Discours de clôture de Frédéric LEFEBVRE, Député des Hauts-de-Seine

Partie IV.2 Allons chercher la croissance !

Merci de me donner la parole. D'abord, je voudrais remercier la Fondation Concorde, Michel ROUSSEAU et son initiative et le dire devant le Ministre Hervé NOVELLI, qui est, en dehors de l'amitié que je lui porte et que beaucoup de parlementaires lui portent, un des ministres qui abat un travail considérable sur un domaine qui n'est pas facile, nous le savons bien. J'en profite pour lui rendre hommage.
J'ai écouté avec attention ce que vous avez dit les uns et les autres. Je vais vous dire à la fois quelques idées, quelques commentaires qui ont parfois été générés par vos propres déclarations et propositions depuis ce matin.

Il faut créer des Territoires performants. Alors, Michel ROUSSEAU a évoqué un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Cela va peut-être vous étonner, mais j'ai pris l'initiative, avec un député socialiste sur cette question. Quand nous voulons faire des réformes structurelles essentielles pour le pays, il est parfois assez utile d'essayer d'avoir une base large. Ce sujet, c'est l'évaluation. Michel ROUSSEAU en a parlé à propos de la politique des PME. Nous pouvons également en parler sur l'emploi. Je pense que l'évaluation est un des sujets essentiels aujourd'hui dans un pays où nous avons 42 milliards de déficit, dans un pays où nous avons engagé – le Gouvernement l'a fait – la chasse à la dépense publiqueimproductive. C'est la révision générale des politiques publiques. Personnellement, je voudrais, et j'en fais la proposition à Hervé NOVELLI, que sur l'évaluation, nous allions très loin. En particulier, nous avons un mal français et il nous faut regarder ce qui se fait dans les pays étrangers : tous nos systèmes d'évaluation dépendent directement des administrations elles-mêmes.
Ainsi, chaque administration a son propre système d'évaluation. Ma proposition est assez simple. Nicolas SARKOZY a initié un projet formidable, quand il était, à la fois, à l'Intérieur et aux Finances : les pôles de compétitivité.

Je propose de créer un pôle de compétitivité spécialement dédié à l'évaluation des politiques publiques. Ce pôle nous permettra d'avoir les meilleurs statisticiens de notre pays sur ces questions. Cela permettra d'associer un certain nombre de chercheurs. J'en parlais avec Robert ROCHEFORT du CREDOC, mais nous pourrions également parler avec l'INSEE ou d'autres. Et enfin, nous pourrions disposer d'un outil d'évaluation digne de ce nom.

J'ose encore une deuxième chose : je propose que le Parlement puisse être donneur d'ordre pour ces systèmes d'évaluation. Il y a quelque chose qu'Hervé NOVELLI, qui a été plus longtemps parlementaire que ministre sait parfaitement, c'est que l'évaluation doit mouiller. C'est une chose assez amusante. Cela permet généralement aux conseillers des ministres de se défouler ou de montrer qu'ils en savent beaucoup. Mais quand le Parlement n'a pas les moyens d'évaluer vraiment, le travail se déroule sur des bases totalement faussées. Nous en avons eu un exemple récemment : j'étais à la tête des députés UMP qui menaient le combat contre une des mesures gouvernementales qui était la redevance appliquée pour les personnes âgées les plus modestes. Pourquoi ai-je été un des députés UMP à la tête de cette bataille ? La raison en est que quand je demandais à Éric WOERTH, au nom de la Commission des finances, d'évaluer les 850 000 personnes qui étaient concernées par cette mesure, il n'était pas capable de nous dire à l'intérieur de ces 850 000 comment se répartissaient les personnes âgées en question. D'abord, est-ce qu'elles étaient toutes des personnes âgées ? A priori, oui, mais quels étaient leurs revenus ? Étaient-elles vraiment modestes ?
L'évaluation est donc un des sujets majeurs. Je suis sorti un peu de notre sujet d'aujourd'hui, mais je voulais le dire, parce que je sais qu'Hervé NOVELLI est attaché à ces questions. Personnellement, je pense qu'en l'absence d'un véritable outil d'évaluation que le Parlement et le Conseil économique et social, par exemple, où sont représentés tous les syndicats, le patronat, puissent ensemble être acteurs et saisir cet outil d'évaluation, alors jamais nous ne réussirons à chasser la dépense publique improductive. Or, tout ce qui a été dit ce matin et tout ce que je vais vous dire ensuite dépendra évidemment de notre capacité à chasser la dépense improductive.
J'ai été à Madrid, il y a quelques jours, sur les prêts à taux variables, parce que je fais une mission sur ce sujet. Madrid n'est pas dans le même débat que nous. Nous débattons sur les moyens de réduire notre déficit budgétaire. Madrid débat sur les moyens de mieux utiliser, pour développer encore la croissance, leur excédent budgétaire.
Si nous ne comprenons pas que nous devons nous réformer en profondeur, notamment sur nos méthodes et nos structures, c'est que nous n'avons pas compris grand-chose.

