Réaction à notre article :
lion10 - 03/12/08 10:24
Interdire de licencier ou forcer à recruter revient à intimer à un patient l'ordre d'être en bonne santé ! Ca ne se décrète pas. Il en va de la santé comme de la santé économique; elle résulte d'un climat favorable, d'une hygiène correcte, d'une régulation de l'effort demandé pour qu'il n'obère pas l'équilibre physique du patient. Or la "vache à lait" entreprise française est vampirisée au point de la fragiliser. Comment s'étonner qu'elle peine à croître en période d'abondance et qu'elle s'effondre plus rapidement que ses rivales internationales en période de "vache maigre" ? Nous sortons d'une période de 3 ans où nous avons rechigné à l'embauche en augmentant notre carnet et limitant notre croissance parce que le code du travail français invite les entreprises à la plus grande prudence. C'est du gâchis et de la croissance perdue au profit de nos concurrents allemands ou étrangers. Maintenant que la crise est là, pour ne pas mourir, les entreprises vont débaucher ou certainement pas embaucher, toujours pour les mêmes raisons : un code du travail qui n'aime pas l'entreprise. Des esprits bien pensants exhortent les entreprises à ne pas utiliser le licenciement comme variable d'adaptation face à la crise ! Quand la masse salariale chargée pèse 50% du CA, ces mêmes clowns pourraient-ils nous expliquer comment payer les salaires et les charges, à la fin du mois, si le chiffre baisse de 30% ? Qui plus est, l'entreprise va se séparer non pas des collaborateurs les moins utiles à son développement mais de ceux les plus faciles à licencier en limitant les risques et difficultés liés au code du travail. Quel gâchis. Intégrer des gars, les former et les perdre... c'est un problème social, c'est un coût financier, c'est un handicap pour rebondir à la sortie de la crise. Alors si nos politiques et médias commençaient par aimer l'entreprise, car c'est un outil de création de richesse et que quoi qu'on en dise cette richesse est, aujourd'hui, largement partagée; si on commençait à chouchouter nos entreprises, a être bienveillants envers elles; ne se porteraient-elles pas mieux ? Si nos entreprises se portaient mieux parce que moins harcelées, dénigrées, ponctionnées; n'embaucheraient-elles pas pour se donner les moyens de leur développement ? Faut-il poursuivre la curée, et attendre leur mort avant de regretter nos entreprises nourricières ?
lion10 - 03/12/08 10:24