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Réaction à notre article :

Corruption et politiciens dans la crise des subprimes

ZOE - 22/10/08 11:10

Origines de la crise des subprimes

Je pense que cette crise est mondiale avec le mécanisme suivant :

Le mécanisme est culturel avant d’être économique : on a voulu développer le pouvoir d’achat sans création de valeur ajoutée mobilisable (on a pris sur le patrimoine et le capital et, quand tout a été utilisé, on a continué comme si de rien n’était) :

A/ Les organismes souverains (organismes internationaux, communautés d’Etat, nations) ont tous effectué prêts, aides, subventions, prestations sociales, dons, remises de dettes,… aux particuliers, aux organisations, aux ONG, aux syndicats, aux fonctionnaires, aux nations… sans création de valeur ajoutée.
B/ L’argent artificiellement créé a servi à vivre au-dessus de nos moyens et a permis de s’affranchir du « raisonnement comptable »
C/ Les circuits financiers ont cherché à utiliser cet argent pour créer de la valeur ajoutée mais l’argent facile avait tué la nécessité et la volonté de travailler d’où le cercle vicieux basé sur le principe suivant : je ne veux pas travailler mais l’Etat doit satisfaire mes besoins. Devant cette pression répercutée à tous les échelons :
 On fait marcher la planche à billets
 De plus en plus d’argent disponible mais pas de volonté pour créer de la valeur ajoutée et mettre des contreparties
 La spéculation se développe en dehors de l’économie réelle (création de « traites de cavalerie »).
D/ La spéculation entraîne une fuite en avant couverte par tous les acteurs car ils y trouvent leur compte y compris les fonds souverains qui veulent augmenter leur rentabilité (et éventuellement détruire le système concurrent).
E/ Les circuits financiers ne correspondent plus à l’économie réelle.
F/ Les bénéficiaires de cette manne refusent l’adaptation des systèmes de régulation et finalement tout le monde doit de l’argent à tout le monde.
G/ La gestion des valeurs par ordinateurs crée une spirale baissière généralisée des actions (l’application à la lettre des procédures tue)
H/ Création d’une crise mondiale de confiance et de liquidités et le château de cartes s’écroule en emportant avec lui l’économie réelle

Cette politique provient des 4 principes culturels suivants :
- L’importance donnée aux idées, aux principes, aux convictions qui traduit une incapacité à envisager de face la réalité.
- Ceux qui confondent le rêve et la réalité sont perçus comme ayant renoncé à la compétition.
- Etre compétitif c’est prendre parti contre le besoin d’égalité et solidarité.
- L’augmentation du pouvoir d’achat peut se faire sans création de valeur ajoutée mobilisable

En conclusion provisoire: nous allons remettre en route l'économie en payant des frais de fonctionnement, des charges à court terme, etc. avec des emprunts à long terme ce qui préparera la prochaine crise

Valeur Ajoutée = La valeur qu’un client accepte de payer sans aide, ni subventions, pour un produit ou un service (notion différente de la Valeur Ajoutée comptable qui inclut tous les coûts de transformation y compris ceux qui ne servent à rien : bureaucratie inutile ou surnuméraire, défaut qualité, postes fictifs, moyens sans finalités mesurables, financement d’autres choses que l’objet social, salaires pharamineux…

ZOE - 22/10/08 11:10