Vous avez évoqué les Territoires performants. C'est vrai qu'il y a urgence. Il y a une urgence politique et nous avons moins de cinq ans pour réussir ce pari qui a été d'ailleurs proposé de manière très forte, très puissante par Nicolas SARKOZY à tous les Français au moment de la campagne électorale. Je ne rappellerai pas ses propos, vous les avez tous en tête. Depuis huit mois, sur la question de l'innovation de la recherche, beaucoup a été fait et plus qu'aucun gouvernement n'avait jamais fait sur une question – nous l'avons dit suffisamment aujourd'hui – tellement essentielle pour le développement économie de notre pays et pour la croissance. Prenez la mission recherche et enseignement supérieur, ce sont plus de 23 milliards d'euros qui sont inscrits dans le budget, 5 milliards d'euros pour les recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires. Il y a plus important, la réforme des universités, avec des crédits supplémentaires, bien sûr : près de 2 milliards d'euros ont été mobilisés. Il faut que chacun soit conscient qu'en 2012, l'État va consacrer 10 500 euros par an à chaque étudiant à l'université, là où aujourd'hui, nous sommes à 7 000 euros. Cela représente un effort considérable sur l'Enseignement supérieur et sur les étudiants et sur la recherche. Le crédit Impôt Recherche, nous le connaissons bien. J'ai participé, comme conseiller, à plusieurs gouvernements et j'ai été plusieurs fois à Bercy. Le crédit Impôt Recherche faisait et fait toujours hurler cette administration, qui voulait toujours nous empêcher de le développer et qui voulait toujours nous empêcher de le rendre efficace. Il y avait toujours quelque chose qui était trouvé par ce qui s'appelait le SLF à l'époque, maintenant DLF (Direction de la législation fiscale) pour empêcher que ce crédit d'impôt puisse se développer. Le Président de la République a tenu parole : ce crédit a été à la fois simplifié et musclé où il était complexe et décourageant pour les entreprises. Désormais, chaque euro investi dans la recherche ouvre droit. Et le crédit est porté de 10 à 50 %, la première année, 40 %, la deuxième année. Cela représente un effort de 800 millions d'euros en 2009 et, en régime de croisière, 1,3 milliard d'euros.

Il y a autre chose qui a fait beaucoup parler, c'est la vente d'une partie d'EDF, pour mobiliser 3,5 milliards d'euros sur la Recherche. Si vous additionnez tout ce que je viens de vous dire, c'est-à-dire le crédit Impôt Recherche, EDF, la réforme des universités, ce sont plus de 6 milliards d'euros qui ont été injectés directement et immédiatement dans l'innovation et la recherche en moins d'un an. C'est-à-dire environ 30 % d'augmentation des sommes consacrées à la recherche et à l'innovation dans notre pays.
Il faut donc que chacun ait en tête que ce gouvernement a été beaucoup critiqué sur le paquet fiscal de cet été considéré injuste - en réalité, seuls 5 % allaient vers les Français les plus riches et 90 % mobilisés sur les Français les plus modestes. J'ai mené des débats avec des économistes m'expliquant que j'avais commis une erreur en soutenant la demande sans soutenir ni l'offre, ni l'investissement, ni la recherche. Je viens de vous le dire : 6 milliards d'euros, plus de 30 % pour les sommes mobilisées sur cette question.

Pourquoi faire des Territoires performants ? Il y a une urgence sociale et économique aussi. Notre pays a pris beaucoup de retard par rapport à ses voisins. Notre territoire n'est pas suffisamment performant. Nous n'aidons pas assez les PME. Cela a été dit tout à l'heure. Nous n'incitons pas assez les entrepreneurs. Nous faisons tout pour que les étudiants que nous avons formés partent à Londres ou à New York et nous en sommes souvent très fiers d'ailleurs, en oubliant que s'ils partent, ils ne sont plus sur notre territoire.

