Retraite

CSG, PAS, réformes : ce qui attend les retraités en 2019

10 janvier 2019 • Sandrine Gorreri

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Début d'année mouvementé pour les retraités : entre les revendications des retraités portées par les gilets jaunes, les annonces du président de la République sur la CSG, la mise en place du prélèvement à la source, les retraités sont dans le brouillard. Une situation qui alimente les craintes et les refus de tout changement alors que l'année 2019 devait être celle de la réforme des retraites. Pourtant les réformes sont nécessaires.

Retraite et Gilets Jaunes

Les retraités ont été nombreux à se mobiliser sur les ronds-points et à exprimer leur mécontentement. On retrouve leurs revendications dans les cahiers de doléances ouverts dans les mairies1 : il s’agit essentiellement de l’annulation de la hausse de CSG et de la « ré-indexation » des retraites. On note aussi que fin novembre un collectif de gilets jaunes a fait paraître sur les réseaux sociaux un sondage auquel auraient répondu 30.000 internautes et dont les revendications avaient été transmises aux médias et aux députés2. Parmi ces revendications : non à la retraite par points, un même système de sécurité sociale pour tous, pas de retraite en dessous de 1.200 euros, des retraites indexées sur l’inflation, la retraite à 60 ans pour toutes les personnes ayant exercé un métier usant, pas de prélèvements à la source…

Dans la foulée, le conseil économique, social et environnemental (CESE) a ouvert un site participatif où l’on pouvait déposer des contributions sur les sujets de pouvoir d’achat, d’inégalités sociales, de justice fiscale, etc3. Un peu plus de 900 propositions sur les 9.159 participations collectées sur le site concernent les retraites. Les revendications sont assez larges mais certains thèmes reviennent, en particulier : la réindexation des retraites sur l'inflation, la suppression de la hausse de la CSG sur un montant de retraite supérieur à celui fixé par le président de la République (2.500 euros, voire l'exonération totale de CSG), et une demande très claire d'arrêter de "matraquer", "humilier", "sacrifier" les retraités.

Florilège des propositions recueillies sur le site du CESE à propos des retraites

Le retour à l'indexation stricte des retraites sur les prix, la baisse de la CSG étendue à une plus large part de retraités voire sa suppression, et plus généralement la fin du matraquage des retraités figurent en bonne place des revendications mais ce ne sont pas les seules. En voici d'autres relevées sur le site du CESE et ayant rencontré un certain nombre de votes positifs.

Reconnaitre la pénibilité de certains métiers, stopper la baisse des effectifs dans les maisons de retraite, mettre en place un crédit d'impôt pour les mutuelles santé des retraités, pas de retraite inférieure à 1.200 euros, voire 1.500 euros, pas de retraite pour les personnes n'ayant jamais travaillé en France, une retraite décente pour les mères de famille, plafonner les retraites, fusion des régimes de retraite, interdire les retraites chapeaux et les parachutes dorés, abrogation des avantages pour les anciens présidents de la République, rétablissement de la demi-part pour les veuves, prise en compte des années d'études pour la durée de cotisation, diminuer les successions, suppression du bonus/malus Arrco, taxation des retraités identique même pour ceux installés à l'étranger, défense du système de retraite par répartition, revoir la retraite des députés et des sénateurs,...

Annulation de la hausse de la CSG

Un sentiment né de la décision d'augmenter à partir de 2018 la CSG sur les retraites. Une décision sur laquelle le président de la République est revenu en annonçant le 10 décembre l'exonération de 3,5 à 3,8 millions de foyers de retraités (soit environ 5 millions de retraités) de la hausse qui leur était appliquée4. Pour bénéficier de l'exonération de hausse, les plafonds à ne pas dépasser sont : 22.580 euros de revenu fiscal de référence pour une personne seule (pensions de retraite et revenus annexes). Cela équivaut à 2.000 euros par mois de revenu. Pour un couple, le seuil pour être exonéré est porté à 34.600 euros de revenu fiscal de référence. Cela équivaut à 3.000 euros de revenu par mois5

Jusqu’à l’annonce, il existait trois taux de CSG distincts, selon le revenu fiscal de référence. Un retraité seul ayant un RFR inférieur à 11.018 euros en 2018 était totalement exonéré de CSG. Un retraité ayant un RFR compris entre 11.019 euros et 14.403 euros bénéficiait de la CSG à taux réduit (3,8% et CRDS à 0,5%). Enfin, un retraité ayant un RFR égal ou supérieur à 14.404 euros payait la CSG à taux plein (qui a été augmentée de 1,7 point au premier janvier), soit 8,3%.

