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CNC : économiser 200 millions d'euros par an

Avec plus d'un milliard d'euros de budget annuel, le Centre national de la cinématographie a été de nombreuses fois critiqué notamment pour son manque de transparence, son aversion à l'évaluation et son manque de « tutelle » de la part du ministère de la Culture qui ne fait que « suivre » ses activités. Le CNC bénéficie de taxes affectées payées par les éditeurs et les distributeurs de services de télévision (TST), les entrées et salles de cinéma (TSA) et la vidéo à la demande. C'est un peu la double peine pour les chaînes de télévision privées qui ont, en plus de la TST, une obligation de production d'œuvres audiovisuelles. Les recettes de ces taxes ont enregistré une hausse de 40 % sur la période 2007-2011 (+230 millions d'euros) tandis que la trésorerie du CNC atteignait 789 millions d'euros. Le système des taxes affectées doit être réformé. Pour 2014, un prélèvement exceptionnel de 90 millions d'euros a été effectué et ce pour la deuxième année consécutive. La Fondation iFRAP propose que le prélèvement exceptionnel soit pérennisé au profit de l'État avec pour objectif de générer 200 millions d'euros d'économies.