période, l'augmentation du prix de l'énergie, des taxes et des coûteuses contraintes règlementaires est inadmissible pour la plupart des Français et la précarité énergétique deviendrait incontrôlable. La taxe la plus connue est la contribution au service public de l'électricité, déjà dix milliards par an pour la prochaine décade, enclenchée par l'option de diminuer de 25% la part du nucléaire au profit d'énergies intermittentes ne se développant qu'à l'abri d'obligations d'achat à prix exorbitants. Mais il en existe d'autres comme la taxe carbone et la taxe contribution énergie climat sur les carburants de 4 centimes d'euros par litre, passées inaperçues grâce à l'effondrement du prix du pétrole, mais qui seront toujours là même quand leurs prix remonteront [2]. Et aussi le coût de la bureaucratie des certificats d'économie d'énergie, celui des ampoules dites vertes, imposées, même lorsque leur utilisation ne dégage aucune rentabilité, celui des agrocarburants incorporés à l'essence et au diesel, celui du méthane issu de la méthanisation [3].

De même, la loi est pleine de bonnes intentions en ce qui concerne l'isolation des logements. Mais parce que ces travaux ne sont pas toujours rentables, ils doivent eux-aussi être subventionnés par l'État. Dans cette catégorie, la norme de construction RT2012 qui favorise le chauffage aux combustibles fossiles aux dépens de l'électrique, et surtout des pompes à chaleur qui offrent une énergie à contenu carbone quatre fois inférieur à celui du gaz, constitue un mystère bureaucratique. La relance du secteur de la construction appelle une toilette sévère des réglementations.

Ces charges pèsent sur les particuliers mais aussi sur les entreprises, l'État et les collectivités locales, détournant les capitaux disponibles des investissements rentables vers des investissements parfois utiles mais jamais rentables. L'idée que la France pourrait entrer dans une nouvelle phase de croissance et de prospérité en mettant en œuvre par la contrainte des technologies moins efficaces que les précédentes, est inimaginable. Cela ne s'est jamais produit, pas quand la vapeur a remplacé la force animale, ni pour le chemin de fer, l'électricité, le moteur à explosion, l'électronique, la révolution verte agricole ou la médecine scientifique.

Donc l'essentiel des gains d'émissions d'ici 2050 se fera en développant l'utilisation des énergies décarbonées opérationnelles et rentables dont le nucléaire. "Il faut bâtir de nouvelles centrales nucléaires" a déclaré Ségolène Royal le 13 janvier 2015, dans un entretien publié par le magazine Usine Nouvelle. Après sa condamnation de « l'écologie punitive », cela fait espérer que les centrales existantes, dont Fessenheim, seront maintenues en production tant qu'elles seront certifiées par l'indépendante et rigoureuse Autorité de Sûreté Nucléaire, et que leur exploitant jugera qu'elles sont économiquement performantes.

Le risque politicien

La mise en œuvre de la loi sur la transition énergétique entraînerait des charges financières considérables (en dizaines de milliards d'euros par an). Des dépenses qui risquent d'être motivées par des considérations strictement politiciennes [4] : gagner les prochaines élections, servir de marqueur au quinquennat et flatter l'ego des négociateurs. Contrairement à ce qui se passe pour l'attribution des jeux olympiques, du mondial de football ou de l'exposition universelle, la France n'a eu aucun mal à se voir attribuer la responsabilité de la conférence mondiale sur le climat de décembre 2015 : elle était la seule candidate. Son organisation coûte pourtant apparemment beaucoup moins cher que celle des autres manifestations. Mais au final sa charge peut être beaucoup plus lourde. Classiquement, une pression psychologique pèse sur le responsable de toute négociation : s'il est en position de le faire, il finit souvent par prendre à sa charge une part excessive des charges du compromis, voire de nous décrédibiliser par des promesses intenables. Pourquoi ? Pour que la négociation aboutisse et qu'il en retire le prestige. C'est le cas dans les négociations sociales ou financières courantes. C'est pourquoi, il est beaucoup plus efficace de confier la responsabilité de la négociation à un professionnel ou à un tiers non impliqué dans l'affaire. Confier le job à un fonctionnaire de l'ONU ou à une personnalité indépendante qualifiée aurait été beaucoup plus prudent que de mettre nos ministres aux commandes. S'ils s'engagent sur des objectifs irréalistes ou sur des aides financières excessives, c'est nous qui devrons honorer leurs promesses, sans que nous ou nos élus ne soyons consultés.

