Agriculture et énergie

Exploitation du gaz de schiste : si on osait expérimenter ?

27 septembre 2012 • Philippe François

arton12881.jpg

La conférence environnementale a réaffirmé le refus du Président de la République [1] , tout comme le précédent, de s'engager dans la voie de l'exploitation des gaz de schiste et ce, malgré des voix divergentes au sein de la majorité. Toutefois, en fermant la porte à tout débat, le gouvernement se prive d'une énergie en mesure d'assurer potentiellement notre indépendance énergétique et de créer des milliers d'emplois.

Quelques chiffres

- Le gaz, qui représente 15% de la consommation énergétique totale en France, a vu sa part doubler entre 1973 et 2011.

- 98% de la consommation française de gaz naturel provient de l'importation (Norvège, Pays-Bas, Algérie, Russie).

- Le prix du gaz a augmenté de plus de 47% depuis 2005 tandis que 4 millions de ménages vivent en situation de précarité énergétique [2].

- On estime à plus de 5.000 milliards de mètres cubes [3] les réserves de gaz de schiste en France, soit à un siècle de consommation française.

Les gaz de schiste : une énergie fossile très prometteuse aux États-Unis…

Le premier puits de gaz naturel a été foré aux États-Unis en 1821, une première compagnie gazière a été créée en 1858 et une première fracturation hydraulique a été réalisée dans les années 1940. Les opérations de fracturation hydraulique, consistant à injecter sous terre à haute pression un mélange d'eau, de sable, et de produits chimiques pour pouvoir fracturer la roche et récupérer les gaz de schiste (également appelés hydrocarbures de roche-mère ou gaz non-conventionnels) n'avaient que peu d'intérêt étant donné le coût de cette technique jusqu'à la maîtrise par Devon, en 2002, de la technique de forage horizontal. Des essais concluants en 2005 ouvrent la voie à une production de grande échelle qui prend son envol en 2007. Elle connaît depuis un essor fulgurant, tout particulièrement aux États-Unis. C'est ainsi que le gaz de schiste contribue désormais à hauteur de 15% à la production nationale des États-Unis avec une croissance annuelle proche de 20%. Rien qu'en 2011, 1.400 puits de gaz de schiste ont été forés aux États-Unis. A titre de comparaison, moins de 10 puits de pétrole ont été forés en France ces dernières années.

- Cette révolution énergétique n'a pas été sans conséquences aux États-Unis : c'est ainsi qu'ils sont passés d'un statut de pays importateur de gaz à celui d'exportateur tandis que dans le même temps, une très forte baisse du prix du gaz sur le marché américain a été constatée. Aux États-Unis il fut longtemps installé à 4 dollars le BTU, unité d'énergie pour le gaz contre 6 à 8 dollars en Europe et 16 à 18 dollars au Japon alors que le BTU aux États-Unis se situe aujourd'hui aux alentours de 2 dollars. Une telle baisse des tarifs permet à l'industrie chimique américaine, très gourmande en gaz, d'obtenir un avantage compétitif très significatif sur ses concurrents européens. Par ailleurs, un des principaux secteurs consommateurs de gaz étant l'industrie, le faible coût du gaz américain permet désormais aux sociétés américaines de concurrencer les pôles chimiques des sociétés du Moyen-Orient qui disposaient jusqu'alors de cette matière première à très bas coût. Ceci permet même désormais à certaines entreprises d'envisager de relocaliser leur production aux États-Unis. Les entrepreneurs français, bien conscients des gains de compétitivité que permettrait l'extraction des gaz de schiste, se positionnent massivement en faveur de son exploitation comme le montre l'appel des dix-neuf personnalités du monde de l'industrie à relancer le débat sur le potentiel de la France en matière de gaz de schiste [4] ou encore l'intervention du PDG de Solvay, un des grands groupes chimiques mondiaux, qui estimait que son entreprise aurait pu économiser 60% de sa facture d'achat de gaz si la France exploitait les gaz de schiste (300 millions d'euros sur 500 millions). Les gaz de schiste sont également vus aux États-Unis comme un moyen pour le gouvernement de se diriger vers la production d'un mix énergétique plus propre en permettant d'envisager à moyen terme la fermeture des centrales à charbon ainsi qu'un report de construction de nouvelles centrales nucléaires. L'exploitation des gaz de schiste a également permis aux États-Unis d'enregistrer ces cinq dernières années la plus forte baisse des émissions de gaz à effet de serre du monde (450 millions de tonnes) tandis que l'UE, pourtant bien plus en pointe sur le sujet, a vu ses émissions augmenter. Quant aux estimations du Ministère du Développement durable en France, l'exploitation du gaz de schiste permettrait selon lui de diminuer la facture énergétique de 10 milliards d'euros sur 5 ans. L'exploitation des gaz de schiste a également permis la création très importante d'emplois aux États-Unis même si les estimations varient fortement d'une source à l'autre : de 600.000 emplois selon Barack Obama à 1,5 million selon les grands groupes gaziers entre 2007 et 2011.

