Emploi et politiques sociales

Crise : lueurs d'espoir ?

12 mars 2009 • Bernard Zimmern

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Les signaux économiques les plus apparents sont tous au rouge et la fermeture d'usines ou dépôts de bilan se multiplient.

On nous annonce des jours encore plus noirs.

Pourtant, de même que les crocus viennent percer discrètement le vert des prairies et annoncent le printemps, plusieurs signes encourageants d'une reprise possible apparaissent.

Le stock des logements invendus aux USA a commencé à décroître. Et après une chute moyenne de 25%, le prix médian des logements américains a atteint 2,9 fois le revenu médian des Américains, son niveau d'équilibre sur le long terme. Le marché des émissions d'obligations d'entreprises est au plus haut depuis 2 ans.

Mais, comme le dit l'humoriste, la prévision est difficile car elle concerne l'avenir.

Et nous savons depuis les travaux de Benoît Mandelbrot vers 1963, avant même sa découverte des fractales (repris dans un ouvrage magistral "Une approche fractale des marchés", Odile Jacob, 2005), que le hasard économique n'est généralement pas régi par la loi de Gauss, avec des écarts-types sages et disciplinés, mais par la loi de Pareto, dont les extrêmes pèsent beaucoup plus lourd et surtout augmentent avec le temps.

C'est ce thème développé notamment dans un livre américain à succès, The Black Swan (Le Cygne noir par Nassim Nicholas Taleb, 2007) qui explique en particulier le krach d'une des plus grosses institutions financières, l'assureur AIG aux USA, dont les modèles n'avaient pas prévu un exceptionnel beaucoup plus probable que celui annoncé par la loi de Gauss.

Il faudra s'en souvenir au sortir de cette crise lorsque les étatistes voudront nous convaincre que l'Etat est la panacée ; en crise, c'est l'Etat qui est le dernier rempart, mais il est aussi le plus mauvais acteur lorsqu'il faut se débattre avec le chaos de tous les jours et ouvrir les voies industrielles de l'avenir.

Commentaires

  • Par GABEGIE • Posté le 13/03/2009 à 14:30 En peu de mots, l'accent est mis sur l'essentiel.

    Les professionnels de la banque devront réviser leur analyse du risque ( et les outils qui l'a mettent en oeuvre ), dont l'observation des faits depuis 20 ans au moins, montrent qu'ils ne sont pas pertinents.

    Idem pour les Assurances et les Fournisseurs de crédit.

    Quant aux Agences de Notation, leur utilité n'est pas démontrée en l'état, bien au contraire !!!

    Si les Etats sont ( pour une fois !!!) intelligents ; ils devraient tout faire pour éviter le protectionisme et la déflation ; cela serait pire que tout.

    Ils seraient bien inspirés d'accompagner la sortie de crise, par une inflation modérée, mais limitée dans le temps, pour soulager les acteurs économiques surchargés de dettes jusqu' l'invalidité ...

    Ce serait bon sur le plan économique/financier et surtout social.

    Les Etats devraient aussi continuer à supprimer les doublons et la bureaucratie inutile qui accablent les acteurs de l'économie, notamment les nouveaux arrivants.

    Réforme des Collectivités Locales et de leur fiscalité archaïque ???

    Réforme de l'Etat centralisateur, omnipotent et impotent ?

    Réforme de l'Hôpital, de l'Université, de la Formation Permanente ?

    Cela passe par la remise en cause d'avantages acquis qui n'ont plus de justification économique autre que la sauvegarde de castes installées dans leur privilèges de rentiers. Voir le scandale de l'UIM !
  • Par Jacques Goupil • Posté le 13/03/2009 à 12:53 Merci de contrer ainsi la sinistrose ambiante.

    Un optimisme raisonné, s'il était partagé par le plus grand nombre, serait garant d'un sortie de crise plus rapide et plus énergique.

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