Conclusion

Pour réduire la production de gaz à effet de serre, de nombreuses pistes existent pour le faire en France à un rythme raisonnable, compatible à ce que feront les pays étrangers (il vaut mieux rouler en tête du peloton que de réaliser un numéro solitaire). En 2015 on sait continuer à améliorer les processus industriels et les performances des moteurs à explosion, remplacer le pétrole par le gaz, développer la voiture et le chauffage électriques, perfectionner les centrales nucléaires existantes et nouvelles [5], isoler les bâtiments et utiliser les richesses dont Dame nature a fait cadeau à la France, la biomasse et l'hydraulique, quand c'est rentable. Au lieu de consacrer des dizaines de milliards par an à déployer des productions d'énergies renouvelables intermittentes inefficaces, il serait plus utile de consacrer des milliards à la recherche pour améliorer toutes nos technologies. La France est déjà le pays industrialisé premier de la classe, pour la Jacques Peter limitation de ses émissions de gaz à effet de serre, en grande partie grâce à son programme nucléaire, à son potentiel hydraulique important et à son efficacité énergétique (parc de voitures économes, habitudes de relative frugalité, climat tempéré). Elle a déjà dépassé l'Allemagne pour la proportion d'énergies renouvelables dans le mix énergétique. Connaissant les résultats catastrophiques du plan de transition énergétique de notre voisin (Energiewende) et l'abandon brutal du nucléaire, pourquoi l'imiter ? En revenant aux réalités, et en construisant un consensus national sur ce projet, nous pourrons poursuivre dans les prochaines décades des réductions de nos émissions de gaz à effet de serre de l'ordre de 30% à l'horizon 2050, en stimulant les efforts d'autres pays, tout en sauvegardant le pouvoir d'achat des ménages notamment des plus modestes et la compétitivité de nos industries. Il aura fallu conjuguer l'écologie et la raison, c'est possible !

Jacques Peter et Philippe François

[1] Point sur, N° 192, juillet 2014, Le bilan énergétique de la France en 2013 : une hausse de la consommation qui en masque la baisse continue.

[2] Ces augmentations ciblées pourraient être justifiées par un but pédagogique, mais devraient être compensées par des baisses équivalentes d'autres prélèvements obligatoires, comme cela était prévu en 2007, mais la méthode choisie avait été refusée par le Conseil constitutionnel.

[3] La méthanisation telle qu'elle apparaît dans le premier bilan normand consomme 30% de maïs tendre et 70% de déchets afin de traiter le lisier. Le coût de revient de l'électricité et du gaz qu'elle produit étant élevé, cette filière doit être subventionnée. Les agriculteurs estiment que, pour être compétitifs, ils doivent bénéficier de cette aide dont profitent déjà leurs concurrents allemands qui utilisent presque 100% de maïs dans leurs méthaniseurs.

[4] Même si les responsables politiques précédents ont pu constater qu'ils n'en tiraient finalement aucun avantage.

[5] La plupart des centrales nucléaires françaises sont dérivées techniquement (et en principe améliorées) de celles des États-Unis qui ont décidé de faire fonctionner les leurs pendant 60 ans, contribuant à un très faible coût de l'électricité.

