Réaction à notre article :
Samuel-Frédéric Servière (iFRAP) - 24/06/09 7:37
Cher Monsieur,
Il ne s'agit pas de faire le procès de la DGCCRF, cela serait ridicule, et le travail de ce service en matière de contrôle et de répression des fraudes est aussi ingrat qu'indispensable et généralement peu reconnu.
Nous voulions avec cet article nous intéresser à la politique générale des pouvoirs publics concernant le relevé des prix. Nous ne sommes pas sans savoir qu'il existe un principe de libre fixation des prix depuis 1986. Mais celui-ci n'empêche pas que soient examiné:
- d'une part l'évolution de leur niveau par catégorie de produit... c'est d'ailleurs ce qui a été introduit récemment avec la constitution de "chariots types"... et là nous pouvons dire qu'il y a eu une certaine lacune de l'Etat qu'il s'agisse des services du ministère des finances ou de l'INSEE à suivre de très près cette question tout particulièrement en outre-mer.
- d'autre part, que si la fixation des prix est libre depuis 1986, il n'en existe pas moins une exception concernant la situation particulière des DOM, où l'Etat est susceptible de reprendre la main s'il le désire.
Pour notre part, il nous semble qu'un retour à des prix administrés serait le signe d'une intervention étatique d'un autre temps. L'analyse des prix et des marges elle, est essentielle parce qu'elle permet de vérifier entre autres que les principes de libre concurrence et d'égalité des armes dans la négociation ne sont pas faussées... et il revient évidemment aux services de l'Etat d'assurer cette surveillance régulatrice en dehors de toute "administration" proprement dite des prix. En cette matière, les observatoires ne représentent que la dernière réforme à la mode. Souhaitons que leur montée en puissance permette d'assurer pleinement cette compétence de l'Etat, mais pour le moment la tendance semble être toute autre... et la débauche de moyens engagés, de structures redondantes et d'anciens services dont un simple élargissement des compétences serait susceptible de rendre les mêmes services pour moins cher, laisse songeur. D'ailleurs personne n'a non plus évoqué la possibilité d'externaliser cette fonction auprès de cabinets privés... une solution qui permettrait cette politique de contrôle dans le cadre de la RGPP.
Samuel-Frédéric Servière (iFRAP) - 24/06/09 7:37