La misère des petits patrons : témoignages (2)

04 juin 2008 • une contribution extérieure

Supprimer les "machins" pour supprimer la paperasse

Bravo pour ce témoignage qui correspond au vécu de tous les dirigeants de PME/PMI, comme moi-même. La Banque de France est un autre exemple d'administration demandant des informations complètement inutiles, ainsi que la plupart des organismes tournant autour de la formation continue et du personnel (Fafiec, Uniformation, ADESATT et autres …).

Je pense que c'est par le haut qu'il faut commencer la réforme, car en supprimant tous les machins inutiles (et leurs chefs haut fonctionnaires), ceux-ci ne seront plus là pour nous harceler de demandes toutes plus inutiles les unes que les autres. L.P.

La paperasse touche aussi les administrations et les établissements publics

Oui, il a raison ce chef d'entreprise. Je suis à la retraite. Mais quand j'étais en fonction de chef d'établissement d'un petit lycée professionnel de 280 élèves, c'était la même situation. Au lieu de consacrer du temps à chercher à innover en pédagogie avec les enseignants, il fallait répondre d'abord à toutes les demandes administratives du contrat avec l'Etat. Et cela prenait du temps. Oui, c'est une bonne idée d'envoyer des auditeurs auprès des administrés pour voir "sur le tas".
D.D.

C'est bien le cas, non seulement pour toutes les entreprises, mais aussi pour les communes. Les unes et les autres reçoivent régulièrement des questionnaires impératifs, qui arrivent quelquefois après la date limite de réponse !

On se demande souvent à quoi servent ces questionnaires et on est souvent obligé de répondre au "pifomètre". De ce fait, les statistiques que l'on est censé en tirer n'ont guère de valeur, mais ce n'est pas grave car personne ne les lit !

Si l'on veut faire des économies sur les frais de fonctionnement de l'Etat, il faut absolument faire la chasse aux paperasses inutiles, qui génèrent des charges improductives aussi bien dans les entreprises que dans les services publics. Il faudrait aussi obtenir que l'administration prenne conscience de ce que nous ne sommes plus en royauté, mais en république !
B.D.

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