Il faudra donc ajouter à partir de janvier 2019 un quatrième taux. Les retraités (célibataires) ayant un RFR compris entre 14.548 euros et 22.580 euros verront donc la hausse de 1,7 point de CSG annulée. Ils retrouveront un taux de 6,6% (seuils revalorisés au 1er janvier avec l’inflation). Attention, il s’agit bien ici du revenu net, incluant les autres revenus additionnels (PEL, revenus locatifs, etc.) C’est donc en deçà de ce montant de revenu fiscal qu’un retraité verra la hausse de la CSG annulée au 1er janvier prochain. Peut-on dire que l’on est riche au-delà de ce seuil ? Tout est affaire de point de vue…

Reste que les pensions perçues par les retraités continueront d’augmenter moins vite que la hausse des prix, comme le gouvernement l’a décidé en début d’année. Résultat : l’an prochain, la progression automatique des pensions sera de 0,3%, au lieu de 1,6%. Même chose pour 20206. Au total, avec cette désindexation, le gouvernement compte économiser 5,2 milliards d’euros sur deux ans, dont 2,8 milliards en 2019. Contrebalancé par le geste sur la CSG dont le coût pour l’Etat est estimé à 1,3 Md€ selon le texte de loi portant mesures d’urgence7.

Autre point noir, malgré l’annulation de la hausse, les retraités devront continuer à payer le taux fort. Ils seront remboursés au plus tard le 1er juillet 2019. C'est ce qu'a déclaré Muriel Pénicaud, ministre du Travail8. Pourquoi une telle usine à gaz ? "Il faut adapter les systèmes informatiques des caisses de retraite" explique le cabinet d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, coauteur du texte de loi, avec Muriel Pénicaud. Un patron de caisse a d'ailleurs précisé "Les systèmes informatiques des 35 caisses de retraite n’auraient mis que quelques jours à s’adapter à un simple changement de taux de CSG. Mais, là, il s’agit de créer une quatrième tranche avec ce nouveau barème". Si les retraités peuvent se réjouir de ce recul du gouvernement sur la CSG, il faudra déplorer une complexité accrue et d'inévitables effets de seuil.

Inquiétude avec le PAS

Les retraités ont été les premiers impactés par le prélèvement à la source. Ce sont d'abord les retraites complémentaires versées au début du mois (1er jour ouvré du mois) qui ont été concernées. Celles-ci sont versées à terme à échoir. En clair, le 2 janvier 2019 a été versée la retraite complémentaire de janvier9. Ce qui n'est pas le cas de la retraite du régime général de la CNAV versée à terme échu le 9 du mois. En clair, le 9 janvier a été versée la retraite de décembre 201810. Ce qui a pu susciter de l'incompréhension étant donné qu'il s'agit là de revenus au titre de 2018 et non de 2019. Mais en l'occurrence, c'est la date de versement qui compte11.

Autre motif d'inquiétude, l'application du taux de prélèvement sur la pension nette des retraités ne correspondait pas exactement au versement effectué sur le compte des retraités. En cause, la réintégration de la CSG non déductible pour calculer le net imposable12. Enfin, à ces difficultés, ont pu s'ajouter des problèmes de gestion. Ainsi, une retraitée ayant pris sa retraite le 1er août 2018, et pour laquelle les organismes de retraite complémentaire n'ont rien versé avant le 1er janvier 2019. Résultat 6 mois de retraite complémentaire versés d'un seul coup et sur lequel s'applique le prélèvement à la source. Nul doute que cette situation pourra être régularisée mais certainement au prix de beaucoup d'efforts... Et cette situation présage sans doute des difficultés que rencontreront les salariés à la fin du mois...

Si on ajoute à ces motifs d'inquiétude la mise en application du bonus-malus à partir du 1er janvier qui va de fait reporter l'âge de la retraite à 63 ans pour les salariés du privé, et la fusion Arrco-Agirc qui aligne les cotisations et les droits des cadres et des non-cadres, cela fait beaucoup pour les retraités. Ce qui explique sans doute qu'une majorité de Français soit sceptique face à la capacité du gouvernement à mener la réforme des retraites promise avec notamment la fusion des régimes et la mise en place d'une retraite par points où 1 euro cotisé donne les mêmes droits quel que soit le statut. La concertation autour de la réforme des retraites a d'ailleurs été ajournée pour laisser le temps au débat national13 de se poursuivre, et un député de la majorité a demandé le report d'un an de la réforme des retraites14.

