Réaction à notre article :
JM - 01/12/09 11:22
Ou avouer à demi-mots l’inefficacité d’un politique.
On se félicite de la mise en œuvre d’une politique et devant le constat de son inefficacité (« effectifs stables » au sein de la sphère publique, aveu glissé furtivement ou plutôt accouché au forceps par AVM) on botte en touche par la promesse d’un engagement long terme vertueux et de citer les chiffres "magiques" qui nous attendent au bout de la route : 100 milliards d’engagements annulés pour 100 000 fonctionnaires en moins (soit 1 million d’euros lourd par fonctionnaire en moins – il faudra m’expliquer ce calcul effarant).
La longueur de la route (40 ans), elle, n’est pas mentionnée ou à la volée et le tour de passe-passe qui fait oublier le compte de résultat pour nous émerveiller d’un soi-disant engagement hors bilan (puisque c’est de cela qu’il s’agit) en spectaculaire amélioration ne convainc personne.
Mais le constat sonnant et trébuchant est plutôt celui-ci et nous est lâché plus avant:
« Sur l’ensemble de la législature, l’application de la règle de non remplacement permettrait une économie totale brute de 4,5 milliards d’euros pour environ 155 300 départs non remplacés, »
Soit 4,5 milliards d’euros sur 5 ans.
Du sérieux ? Objectivement ?
Mais quels sont les chiffres de l’Etat ?
En 2010, et pour l'État seul, la charge des intérêts de la dette est estimée à 42 milliards d’euros.
Alors ?
Qui est sérieux et qui ne l’est pas ?
Qui voit la situation froidement, frontalement, et qui l’élude ?
Qui se perd en arguties et qui met les pieds dans le plat ?
Les libéraux ont raison.
La restructuration de l’Etat s’impose. Elle est une obligation vitale. Qu’on nous démontre que nous avons tort.
Vous pensez qu’un entrepreneur puisse proposer à son banquier un plan d’apurement des comptes - puisque cette mesure, et cela est son objectif avoué, participe à l’apurement des comptes - qui ampute de moins d’un dixième sa charge d’intérêts qui, elle-même, ne constitue qu’une fraction de son déficit alors même que son endettement est insoutenable et pensez que celui-ci le prenne au sérieux ?
C’est une blague.
JM - 01/12/09 11:22