… qui effraie en France

- Malgré les nombreux avantages que recèlent les gaz de schiste, ils ont aujourd'hui très mauvaise presse en France et au Québec. En effet, la formidable croissance de cette activité a généré des comportements très néfastes pour l'environnement, tout particulièrement dans les premiers temps de l'industrie. Ainsi le très médiatisé documentaire Gasland ne manque pas de souligner certains des effets collatéraux : bassins de rétention des eaux usées en plein air, mauvaise facture des puits, ou encore fuites de gaz sur le site de production. Il semblerait aujourd'hui que de telles pratiques soient révolues puisque le déplacement sur un site de production aux États-Unis de la mission d'information sur les gaz et huile de schiste [5] a permis de constater la réalité des installations et la rigueur des procédures de contrôle désormais définies par des compagnies de grande envergure.

Toutefois, les inquiétudes des citoyens qui reviennent le plus souvent sont les suivantes :

  • les additifs utilisés dans la fracturation. Bien que l'eau et le sable soient les principaux composants utilisés lors de la fracturation d'un puits, un nombre de substances chimiques innombrables et potentiellement dangereuses ont été utilisées aux États-Unis lors de la fracturation de puits entre 2007 et 2009 et ce alors même que les industriels n'étaient pas en mesure de donner l'exacte composition des fluides utilisés. Il semblerait toutefois que la situation se soit considérablement assainie depuis et que la technique permette désormais de n'utiliser qu'une douzaine de produits tous reconnus comme sans danger pour la santé lors d'une opération de fracturation.
  • les nuisances des riverains. On estime ainsi que la réalisation d'un puits de gaz de schiste nécessite entre 900 et 1.300 voyages de camion dont 500 à 600 voyages de camions-citernes et ce en général sur des petites routes dont la structure est en habituellement inadaptée à un trafic lourd même temporaire. Cet aspect est celui qui est tout particulièrement mis en avant dans les départements concernés par les trois permis de recherches de gaz de schiste ( Gard, Seine et Marne, le Tarn-et-Garonne). Ces territoires ont souvent investi dans le tourisme vert et dans une forme raisonnée d'agriculture et souhaitent donc défendre un environnement souvent classé ou protégé.
  • l'impact négatif sur l'agriculture : La location de terrains à usage agricole par les pétroliers pour l'installation temporaire de leurs plates-formes de forage, qui se fait généralement à des tarifs élevés, ne paraît pourtant pas un avantage aux yeux des représentants du monde agricole. Ils estiment au contraire que cet avantage bénéficierait avant tout aux propriétaires du sol et non aux agriculteurs qui ne sont généralement qu'exploitants de ces surfaces. Par ailleurs, l'implantation d'un puits de gaz de schiste représente aux yeux des syndicats agricoles un obstacle de nature à nuire gravement à l'image de leurs produits lorsqu'ils les vendent.
  • l'absence de transparence. Ni les procédures d'attribution des permis exclusifs de recherches ni l'autorisation d'ouverture de travaux miniers d'exploration ne requièrent l'avis des riverains ou celui des maires des communes concernées. Au plan local, seuls les avis des préfets et des services administratifs concernés sont demandés. Dès lors, les habitants et élus locaux ont le sentiment d'être placés devant le fait accompli. La mission d'information sur les gaz et huile de schiste estime d'ailleurs que le violent rejet contre les gaz de schiste est dû à l'extrême centralisation des décisions énergétiques en France. Par ailleurs, la redevance départementale et communale des mines est considérée comme illisible malgré sa probable augmentation due à l'exploitation des gaz du schiste (21,5 millions d'euros pour l'année 2010) expliquant qu'elle soit considérée par les riverains sans commune mesure avec les nuisances qu'ils auraient à subir.