Plutôt que de bricoler sur les retraites, reculer l'âge de départ à la retraite

Les Français ne sont, également, pas convaincus par le recul de l'âge de la retraite (55% des sondés sont contre15), qu'ils conçoivent sans doute comme une contrainte supplémentaire. Il s'agit en fait de la seule solution pour redonner de l'air au système. Les actifs français cumulent en effet l'âge effectif moyen de sortie du marché du travail le plus faible des pays de l'OCDE, autour de 60 ans, et une espérance de vie parmi les plus longues des pays de l'OCDE16. Comme il n'est pas possible d'augmenter les cotisations retraites qui atteignent déjà des sommets (voir note : financement des retraites, il n'y aura pas de solution miracle), ni a fortiori les impôts, la seule solution est de remonter l'âge légal de départ à la retraite.

La Fondation iFRAP a estimé que les gains à attendre sont de 6,9 milliards d'ici 2022 en appliquant cette mesure dès 2020 sur la base du report d'un quadrimestre par an, et de 13,8 milliards d'euros en 2025. Mais l'application du bonus-malus de l'Arrco-Agirc montre que la montée en puissance pourrait éventuellement être dans un premier temps plus rapide, et produire plus rapidement plus d'économies. Rappelons que la moitié des dépenses publiques sont des dépenses sociales, et que la moitié des dépenses sociales sont des dépenses de retraites, soit plus de 300 milliards d'euros par an.

[1] Voir par exemple "Gilets jaunes : ce que disent les cahiers de doléances en Occitanie" dans La Dépêche du Midi (https://www.ladepeche.fr/article/2018/12/17/2926270-ce-que-disent-les-ca...) ou "Cahiers de doléances : des gilets jaunes peu prolixes" dans Le Télégramme (https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/cahiers-de-doleances-des-gi...)

[2] Smic, retraite... les doléances des gilets jaunes, L'Express, 30/11/2018 ; https://www.lexpress.fr/actualite/societe/salaire-maximal-smic-retraite-...

[3] Avec ou sans gilet jaune, citoyennes et citoyens, exprimez-vous ! https://participez.lecese.fr/project/avec-ou-sans-gilet-jaune-citoyennes...

[4] Rapport sur le projet de loi portant mesures d’urgence économiques et sociales, Assemblée nationale, http://www.assemblee-nationale.fr/15/rapports/r1547-vi.asp

[5] Rapport Sénat sur le projet de loi portant mesures d’urgence https://www.senat.fr/rap/l18-232/l18-2321.pdf

[6] L'annulation de la hausse de CSG pour certains retraités sera-t-elle amputée par la désindexation des pensions?, Libération, Checknews, https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/17/l-annulation-de-la-hausse...

[7] Heures supplémentaires, CSG, prime, Smic… Les cinq mesures d’Emmanuel Macron passées au crible, Le Parisien, http://www.leparisien.fr/economie/smic-prime-csg-les-cinq-mesures-chocs-...

[8] Les retraités devront attendre juillet pour bénéficier de la baisse de la CSG, Le Figaro, 18/12/2018, http://premium.lefigaro.fr/social/2018/12/17/20011-20181217ARTFIG00118-l...

[9] Calendrier despaiements, site Agirc-Arrco : https://www.agirc-arrco.fr/particuliers/vivre-retraite/paiement-allocati...

[10] Calendrier des paiements, site de la CNAV, https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/home/retraites/retraite-m...

[11] Pourquoi le prélèvement à la source tracasse les retraités, L'Express - Votre Argent, 09/01/2019, https://votreargent.lexpress.fr/retraite/le-prelevement-a-la-source-trac...

[12] Retraite et prélèvement à la source : risque d'incompréhension lors du versement des pensions de base le 9 janvier, Capital, 07/01/2019, https://www.capital.fr/votre-retraite/retraite-et-prelevement-a-la-sourc...

[13] Réforme des retraites: la question de l’âge de départ se pose à nouveau, L'Opinion, 06/01/2019, https://www.lopinion.fr/edition/economie/reforme-retraites-question-l-ag...