Commentaires

  • Par Egal • Posté le 15/05/2015 à 20:03 Pour répondre à Chaperi qui conteste le réchauffement au nom des lois de la thermodynamique, rappelons que ce qui est en jeu dans l'atmosphère, ce ne sont pas des échanges de chaleur, mais des rayons infrarouges (émis par la terre après son réchauffement par le rayonnement solaire), qui sont absorbés par l'atmosphère, du fait de la présence de molécules volumineuses (CO2, N2O, CH4...). La chaleur du soleil réfléchie par la terre est donc piégée dans l'atmosphère au lieu de s'évader dans le vide interplanétaire.
    Quant à Espace européen Montpellier, son intervention reprend les contre-vérités habituelles des antinucléaires :

    "le moindre incident nucléaire suffit à plonger dans les ténèbres toute une nation" : pas du tout. Il n'y a nul besoin d'arrêter tous les réacteurs de France en cas d'accident sur un seul réacteur ou sur les réacteurs d'une seule centrale. C'est pourquoi on ne peut pas parler non plus de "dépendance" au nucléaire : le combustible, peu volumineux, est stocké au moins pour trois ans de fonctionnement de toutes les centrales de France.
    "coût exorbitant du traitement des déchets nucléaires que l'on dissimule sous le tapis" : taratata ! le coût est annoncé et ne correspond qu'à un infime pourcentage des coûts de production du kWh. Et il ne risque guère d'y avoir de surprises, vu que la solution proposée (enfouissement à 500 m sous terre dans des roches hyper-stables) est la solution la plus onéreuse et sans doute trop précautionneuse. Si, par extraordinaire, il y avait des coûts exagérés, on pourrait toujours revenir à des solutions plus simples, surface ou subsurface peu profonde, qui ne présentent aucun danger (la prolifération de déchets inutilisables n'intéresse personne).
    "Après Tchernobyl et Fukushima, il ne sera désormais plus possible de résider à proximité des centrales nucléaires telles qu’elles sont aujourd’hui" : bien sûr que si ! A Fukushima, il n'y a eu aucun mort, aucun blessé, aucune séquelle de la faible radioactivité émise à la suite des explosions d'hydrogène, et il y a tout lieu de penser qu'il n'y aura aucune conséquence sanitaire à court, moyen ou long terme, hormis un léger surcroit de cancers de la thyroïde (guérissables) que la population ne distinguera même pas parmi les cancers dus à d'autres causes. Même à Tchernobyl, on peut vivre à côté des restes de la centrale et on a eu tort d'évacuer la ville de Pripiat : les babouchkas qui ont tenu à revenir vivre dans leurs maisons juste après l'évacuation se portent très bien, tout comme la faune et la flore de toute la région. Et si on me paie le voyage et le logement, je vais passer mes prochaines vacances à Fukushima ou Tchernobyl !
    On peut même dire que Fukushima a montré que les PWR n'étaient pas dangereux, même en cas d'accident le plus grave ! Le luxe de sécurité pris pour l'EPR est donc sans doute exagéré. Areva travaille d'ailleurs pour un nouvel EPR plus simple et moins cher, qui devrait faire revenir le coût du kWh à des valeurs moins élevées.
    Quant aux renouvelables, tout le monde est d'accord pour les développer, mais pour l'instant leur prix n'est pas concurrentiel hors subventions. Installer des panneaux photovoltaïques dans le Sahel ? Mais pour faire marcher quoi ? Des lampes et des climatiseurs ? Et la nuit, quel stockage ? Les batteries sont chères et compliquées à entretenir : le niveau de vie des paysans est bien trop bas pendant encore longtemps pour se permettre d'entretenir tout ce capharnaüm technique sans retour sur investissement. S'il faut faire marcher des usines et recharger des batteries de voitures électriques, les renouvelables seront insuffisantes.
    Alors, bien d'accord avec Jacques Peter : la transition énergétique est un discours politicien pour amadouer nos écolos capricieux.
  • Par ESPACE EUROPEEN MONTPELLIER • Posté le 24/01/2015 à 11:13 Exploiter une ressource énergétique inépuisable non polluante et disponible sur toute la planète en quantité infinie est la seule manière d'assurer une transition énergétique sociétale qui offrira à chaque nation la valorisation de ses ressources locales.
    Naturellement, Fessenheim et d'autres sont maintenues en production tant qu’elles seront certifiées par l'ASN et que leur exploitant jugera qu’elles sont économiquement performantes mais FUKUSHIMA et TCHERNOBYL était aussi certifiées n'est-ce pas?

