Les banques abandonneront-elles les artisans responsables et courageux ?

15 janvier 2009 • René Hans

Gérard exploite un atelier de réparation de véhicules industriels. Il emploie 6 salariés. La rentabilité est faible, la trésorerie bien souvent serrée.

En 1998, Gérard investit pour répondre à une grosse commande. Le client se désiste. Panique à bord. Dépôt de bilan. Le tribunal prononce le règlement judiciaire avec étalement du passif sur 10 ans.

Gérard fait partie de ces artisans fiers qui veulent honorer leurs engagements. Il lui aurait été facile d'organiser un passage en liquidation et d'échapper ainsi à une bonne partie de son passif.

Gérard fera tourner son entreprise pendant 10 années tout en étant interdit bancaire, c'est-à-dire sans pourvoir émettre un chèque. Je ne sais pas si vous pouvez imaginer ce que cela représente… L'ENFER…

Juillet 2008 : il vient de rembourser l'intégralité de son passif de 1998. Le voilà libéré de ses procédures au tribunal. Enfin l'horizon paraît plus serein. Il pourra enfin réinvestir ses maigres bénéfices dans son outil de travail qui en a besoin.

Pourtant, son espoir sera de courte durée. Sa banque vient de lui notifier qu'elle n'a plus vocation à maintenir sa ligne d'escompte de 65000€. Est-ce la fin pour l'entreprise, ou les procédures mises en place par le gouvernement dans le cadre de la crise financière permettront-elles de la sauver ?

Suite au prochain épisode…

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