[14] Olivier Damaisin (LaREM): «Macron doit reporter d'un an la réforme des retraites», Le Figaro, 06/01/2019, http://premium.lefigaro.fr/social/2019/01/06/20011-20190106ARTFIG00143-o...

[15] Le regard des Français sur l'actuel système de retraites, IFOP, 11/10/2018, https://www.ifop.com/publication/le-regard-des-francais-sur-lactuel-syst...

[16] Panorama des pensions 2017, les chiffres clés de l'OCDE et du G20, OCDE, http://www.oecd.org/fr/retraites/les-pensions-dans-les-pays-de-l-ocde-19...

Commentaires

  • Par Giiburt • Posté le 15/01/2019 à 10:41 Les commentaires sont souvent de bon sens et parfois très argumentés. Cependant il serait intéressant que chaque commentateur avance pour les solutions qu'il préconise un chiffrage précis ainsi que les sources sur lesquels il repose. La clarté du débat devrait en être augmentée.
  • Par cactus • Posté le 14/01/2019 à 09:01 je rebondis sur les 2 derniers paragraphes. Reculer l'âge de la retraite, pour les personnes soumises à des conditions de travail éprouvantes, c'est les condamner à DCD avant d'avoir atteint l'âge d'en bénéficier. Pour les politiques, ils ont tellement eu d'argent durant leur carrière qu'ils ont pu se payer des cures de remise en forme et des soins qui leurs sont bénéfiques (giscard, chirac, etc.. à venir) Pour eux, pas de souci, ils atteindront un âge canonique... enfin pour ce qui est des retraites qui coutent... si on arrêtait de payer des retraites à des étrangers qui n'ont jamais travaillé en France ? de payer des allocations pour tous ces gens qui ne souhaitent qu'une chose ; profiter de notre système de protection (ou ce qu il en reste...) si on arrêtait de payer les retraites aux ressortissants repartis dans leur pays à l'étranger et qui sont peut être DCD depuis des lustres...?. y a moyen de moyenner.. si on divisait par 3 les retraites des anciens chefs d l'état avec suppression de tous les avantages qu ils se sont fait allouer ?? si on (les chefs d'état en place..) arrêtait de nommer à des postes honorifiques des anciens copains (préféts, présidents de commissions, etc... ) comme mme jouanneau qui veut bien du salaire mais plus de la fonction... ah si, si, si.... mais je dois vous paraître bien réac... non je suis lucide... et pas trop bête...
  • Par reiller • Posté le 12/01/2019 à 17:00 Il me parait pourtant simple de comprendre que si l'âge de départ effectif à la retraite n'augmente pas les retraites ne peuvent que baisser puisque la durée à la retraite augmente. Bien sûr si nous maitrisions enfin notre chômage l'équilibre entre cotisations et retraites serait plus facile, mais pour cela il faudrait faciliter la vie de nos entreprises en concurrence internationale. Dans cette affaire de retraite par points l'état se désengage du paiement des retraites des agents de l'état, qui ne peut que devenir plus couteux si par miracle les effectifs d'agents de l'état baisse! Reste à prier pour que la gestion de la nouvelle caisse unique ne soit pas confiée au paritarisme à la française.
  • Par kakech • Posté le 12/01/2019 à 11:56 Pour une information objective claire des français , pourquoi ne pas publier un état des lieux actuel des 42 régimes de retraite existants( sur base excel de référence par exemple) avec données sur cotisants ( nombre , valeur annuelle totale cotisations (employeur et employés identifiés pour entreprises et administrations ) et coûts de gestion de recouvrement ; pour les retraités ( nombre de bénéficiaires ,ressources de chaque régime détaillées dont produits des cotisations des affiliés+produits de transferts d'autres régimes +produits de taxes affectés + dotations d'équilibre de l'Etat + autres ressources éventuelle comme produits financiers ) et coûts de gestion . en complément identifier pour chaque régime les taux de cotisation en vigueur , les conditions d'accès à la liquidation de la retraite (nombre de trimestres, taux de remplacement , bonifications spécifiques , accès réversion ) ; et une analyse comparative de performance des régimes et ou de besoin de soutien financier extérieur . c'est un dossier que l'IFRAP peut conduire si la puissance publique ne s'oppose pas à cette contribution à une information transparente du citoyen .