L'exploitation des gaz de schiste en France est-elle possible ?

Les conditions d'exploitation des gaz de schiste aux États-Unis et celles qu'il serait possible de mettre en place en France un jour divergent beaucoup : la densité de la population est bien plus forte ici qu'aux États-Unis, le droit du sous-sol est différent, les dépenses d'exploration seront bien plus importantes (il n'y a en effet à ce jour aucune cartographie précise des ressources de gaz de schiste en France puisque toutes les tentatives exploratoires ont été abrogées), les procédures administratives sont plus lentes, le respect des normes environnementales est bien plus grand en France.

Le principe de précaution [6], cet article de la Charte de l'environnement adoptée en 2005, a été très utilisé pour refuser tout forage d'exploration qui nous permettrait pourtant de connaître précisément les ressources disponibles. Appliquer le principe de précaution ne signifie toutefois pas le refus de toute exploration, mais rappelle plutôt qu'il est nécessaire de s'entourer de toutes les technologies existantes pour diminuer au maximum tous les risques avant de décider. Il est donc pour le moins étrange de refuser de s'engager sur la voie des gaz de schiste par principe, en refusant d'avoir tous les éléments en main comme la connaissance des ressources précises du sous-sol français. Par ailleurs, la France qui se veut en pointe sur le développement durable, doit être consciente que le gaz naturel est parmi les énergies fossiles les moins émettrices de CO2 et que si, un jour, l'État décidait d'exploiter ses ressources en gaz de schiste, cela ne devrait pas la dissuader de s'engager sur la voie du développement des énergies renouvelables. En effet, le gaz naturel représentant 14,6 % du bilan énergétique en France, cela laisse d'immenses marges de manœuvre au développement des énergies vertes. Pourtant, le refus très ferme des écologistes sur la question s'explique par le statut d'énergie fossile du gaz de schiste : en effet, même si une exploitation respectueuse de l'environnement semble aujourd'hui possible, elle retarderait la transition écologique qu'ils appellent de leurs vœux.

La Pologne et la France sont les deux pays européens qui disposent, a priori dans le cas de la France, de ressources conséquentes en gaz de schiste. La Pologne qui s'est lancée récemment dans son exploitation fait figure de test et on peut imaginer que si l'on parvient à exploiter d'une manière respectueuse de l'environnement cette énergie fossile, cela pourrait lever les réticences de nombreux pays en Europe puisque l'Espagne, la Suisse ou encore la Roumanie s'opposent, tout comme la France, vigoureusement, à l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère. Il semble toutefois que les ressources en gaz de schiste de la Pologne soient moins prometteuses que prévues. En effet, les sous-sols polonais devaient permettre de couvrir pendant 300 ans la consommation du pays d'après les estimations américaines tandis qu'après la phase de forages exploratoires, on serait plus proche des 40 ans, poussant ainsi ExxonMobil à se retirer de Pologne.

Conclusion

Il est temps de connaître les ressources de la France en matière de gaz de schiste et donc d'accepter les forages exploratoires. Une fois les ressources de notre sous-sol précisément connues, un grand débat devrait être ouvert pour décider collectivement de la voie à suivre. Les termes de cette discussion devraient affirmer que les gaz de schiste ouvriraient la porte en France à une possible indépendance énergétique, un avantage compétitif pour nos entreprises, de nombreuses créations d'emplois. Le corollaire à ce gisement de potentialités serait un droit très strict en la matière respectueux à la fois des riverains et de l'environnement ainsi qu'un engagement renouvelé dans le développement de l'économie verte.

[1] Le Président de la République a en effet demandé à son ministre de l'Environnement le rejet de sept permis exploratoires déposés.

[2] En France, on considère que la précarité énergétique commence lorsque le taux d'effort des dépenses consacrées à l'énergie dans un ménage est supérieur à 10%.

