Réaction à notre article :
Francis - 27/05/09 3:10
ERDF et GRDF sont deux entités, respectivement filiales d'EDF et de GDF Suez. Leurs salariés bénéficient d'une convention collective (statut) commun à toutes les entreprises des industries électriques et gazieres (EDF, ERDF, GRDF, CEA, GEG, ES, Total Gaz, TGIF...)
Les salariés d'ERDF et GRDF vivent depuis 10 ans de profonds bouleversements : Séparation des activités, fermetures de sites, mutations etc...
Plus de la moitié des agences EDF-GDF ont disparu à ce jour. Les services techniques (ERDF) étant désormais dissociés des fournisseurs (EDF) ne disposent carrément plus d'accueil physique.
Des prestations auparavent gratuites (diagnostic, conseil, changement de tarif, duplicata de facture) sont désormais facturées au client jusqu'a 40€.
Aujourd'hui, les services commerciaux vendent des services totalement étrangers à la fourniture d'énergie (assurance, assistance dépanage plomberie), à des prix élevés, et parfois ont recours à des techniques de vente douteuses
Les fermetures de sites limitent l'accessibilité de l'entreprise, à tous les publics et leur délivrer une information de qualité. La fermeture des sites exploitation dégrade également les délais d'intervention urgence dépanage (electricité et gaz naturel)
Aujourd'hui ERDF-GRDF continue dans cette voie en fermant régulièrement de nouveaux centres, en sous-traitant le coeur de métier : Raccordements, Relève. Ce qui se traduit par une insatisfaction croissante de la clientèle (une opération réalisée en 2 semaines auparavant, prend 12 semaines minimum désormais)
Aujourd'hui, il serait également question de sous-traiter le dépannage et les activités en astreinte.
Dans le même temps, les dirigeants d'EDF et GDF Suez s'augmentent jusqu'a 40%.
Quelle est la logique pour les clients ? En termes de qualité de service, en termes d'accessibilité ? Quelle est la logique pour les salariés ? Quelles garanties, quel avenir ?
Le mythe de l'employé planqué est mort, et une enquête récente l'a prouvé (enquête sur les salaires du secteur de l'énergie dans l'UE). Aujourd'hui, un salarié qui touche 1300€, qui se fait muter de force tous les 2 ans (avec tout ce que ça incombe) parce que ses sites ferment ou une restructuration, j'appelle pas ça la sécurité de l'emploi.
Francis - 27/05/09 3:10