Emploi et politiques sociales

Intervention de Pierre Fonlupt

Colloque "Mettre l'emploi au coeur de la campagne"

12 février 2007 • l'équipe de la Fondation iFRAP

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Président de la commission Entreprises et Sociétés du MEDEF

Je tiens à remercier M. Zimmern et l'ensemble des organisateurs de cette manifestation, parce que mettre l'emploi au cœur du débat politique est quelque chose à quoi nous sommes très attachés. Il me semble, à l'issue de ce débat, que le regard porté par l'ensemble de la société sur l'entreprise change, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Pour nous, l'emploi ne pourra progresser que si la croissance est au rendez-vous. Aujourd'hui, nous sommes en quasi plein emploi sur les cadres, aussi parler de l'emploi en général est un débat un peu trop large ; il faudrait rentrer dans la problématique des différents niveaux de qualification et porter des regards divers sur ces sujets.

Les problématiques de l'école, de l'université et de la relation entre l'école, l'université et l'entreprise sont en effet au cœur du débat. Il y a vingt ans, les jeunes passaient 20 % de leur temps avec leurs parents, aujourd'hui, c'est 10 %, temps pendant lequel ils ne parlent pas de travail, mais de loisirs. Le rapport au travail d'une génération entière est totalement virtuel, et c'est à nous, chefs d'entreprise pour les entreprises, mais aussi aux autres professions pour ce qu'elles représentent, d'aller au-devant des enseignants pour voir avec eux comment mettre en place ce contact avec le monde du travail dont les jeunes ont besoin pour orienter efficacement leur avenir et savoir ce qu'ils veulent devenir.

Nous pensons que dans une société qui évolue à une vitesse fantastique, entraîner les gens dans un canal unique de 20 ans à 70 ans n'est pas réaliste. Il faut donc mettre en place des passerelles. Nous venons de lancer une opération Phoenix avec l'université de Marne-la-Vallée pour apporter un complément de formation à des jeunes qui ont fait des cursus universitaires en leur permettant d'intégrer l'entreprise.

Tout à l'heure, Philippe Hayat parlait de chefs d'entreprise, pour ma part, je parlerai de société entrepreneuriale ; il ne s'agit pas seulement de faire lever des chefs d'entreprises dans la société, mais que chacun, là où il est, comprenne ce qu'entreprendre veut dire et soit un entrepreneur de son propre projet. Où qu'il soit, il portera sur la société un regard entrepreneurial qui fera que la société dans son ensemble prendra des risques là où, aujourd'hui, elle est tentée de ne pas les prendre. Encore plus large que la promotion du chef d'entreprise, c'est pour moi la promotion de l'esprit d'entreprendre, la promotion de l'esprit d'entreprise, et on touche là à la dimension culturelle qui a été évoquée.

L'esprit d'entreprise, c'est ma vie, c'est la ligne conductrice de mon existence. Si la société française pouvait s'en imprégner dans le cadre d'un dialogue qui ne peut pas se faire sans les partenaires sociaux, cela donnerait un sens à la société française en lui procurant toutes les chances d'aborder le xxi e siècle dans les meilleures conditions possible.

Cet article fait partie du colloque Mettre l'emploi au cœur de la campagne

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