Réaction à notre article :
Arnaud - 01/10/08 10:16
Je suis affligé par certaines réactions à votre article. Si l'on reprend les besoins prioritaires de l'homme pour sa survie, avant son bien-être on y trouve : 1 : l'air (c'est gratuit). 2 : l'eau (c'est payant) 3 : la nourriture (c'est payant). La soins ne viennent qu'après ces 3 besoins. Pourquoi refuserait-on de payer ses soins alors même que des besoins autrement plus prioritaires sont payants. Le concept de la gratuité en économie est un mythe absolu qu'il convient de combattre. Le "gratuit" c'est le "payé par les autres" ce qui génère une irresponsabilisation totale des utilisateurs. La solidarité ne doit fonctionner que pour les coups durs ou maladies imprévisibles. Mais faire payer par la collectivité les comportements à risque est anormal et engendre la gabegie que nous connaissons. Au rythme où les choses se passent, la totalité de nos revenus finira pas assumer notre consommation de soins! Que nous restera-t-il comme revenu disponible? Nous en arriverons à l'opposé de cette citation de Balzac "un avare est un imbécile qui se laisse mourir de faim pour garder de quoi vivre" et nous aurons quelque chose du genre "Un Français est un imbécile dont les dépenses de santé ne lui permettent plus de se nourrir". Le même Balzac disait "En amour il ne s'agit pas d'aimer mais de préférer". En économie c'est pareil. On ne peut tout avoir et des choix s'imposent. Le curseur est déjà bien trop décalé vers la gabegie. Enfin, pour vous faire part des réflexions d'une connaissance exerçant au service informatique d'un hôpital public, c'est clair, l'hôpital fonctionnerait exactement dans les mêmes conditions avec 35 à 50% de personnel administratif en moins. Alors, que l'on cesse de se retrancher derrière la "qualité des soins" pour refuser de bouger.
Arnaud - 01/10/08 10:16