Bilan de la gestion municipale des très grandes villes

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Palmarès des villes de plus de 150 000 habitants : de Villeurbanne à Paris

En moyenne, en 2018, les 20 villes qui comptent plus de 150 000 habitants ont affiché une dépense de fonctionnement de 2 002 euros par habitant. Ces dépenses ont, en moyenne, diminué de -31 euros par habitant entre 2014 et 2018. Paris est la ville qui a le plus baissé ces dépenses (-175 euros par habitant depuis 2014), suivie de Reims (-170 euros) et de Grenoble (-135 euros). A l'inverse, Toulon est la ville qui a le plus augmenté ces dépenses (+130 euros), suivie de Strasbourg et Rennes (+99 euros chacune).

 

 

Dans ces dépenses de fonctionnement, il faut isoler les dépenses de personnel : elles étaient, en moyenne et en 2018, de 880 euros par habitant dans l'échantillon ci-dessus et depuis 2014, elles ont, en moyenne, augmenté de +9,5 euros par habitant. Bordeaux est la ville qui a le plus baissé ces dépenses de personnel (-77 euros par habitant depuis 2014), suivie de Lyon (-73 euros) et de Dijon (-63 euros). A l'autre bout, Paris est la ville qui a le plus augmenté ce poste de dépense (+115 euros), suivie de Nice (+75 euros) et de Reims (+74 euros).

Côté investissement, la moyenne 2014-2018 par habitant des 20 premières villes est de 752 euros. Bordeaux est la ville qui a investi le plus sur le mandat, en moyenne 1 191 euros par habitant et par an, suivie de Rennes (1 144 euros) et d'Angers (865 euros). Dijon est la ville de la strate qui a le moins investi avec 464 euros par habitant en moyenne sur le mandat et par an, suivie de Toulon (577 euros) et de St Etienne (586 euros).

Au niveau de la dette, ces villes affichent, en moyenne et en 2018, une dette par habitant de 2 514 euros pour une augmentation moyenne, depuis 2014, de 111 euros par habitant. Montpellier est la ville qui a le plus baissé sa dette par habitant (-488 euros depuis 214), suivie de Dijon (-484 euros) et de Lille (-476 euros). Tandis que Paris est la ville dont la dette s'est le plus alourdie (+ 1 199 euros par habitant depuis 2014), suivie de Rennes (1 080 euros) et de Nice (737 euros).

Enfin, en termes d'évolution de la fiscalité. Les impôts totaux des villes étaient, en moyenne, de 1 374 euros dont 1 106 euros d'impôts locaux... et la tendance est à la hausse : les impôts totaux des 20 premières villes de France ont augmenté, depuis 2014 et en moyenne, de +48 euros par habitant tandis que les impôts locaux augmentaient de +81 euros en moyenne sur la période. Nice est la ville où les impôts totaux ont le plus augmenté (+249 euros depuis 2014), suivie de Bordeaux (+144 euros) et de Toulon (+134 euros) alors que le Havre affichait la plus forte baisse (-137 euros), suivie de Paris (-60 euros) et de Reims (-47 euros). Concernant les impôts locaux, Marseille affichait la plus forte hausse par habitant (+256 euros depuis 2014), suivie de Nice (+218 euros) et de Strasbourg (+116 euros)... tandis que Reims est la seule ville où les impôts locaux baissent (-10 euros par habitant depuis 2014) et que Lyon maintient son niveau de 2014. 

Consultez les bilans de la gestion municipale de chaque ville, par population décroissante :

  1. Paris
  2. Marseille
  3. Lyon
  4. Toulouse
  5. Nice
  6. Nantes
  7. Montpellier
  8. Strasbourg
  9. Bordeaux
  10. Lille
  11. Rennes
  12. Reims
  13. Le Havre
  14. Saint-Etienne
  15. Toulon
  16. Grenoble
  17. Dijon 
  18. Angers
  19. Nîmes
  20. Villeurbanne

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