Quand la survie d'une entreprise prospère dépend d'une caution bancaire

12 février 2009 • René Hans

Robert est à la tête de son entreprise depuis plus de 30 ans. Sa réussite est exemplaire. Il emploie 150 salariés. Son entreprise est citée en référence par ses deux banquiers avec lesquels il entretient des relations cordiales. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Son principal fournisseur, échaudé par de nombreuses créances irrécouvrables, a décidé d'exiger une caution bancaire proportionnelle à l'activité de ses clients. Pour Robert, il a fixé le montant à 1,2 million d'euros.

Dès le 5 janvier 2009, Robert contacte ses deux banquiers afin d'obtenir la caution nécessaire à la poursuite de son activité. Ses interlocuteurs d'habitude si courtois sont aux abonnés absents.

A titre personnel, Robert possède un patrimoine immobilier largement supérieur à la caution exigée. Il est disposé à la donner en garantie à ses banques mais silence radio. Pourtant, si le 19 février 2009 la caution exigée n'est pas produite, son activité sera stoppée nette.

150 salariés licenciés et Robert ruiné…
Ne me dites pas que mon projet de loi (tribune du 29 janvier 2009) est sans intérêt.

Commentaires

  • Par meyer • Posté le 19/02/2009 à 16:01 Votre tribune est intéressante puisqu'elle met à jour les difficultés des entrepreneurs français...

    Il faut des voix pour ces gens-là... car ils sont un organe vital de l'économie française...

    Bravo et bonne Bonne continuation.

    Stéphanie
  • Par Gérard Nicoud • Posté le 17/02/2009 à 16:22 Ta tribune associée à l'Ifrap est une réussite, claire et sans ménager l'administration ou les banques, elle ouvre les yeux des moyens et petits entrepreneurs qui sont ignorés par les médias...

    C'est un acte de courage dont je te félicite et une action salutaire dont nous avons tous besoin.

    Je suis de tout coeur avec toi dans le combat que tu mènes, continue à dénoncer les abus et les injustices.

    ton ami,

    Gérard NICOUD
  • Par pierre jeanson 0660051728 • Posté le 14/02/2009 à 10:05 C'est scandaleux de la part de votre banquier. Qui est-ce ?
    Alors peut-être deux choses :
    Changer de banque
    faire appel aux médias pour mettre au grand jour cette attitude inadmissible. Cette contre-publicité risque de faire réagir votre banquier.
    envoyer une lettre pour alerter le soi-disant médiateur du gouvernement
    contacter l'Association Contribuables Associés, (voir Internet) ils sont remarquablement actifs et peuvent être intéressés de se saisir immédiatement de votre dossier.
    Bon courage. Tenez bon.
    Cordialement
  • Par Louvin • Posté le 13/02/2009 à 18:39 Aucune éthique ni humanité en banque... Il serait intéressant de les nommer... Pas de commentaires grossiers.