    Sans catastrophisme, il devient évident que le moindre incident nucléaire suffit à plonger dans les ténèbres toute une nation.

    Cette certification n'écarte pas non plus le coût exorbitant du traitement des déchets nucléaires que l'on dissimule sous le tapis...

    L'auteur de l'article est irresponsable en considérant que le développement du nucléaire
    Le télédiagnostic médical, l'éclairage LED, les pompes à chaleurs, les plaques à induction, l'isolation thermique et bien d'autre équipements rendront efficiente l'exploitation de l'énergie électrique.

    C'est justement le smartphone qui a permis aux pays en voie de développement de s'équiper à moindre coût de moyens de communications numériques en s'affranchissant de millions de kilomètres de câbles électrique et c'est bien ce qui se produira pour l'énergie avec le développement décentralisé de la production énergétique qui en réduira considérablement le coût en lui assurant la pérennité.
    La population ne pourra vivre en paix si les technologies de production énergétique ne sont pas sécurisés.

    Après Tchernobyl et Fukushima, il ne sera désormais plus possible de résider à proximité des centrales nucléaires telles qu’elles sont aujourd’hui.
    Transition énergétique: Mme Ségolène Royal et les protagonistes de l'EPR sont-ils conscients que l'EPR est une bouilloire à près de 10 milliards € qui va produire des déchets actifs, nocifs et coûteux pendant plus d'un siècle...?
    Les économies pour payer les retraites de nos ainés: "EPR plus coûteux: Dans la pratique, l'EPR n'est vraiment pas évident à fabriquer. Quatre sont actuellement en construction. Celui de Flamanville dans la Manche, depuis 2007. Il devait initialement être terminé en 2012, mais ce sera vraisemblablement 2017, avec au passage un quasi triplement du coût de construction (8,5 milliards €). En Finlande, Areva et Siemens devaient livrer un EPR pour 2009, mais la mise en service ne devrait se faire qu'en 2018. Là aussi les budgets ont explosé." Parce qu'elles sont inépuisables et non polluantes, seules les énergies renouvelables sont capables de répondre durablement à tous les besoins de l'humanité.
    Comme pour la DUP irresponsable du dédoublement de l'A9, imposée aux citoyens de Montpellier Agglomération pour les intérêts d'ASF - VINCI AUTOROUTES en expropriant massivement les agriculteurs sous couvert de projet d'intérêt général dénoncé par toutes les commissions d'enquête, concernant le nucléaire, la population mondiale est exposée à une dose de DESINFORMATION anormalement plus élevée que la normale...: «Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.» écrivait Pierre Joliot-Curie
    Le projet démonstrateur de Artisans de "L'ESPACE" SANS IMPACT FONCIER et SANS SOLLICITER LE CONTRIBUABLE permet de réduire considérablement le coût des infrastructures nécessaires à la production des énergies renouvelables, une alternative environnementale au dédoublement irresponsable de l'autoroute A9 qui offrirait une VALORISATION DES RESSOURCES LOCALES de plusieurs millions €/AN pour amenuiser les conséquences d'une crise économique qui découle d'une crise environnementale désormais établie.
    "VOILA POURQUOI IL S’AGIT ENFIN DE COMPRENDRE QUE CE N’EST PAS UNE SIMPLE « CRISE » MOMENTANEE QUE NOUS VIVONS, mais une révolution permanente qui ouvre des perspectives sans doute enthousiasmantes pour ceux qui « gagneront », mais infiniment angoissantes pour les autres, pour ceux qui sont attachés à leur petit espace de vie, à leur pré carré, à leur coin de province ou à leurs statuts en voie d’extinction et qui, on peut et on doit le comprendre, ne perçoivent que les effets délétères de la révolution permanente dans leurs existences bouleversées. (...) écrit Luc Ferry - FAUT-IL AVOIR PEUR DE L'INNOVATION TECHNOLOGIQUE?
  • Par alleluia • Posté le 24/01/2015 à 11:09 Bravo. Excellent article.

