Emploi et politiques sociales

Les mêmes conditions d'arrêt maladie dans le public et le privé

21 octobre 2011 • l'équipe de la Fondation iFRAP

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Notre proposition : lutter contre
l'absentéisme maladie
dans les services
publics en instaurant, comme
dans le privé, trois jours de carence et
des indemnités journalières limitées à
60% de la rémunération nette.

En 2010, l'absentéisme maladie dans
les collectivités
a atteint 22,6 jours
par agent en moyenne, contre 9 jours
d'absence en moyenne dans le privé.
Dans le secteur hospitalier, c'est
encore pire : 24,1 jours en moyenne
par an et par agent. Au global, pour
l'ensemble des trois fonctions publiques,
on peut évaluer le surcoût de
l'absentéisme à, tous les ans, environ
10 milliards d'euros. Une des explications
pour cet absentéisme deux
fois plus élevé dans le public que
dans le privé est certainement le fait
du très généreux système des congés
maladie des fonctionnaires
. Ainsi,
les fonctionnaires titulaires en arrêt
maladie continuent d'être payés par
leur employeur public dès le premier
jour de leur congé. De plus, le taux de
remplacement du salaire est de 100%
pour 3 mois, un an, voire 3 ans et ce,
sans plafond.

Nous proposons donc d'aligner le système
de congé maladie des fonctionnaires
sur celui du privé, en instaurant
notamment un délai de carence de
trois jours durant lequel l'Assurance-maladie
ne versera pas d'indemnités
journalières (sauf exceptions comme
pour les ALD, affections de longue
durée). Ces indemnités journalières
doivent également être limitées à
60% de la rémunération nette.

PDF - 503.8 ko
Télécharger les propositions de la Fondation iFRAP pour 2012

Commentaires

  • Par Didier • Posté le 18/03/2012 à 18:14 Ayant passé 15 ans dans le privé, je n'ai jamais eu un jour de carence ni de baisse de rémunération suite à arrêt maladie (il est vrai que j'en ai eu peu, mais ca a pu m'arriver). Ah oui, c'est vrai, en général c'est parce que l'employeur versait le complément suite accord de branche ou accord d'entreprise. Par conséquent, on ne peut pas dire que les salariés du public soient mieux lotis que l'intégralité des salariés du privé (mais qu'une partie d'entre eux qui ne bénéficie pas de ces avantages certes).

    A noter aussi que cet "avantage" est une forme de rémunération comme une autre, et la supprimer sans contrepartie une mesure démagogique de plus : il est toujours facile de pointer du doigt les prétendus avantages de certains, sans voir d'autres inconvénients.
  • Par sab • Posté le 13/02/2012 à 13:50 Pourquoi pas un alignement, sous réserver d'aligner aussi les salaires ! Sinon, non !
  • Par Viacolvento • Posté le 27/01/2012 à 07:04 Les Français se disent tous pour l'égalité. Mais aucun candidat ne propose qu'à versement égal les retraites (fonctionnaires, salariés, professions libérales...) soient égales. Et vous ?
  • Par Max84300 • Posté le 06/01/2012 à 18:40 Effectivement il serait tout à fait normal que ne travaillant plus pour cause de maladie, quel que soit notre échelon, notre indemnité devrait être au minimum..!

    60% est déjà une forte base pour les hauts salaires! Lorsqu'on ne travaille plus que l'on soit ex PDG ou ex manutentionnaire, le RSA est le même pour tous ! Faisons pareil pour l'assurance maladie, trop facile à obtenir sur un coup de tête!

    Multiplions les contrôles!

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