  • Par Nelson36 • Posté le 11/01/2019 à 23:27 Je m'associe pleinement à Pierrette Perreau sur le fait que les pensions de retraite soient assimilées à des dépenses sociales, surtout dans le secteur général (CNAM-ARCOO-AGIRC) Mes pensions ne sont que le résultat des 43 années de cotisation que j'ai effectuées pendant ma carrière professionnelle. Je me refuse à être considéré comme un assisté ! Cela dit je m'associe pleinement aux conclusions de cette analyse. Une véritable réforme de ce gouvernement devrait être de repousser l’âge légale de la retraite à 65 ans au moins, pour tous les salariés sans exception, mis à part quelques cas très limités pour cause de pénibilité, je pense entre autre aux égoutiers qui ont une espérance de vie réduite et aussi aux garde malades qui eux ont une vie particulièrement pénible. Ce gouvernement saurait-il faire preuve de la pédagogie nécessaire pour convaincre l’ensemble du monde salarié du bien fondé de cette disposition ? C’est là qu’on reconnait les politiques compétents ! Le simple fait de faire comprendre aux salariés actuels qu’ils pourront ainsi bénéficier d’une pension plus avantageuse, et surtout capable ensuite d’évoluer avec le coût de la vie, devrait être un argument plein de bon sens
  • Par Gribouille • Posté le 11/01/2019 à 15:37 Pour augmenter le pouvoir d'achat, réduire la TVA a 10% et faire payer l'impots sur le revenu pour tous les français résidant en France (impots progressif) réduire l'assistanat et le train de vie du gouvernement annuler toutes les niches fiscales et toutes les autres taxes
  • Par GUYLENE HUGUENIN • Posté le 11/01/2019 à 13:43 J ai 54 ans et invalide Je suis moi aussi impacte de la même façon que les retraites. Hausse csg à plein pot Hauuse des pensions quasi inexistante pendant 2 ans pour compenser l impact de la réduction de la csg pour la plupart des retraités Je suis donc doublement pénalisée et ai le sentiment que ce vais payer 2 fois cette hausse de la csg. Ma carrière est stopper depuis 2006. Pas d augmentation ou peu de ma pension d invalidité. Je ne perçoit aucune aide de la caf. J ai 2 grands enfants à la maison qui poursuivent leur scolarité. Je suis divorcé et je me sens un peu oublié dans ce système...
  • Par Tombazpik • Posté le 11/01/2019 à 10:42 Dans les propositions soumises au CESE, aucune sur la fin de l'infantilisation des retraités et le manque de transparence et d'accès : - à une information claire et personnalisée par un conseiller retraite dédié et joignable personnellement, comme cela se pratique en GB ou Allemagne et pays scandinaves - à au moins un relevé annuel papier pour connaître exactement les montant brut et net et le détail des prélèvements, afin de vérifier les calculs - à la possibilité de vérifier les calculs des montants effectués par les caisses. De l'aveu même des syndicats, le taux d'erreur est de 20%. Est-il normal que les salariés aient recours à des prestataires privés ( de 3 à 4 000 €) pour vérifier les erreurs des caisses dans le calcul du montant des pensions ? NON !
  • Par popo • Posté le 11/01/2019 à 09:22 Il faudrait annuler la hausse de la CSG pour tous les retraités et indexer les retraites sur l'inflation. Pourquoi avoir commencé à supprimér la taxe d'habitation pour certains puisque l'état doit recourir à d'autres impôts pour compenser cette mesure?Soit on la rétablit (pour tous) soit on la supprime (pour tous)
  • Par Pierrette PERREAU • Posté le 11/01/2019 à 09:18 Je m'insurge de voir que l'on considère les pensions de retraite comme des dépenses sociales; il s'agit d'un salaire différé, qui dépend des cotisations individuelles, contrairement à l'assurance maladie dont les remboursements ne dépendent pas des cotisations, mais des besoins.
  • Par Philippe GALTEAU • Posté le 11/01/2019 à 08:53 A n'y rien comprendre, Brouillard complet. Réflexion entendu d'un homme simple:: Macron est un enfant, il joue avec des idées +/-vagues
  • Par le lay andré • Posté le 11/01/2019 à 08:16 d'accord pour la retraite à 65 ans .Pas d'accord pour la pénibilité , c'est aux entreprises de faire évoluer les postes de travail en modernité ou en rotation du personnel .