    Loin des diktats des écolos - ou fachos-écolos ?- français.
  • Par Chaperi • Posté le 23/01/2015 à 12:29 ET si l'on commençait par bien cerner les causes d'un réchauffement et ne pas se laisser abuser par les profiteurs de la chose.

    Jamais vous ne verrez l' interview de spécialistes qui remettent en cause les analyses du GIEC.

    De qui se moque-t-on?

    Scientifiquement CORRECT comme le politiquement CORRECT comme le médicalement CORRECT...............ont seuls le droit de cité.

    Lamentable. QUI sait que le Groenland était le terre à céréale des pays nordiques il n'y a que 600 ans?
    Un homme qui se bat contre les moulins à vent!
    Cette théorie peut sembler plus juste que ce que l'on nous sert.....
    C’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat !

    Spécialiste reconnu des avalanches, le Suisse Werner Munter planche nuit et jour depuis trois ans sur le réchauffement climatique. Et, pour lui, l’homme n’y est pour rien !

    Il y a une semaine, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pointait une nouvelle fois d’un doigt accusateur l’homme et le CO2 qu’il produit comme principaux coupables du réchauffement climatique. Pour Werner Munter, spécialiste mondialement reconnu des avalanches, qui se penche compulsivement sur le phénomène depuis trois ans, « ces gens sont des imbéciles qui répètent en boucle des bêtises, le savent et sont payés pour ! » Le Bernois nous a longuement reçus dans son appartement d’Arolla (VS) pour étayer ces accusations entre une tranche de viande séchée et deux verres de Cornalin. Son diagnostic climatosceptique, loin d’être celui d’un hurluberlu, est partagé par d’éminents scientifiques dont deux Prix Nobel. Il nous l’explique.
    Vous affirmez que l’homme n’a rien à voir avec le réchauffement. Pourquoi ?

    Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. Je l’ai d’ailleurs constaté en tant que guide de montagne en voyant les glaciers reculer. Celui qui nous fait face par exemple a perdu 100 m depuis que j’ai acheté cet appart en 1989. En 2005, le pilier Bonatti des Drus s’est effondré à cause du réchauffement du permafrost. Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons.
    Quelles sont ces raisons ?

    La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud ! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. Les reconstructions paléoclimatiques montrent aussi que, pendant des centaines de millions d’années, il n’y a pas eu de corrélations entre le CO2 dans l’atmosphère et la température sur terre.
    > > > > > > Votre second argument ?

    La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison – dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et au maximum 5% de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe ? J’ai beaucoup de peine à le croire (rires).
    Pourquoi dès lors la thèse officielle fait quasi consensus ? Vos collègues scientifiques ne sont pas tous des imbéciles !

    Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. Il y a une volonté de faire peur aux gens par exemple en dramatisant la montée des océans, alors que ceux-ci ne s’élèvent que de 2 à 3 mm par an ! C’est aussi une manipulation intellectuelle de parler de CO2 en tonnes plutôt qu’en proportion. Des tonnes, ça impressionne, mais rappelons que l’atmosphère pèse 5 000 000 000 000 000 tonnes !
    Votre dernier argument est que la thèse officielle contredit les lois de la physique. C ’est-à-dire ?

    Celle de la thermodynamique en particulier. Pour faire simple : la terre fait 15° en moyenne. L’atmosphère censément polluée de CO2 est grosso modo à -30° à 10 km d’altitude. Qu’elle réchauffe la Terre qui est bien plus chaude qu’elle est une aberration. La thermodynamique nous dit que la chaleur va toujours vers le froid et jamais dans le sens inverse, ce que correspond à notre expérience quotidienne.
    Alors au final, comment expliquez-vous ce fichu réchauffement ?

    Je n’ai pas de réponse car trop de facteurs entrent en jeu. Par contre, j’ai des hypothèses. Je soupçonne par exemple les variations de l’intensité du rayonnement solaire – qui répondent à des cycles – de jouer un rôle central, tout comme les processus nucléaires complexes et méconnus qui sont à l’œuvre au centre de notre Terre. Quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre !

    Source : Werner Munter

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