[3] En l'absence de cartographie officielle des ressources en gaz de schiste, ces données proviennent de l'estimation de plusieurs professionnels du secteur.

[4] http://www.usinenouvelle.com/articl…

[5] Le rapport d'information de la mission d'information sur les gaz et huile de schiste présenté par Philippe Martin et François-Michel Gonnot du 8 juin 2011 est disponible en ligne : http://www.assemblee-nationale.fr/1…

[6] «  Le principe de précaution impose, même en l'absence de risques avérés, de définir des mesures immédiates de protection de l'environnement. Cependant, loin d'être un principe d'inaction systématique, le principe de précaution encadre les mesures prises en imposant, d'une part, qu'elles soient provisoires et proportionnées au regard des dommages envisagés, et d'autre part, qu'elles s'accompagnent d'expertises destinées à mieux connaître les risques et ainsi à adapter les mesures prises ».

Commentaires

  • Par MJ • Posté le 03/10/2012 à 11:40 Je suis stupéfaite du nombre d'élus, responsables ou membres d'associations ou simples citoyens, en dehors des régions concernées, qui n'ont pas encore vu le film américain montrant les méfaits irréversibles de l'exploitation du gaz de schiste sur les nappes phréatiques: on gagnerait peut-être 50 ans d'énergie pour polluer à jamais l'eau douce de nos nappes qui ont mis des millers d'années sinon des millions d'années à se former. L'eau est plus essentielle à la vie que l'électricité gaspillée comme l'on sait...Le titre du film absolument à voir: GASLAND.