  • Par Bonsens • Posté le 10/01/2019 à 23:16 Il me semble qu'il y a une façon claire et simple pour comprendre le problème des retraites. En 1960 dans 'les bons temps de De Gaulle', la retraite était à 65 ans, et l'espérance de vie.... 67 ans, c'est à dire une différence de 2 ans. Aujourd'hui, avec la retraite à 62 ans, l'espérance de vie est presque 80 ans, une différence de 18 ans, et j'exclus le coût faramineux pour les retraités en démence. Ces chiffres sont pour les hommes. Si l'on calcule ce qu'un salarié contribue pour sa retraite c'est environ 8% et l'employeur plus de 16%. Prenant 25% pour les deux, ceci veut dire que l'on constitue un quart d'année de retraite pour ses vieux jours, après 4 ans l'on a constitué 1 an de retraite, après 40 ans 10 ans de retraite. Cela veut dire que lorsque l'on prend sa retraite à 62 ans, l'on a 10 ans de retraite constitué, qui nous mène à 72 ans, mais l'espérance de vie pour un homme est 80 ans, un trou de 8 ans que notre système de répartition ne peut pas combler, dont l'augmentation inexorable de notre endettement.
  • Par cuenet • Posté le 10/01/2019 à 22:29 Puisqu'on est riche à partir de 2500 € il suffit de mettre toute l’élite de la classe politique à 2500 voire 3000 € par mois car en plus de avantages accessoires (voiture chauffeur repas logis etc ... )(
  • Par Georgue • Posté le 10/01/2019 à 21:53 la CNAV versée le 9 janvier la retraite de décembre 2018 avec le PAS: on paye donc 2 fois l'IR sur ce mois là, ce n'est pas normal (voire du vol ...) Le PAS aurait dû apparaître sur le mois de janvier versé début février, y a t il un recours possible?
  • Par Hubert Raffard • Posté le 10/01/2019 à 21:20 Pourquoi évoquer un problème pour ceux qui n'ont pas travaillé 40 ou 45 ans, et qui sont habitués à la semaine des 35 heures ?
  • Par Hubert Raffard • Posté le 10/01/2019 à 21:17 Attendons pour voir, de toute façon nos enfants ne toucheront pas de retraite comme nous. Mais tant que le problème des retraites n'aura pas été totalement revu pour ceux qui ont cotisés ou non, pour les mères de famille, pour les immigrés de fraîche date...et que l'activité cessera avant 65 ans, le problème français est insoluble et nous mène vers une catastrophe nationale, comme le gonflement de la dette irréversible en ce début d'année
  • Par PauLau38 • Posté le 10/01/2019 à 21:10 Lors de l'annonce de la hausse de la CSG pour les retraités à partir de 1200 € par mois sans compensation, la CFR, Confédération Française des Retraités, qui regroupe 1,5 millions de retraités, avait demandé de rencontrer le gouvernement pour faire des propositions jugeant que l’effort demandé aux retraités avec cette augmentation « était trop important et qu'il n’était pas juste », comme Emmanuel Macron l’a finalement reconnu dans son intervention télévisée du 10 décembre. La CFR, malgré des relances, a été ignorée du gouvernement et n'a pas reçu de réponse. L'annonce du quasi gel des retraites en août a suscité la colère des retraités: trop c'était trop! Le chef de l’État vient donc d'annoncer que la hausse serait annulée pour « ceux qui touchent moins de 2 000 € par mois ». En trois semaines c'est ce que les retraités gilets jaunes ont obtenu par la violence. A désespérer de la démocratie.
  • Par Bernard Maroy • Posté le 10/01/2019 à 19:21 En bref, les français veulent tout pour rien et tout de suite.
  • Par TONONE • Posté le 10/01/2019 à 19:08 Le régime de retraite par points n'est pas un mauvais système. Il est déjà en application dans les professions libérales. Le problème qui se pose est celui de l'indexation de la valeur de ce point, au minimum en fonction de l'inflation ce qui n'est pas le cas si l'augmentation n'est que de 0 30% en et 2020 comme l'a prévu le gouvernement, ce qui est scandaleux. 2019
  • Par MAURICE • Posté le 10/01/2019 à 19:00 Tout ça est bien compliqué. : Il ne faut pas retarder la réforme des retraites; Supprimer tous les régimes spéciaux y compris ceux d'outre-mer; Fixer l'âge du départ à la retraite à 65 ans pour tout le monde sans exception, et le monter encore dans les années à venir si nécessaire pour le financement Prise en compte de la pénibilité par un système de bonus (majoration de la retraite), mais pas par un départ anticipé

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