Emploi et politiques sociales

Supprimer le Smic universel et confier la négociation des bas salaires aux seuls partenaires sociaux

21 octobre 2011 • l'équipe de la Fondation iFRAP

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Notre proposition : créer des « Smib »,
salaires minimums négociés par branche
et un Smic jeunes de même réservé
à la négociation en instituant par
exemple le « zéro charge » pour cette
catégorie.

Le salaire minimum français a la particularité
d'être le plus exigeant et le plus
rigide de tous les pays. En Europe, sept
pays ne connaissent pas de salaire minimum
,
dont le Danemark et l'Allemagne
qui ne sont pas des pays de bas salaires
ni ceux où règne le plus l'inégalité. La
France est le pays où le Smic horaire est
le plus élevé, Luxembourg exclu, et le
seul qui présente la particularité d'être
à la fois fixé par la seule intervention
du législateur, sans négociation entre
partenaires sociaux, totalement rigide
et s'appliquant de façon uniforme à
tous les salariés sans distinction d'âge,
d'activité ni de région, et révisable de
façon automatique. La France est aussi
le pays où l'écrasement des salaires est
le plus important.

Dans les entreprises de 500 salariés
et plus, 3,4% seulement des effectifs
sont concernés par le Smic (6% dans
l'administration), tandis que la proportion
atteint en moyenne 24,3%
dans les entreprises comptant entre 1
et 9 salariés et environ 10% entre 10
et 100 salariés. Les grandes centrales
syndicales, présentes surtout dans les
grandes entreprises, poussent le Smic
vers le haut, ce qui ne représente guère
un problème pour ces entreprises, mais
provoque une gêne considérable pour
les TPE et PME. En résumé l'uniformité
d'un Smic élevé s'avère très défavorable
pour l'emploi des jeunes, en général
pour les petites entreprises, et plus
encore dans certains secteurs en particulier
(bâtiment, restauration…).

PDF - 503.8 ko
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Commentaires

  • Par Espace • Posté le 29/10/2011 à 13:34 Ne sont-ce pas justement les partenaires sociaux qui ont été incapables de se mettre d'accord sur les 35 heures ?
    Nous ne sommes ni en Allemagne, ni dans un pays anglo-saxon: trop de partenaires sociaux me semblent n'être que des relais politiques et non des ordres professionnels ou des corporations économiquement éduqués.
    Tant qu'il en sera ainsi, pas question de leur accorder une quelconque confiance pour la prise de décisions aussi importantes.

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