    Soyons vigilants et informons-nous!
  • Par Manuel Artero • Posté le 01/10/2012 à 21:41 Je respecte votre point de vue, mais je ne suis pas d'accord.
    Pour avoir suivi le sujet depuis longtemps et avoir eu connaissance de beaucoup d'avis, je pense que la position de l'Ifrap qui consiste à "expérimenter" (et cela peut vouloir dire pas mal de choses, on n'en sait d'ailleurs toujours pas plus; mais s'il s'agit de fracturation hydraulique, cela posera beaucoup de problèmes car il faudra forer beaucoup de puits pour se faire une idée définitive) est quelque peu naïve, car elle fait abstraction de tous les rapports de forces et des dérives possibles lorsqu'on met le doigt dans l'engrenage.
    D'ailleurs, en supposant qu'on ait exploré et "trouvé" (et à quel prix?), que fera-t-on? Si on arrête, on aura fait tout cela pour rien et fait des mécontents. Si on continue, cela fera inévitablement des dégâts (parce qu'il faut beaucoup de puits à durée de vie limitée pour que cela devienne vraiment intéressant et qu'on puisse arriver aux objectifs mentionnés dans l'article).
    Plus généralement, même en biologie ou en sciences, certains scientifiques ont pour position sur des sujets délicats de ne plus chercher; c'est pourquoi je ne suis pas du tout sûr que les illustres scientifiques dont vous rappelez la mémoire seraient d'accord.
    Auprès du public, la différence entre exploration et exploitation peut paraître évidente, et médiatiquement, c'est assez facile de séduire ainsi; dans un processus historique fait de hasards et de rapports de force, beaucoup moins. En tout cas, cela ne convaincrait guère les militants des collectifs sur le terrain et les responsables des collectivités locales qui sont les premiers concernés et que certains industriels aimeraient juridiquement contourner. En revanche, cela fait bien sûr l'affaire des industriels qui savent très bien que la frontière entre exploration et exploitation n'est pas définitive.
    Je ne suis donc absolument pas d'accord avec l'idée que, comme vous dites, est que face à ces inconnues, il faille "expérimenter". D'ailleurs, bien des économistes spécialistes des dilemmes exploration/exploitation et de décision dans l'incertain pourraient dire que, au vu de ce qu'on sait déjà et de ce qu'on a déjà fait, qu'il est prudent d'arrêter d'explorer... Ne faisons pas comme si l'exploration était toujours la meilleure solution en situation d'incertitude...
    Pour reprendre la prétendue faille de mon argumentation (technique du "straw man"), je n'ai pas dit que sur le court terme, il ne fallait pas utiliser d'hydrocarbures accessibles, parce qu'il y en a encore, ce qui n'empêche pas qu'il vaut toujours mieux qu'ils restent où ils sont et qu'on change un peu de mode de vie. Et là, on peut encore se passer du gaz de schiste (ce d'autant plus que les réserves en gaz, le seul hydrocarbure mentionné dans l'article, sont encore importantes). Le fait de se passer d'hydrocarbure n'est donc absolument pas le seul argument qui vaille dans ce que j'avais écrit. La solution n'est pas l'expérimentation, mais une transition écologique, non pas en 2012-2013, mais sur les décennies qui suivent. Ce d'autant plus que la question de l'effet de serre se posera de toute façon avec la solution préconisée, et que la situation sera alors bien pire que de gérer le quadruplement des coûts de l'énergie... Entre une transition très coûteuse qui n'est d'ailleurs pas encore d'actualité et cette dernière option, beaucoup préfèreront la première, et cela reste un choix démocratique.
    La question de la démocratie est un autre sujet, c'est aux peuples de changer leur régime. Hé oui, il est peut-être honteux de dépendre de ces régimes, mais c'est une question qu'on aurait dû se poser *beaucoup plus tôt*, et non maintenant. Cependant, ce n'est pas parce qu'un pays a un régime non-démocratique qu'on doit cesser de commercer avec, surtout si on suppose comme certains optimistes que le "doux commerce" est un préalable utile à l'établissement de la démocratie. De plus, si les Français sont contre et que les industriels font quand même des "expérimentations", on ne pourra pas se dire démocratiques non plus...
    Je suis évidemment d'accord avec le Pr Gautron sur l'existence d'un risque sismique, je n'avais pas le temps de tout évoquer, à ceci près que ce n'est pas parce que le Bassin parisien n'est pas à risque que les dangers de l'extraction en eux-même n'existent pas; parce qu'actuellement, d'après des sources internes aux entreprises, on ne sait pas faire les choses systématiquement sans risques, sans parler de tous les éléments qui ont été mentionnés ici ou là. D'ailleurs, même lors du soi-disant "colloque" des industriels, ils avaient eux-même de sérieux doutes.
    Je suis d'accord avec M. Kiener, mais beaucoup moins avec M. Naves, car on ne peut pas vraiment dire que ce qui s'est passé aux USA soit rassurant et qu'il est parfaitement rationnel ce sachant que les citoyens ne fassent plus confiance (surtout lorsqu'on connait l'envers du décor du système économique américain...). Il est par ailleurs inutile de s'en prendre aux écologistes, car, dans l'ordre de la connaissance en matière écologique,les politiques et les industriels sont ceux qui s'y connaissent le moins d'après les scientifiques en sciences de l'environnement de Sauvons la recherche, contrairement à beaucoup d'associatifs.
  • Par Hortense • Posté le 01/10/2012 à 21:03 Pas besoin d'oser pour connaitre les ravages que l'exploitation des gaz de schistes font. ON a l'expérience dans d'autres pays. Renseignez-vous un peu.

    AUtant je suis sousvent d'accord sur vos positions politiques dont je vous féléicte d'ailleurs, autant, là, je suis en total désaccord. Merci Hortense
  • Par Gautron • Posté le 30/09/2012 à 18:25 L'un des risque dans l'exploitation du gaz de schiste est de type sismique et on n'en parle pas. En effet, les multiples fracturation nécessaires aux profondeurs envisageables (vers 1000 à 2000 mètres) pour l'exploitation du gaz de schiste risquent de provoquer un déséquilibre profond du sous-sol rocheux. Une étude géologique prévisionnelle est donc nécessaire.

    Dans les zones indiquées dans votre article, l'une est à risque modéré :le Gard. Le Tarn et Garonne est bien près des Pyrénnés zone à risque majeur. La Seine et Marne n'est pas à risque encore que les gisements pétroliers exploités étaient en général assez profonds donc plus près du manteau.

    Sincèrement

    Pr René Gautron

Fermer

Newsletter

Inscrivez-vous à la lettre d'information hebdomadaire de la Fondation iFRAP.

Recevez chaque semaine notre lettre d'information pour vous tenir au courant de l'activité et des travaux de la Fondation iFRAP.