Il y a une urgence humaine aussi. Nous n'y pensons pas toujours, mais il ne faut laisser personne au bord de la route : la question des banlieues est un point essentiel. Regardez le 93, par exemple. Ce département se sent, souvent à juste titre, abandonné. Est-ce que vous trouvez normal que le seul horizon qui soit donné à un bachelier du 93 soit l'université de Villetaneuse ? Est-ce que vous trouvez normales toutes ces barrières autour de nos banlieues ? Nous avons été habitués à des ministres de la Ville qui travaillaient sur des points isolés. Là, nous avons Fadela Amara comme fer de lance et l'expression d'un vrai volontarisme politique sur un sujet qui a été abandonné pendant 20 ans. J'attire votre attention et je sais à quel point vous êtes, les uns et les autres, des acteurs du monde économique et combien vous comprenez le discours sur la croissance. Il ne faut pas laisser un certain nombre de Français sur le bord de la route, ce n'est qu'à ce prix que nous réussirons véritablement à développer tous les territoires. Contrairement à ce qui est parfois avancé, il y a beaucoup de richesses à attendre de ces territoires. Je prends l'exemple de Sciences Po. Sciences Po a beaucoup été critiqué avec la discrimination positive. L'expérience des conventions ZEP est un succès exceptionnel : Sciences Po compte 6 500 étudiants, 2 000 étudiants étrangers et beaucoup d'étudiants qui viennent des banlieues. La Direction des Relations internationales a mis en place un stage de cinq semaines qui se déroule avant le début des cours. Ce stage est offert aux étudiants étrangers.
Développer à la fois l'ouverture d'une grande école comme Sciences Po vers les étrangers, vers les jeunes des banlieues avec les conventions ZEP et vers les Français qui accédaient avant à Sciences Po, je crois que cela donne une assez bonne image de ce que nous pouvons faire si nous voulons réussir à redonner cet esprit de l'innovation, à changer les mentalités.

Avant de dépenser des milliards d'euros, il n'y a d'abord souvent pas grand-chose à faire pour changer les mentalités, notamment sur l'innovation. Nous formons des cerveaux bien faits, bien constitués dans notre pays. Ces cerveaux traversent la frontière et ne reviennent pas. Il nous faut inculquer la culture de l'innovation et de la concurrence à nos enfants. Et il faut le faire dès leur plus jeune âge. Il y a des idées : un concours de l'innovation pour les lycéens. La meilleure innovation serait récompensée et financée à 100 % sur fonds publics et privés. Regardez ce qu'il se passe aux États-Unis, avec les créateurs de Google, de Yahoo. Les créateurs sont très jeunes, bien dans leur peau. Ils produisent une richesse collective exemplaire. Et beaucoup de croissance !

Nous parlions de la recherche de ce point de croissance. C'est sur ces secteurs de l'innovation, des nouvelles technologies que nous avons une chance de trouver ce point de croissance qui nous fait défaut dans notre pays. Pourquoi pas une année Découverte du monde ? Mais au lieu de la dérouler à la fin des études, la faire juste après le bac. Du coup, les étudiants évidemment reviendraient en France étudier. Le taux d'échec la première année à l'université est flagrant : 50 %. Il faut peut-être revoir la manière de construire le parcours de nos étudiants et de nos jeunes. Pourquoi pas des plates-formes dirigées par des professeurs – il y en a ici d'émérites – dans des établissements de l'Enseignement supérieur pour organiser la coopération avec les économies locales ? Cette idée s'inscrit en droite ligne de vos travaux. Nous pourrions concevoir des plates-formes. Pourquoi pas après une chartre nationale ? Cela nous permettrait de dégager de réelles stratégies de cette coopération entre les enseignants, la recherche, les élèves, les étudiants et l'économie réelle. Il y a beaucoup à apprendre, je pense, de tout cela. Il y a une vraie déperdition aujourd'hui, en matière d'innovation. Jean-Pierre APPERT l'a bien montré tout à l'heure. Je pense donc qu'en renforçant le lien entre cette innovation et l'économie réelle, en tissant des réseaux, nous réussirons à ce que cette perte en chaîne soit diminuée le plus possible.

Sur le plan économique. Je vous écoutais. J'ai bien remarqué que vous étiez très applaudi quand vous le disiez, mais je ne le dis pas pour rechercher des applaudissements, je le dis parce que je le pense : nous nous demandons effectivement comment avoir des PME qui cherchent des financements si elles sont confrontées, non pas à un seul interlocuteur, mais à 10. Aux États-Unis, la Small Business Administration concentre les aides fédérales aux petites entreprises. Elle participe aussi au dispositif d'aide à l'exportation pour les petites entreprises américaines. Elle regroupe donc des attributions qui sont en France dispersées entre un très grand nombre d'acteurs : les ministères des PME, de l'Industrie, la Banque de Développement des PME, l'Agence pour la création d'entreprises, les chambres de Commerce, etc. Je me félicite évidemment du premier pas que constitue l'OSÉO qui est issue du rapprochement de la BDPME, de l'Anvar et de la Sofaris. La fusion de l'Agence de l'Innovation industrielle avec OSÉO est une bonne chose, mais il faut aller plus loin. Il faut fédérer les principaux acteurs : les syndicats patronaux de l'industrie, les CCI, les Comités d'Expansion économique des régions, tous les ministères concernés. Je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup à faire pour améliorer encore la concentration des acteurs en faveur de nos petites entreprises. Il faut aller plus loin. Cela a été dit : plus d'un million de créations au cours des cinq dernières années et un record cette année avec 321 000 entreprises nouvelles.

Cet élan est évidemment formidable. Mais dans notre pays – cela a été rappelé –, plus de créations, cela signifie plus de défaillances. Il faut donc réformer. Il faut aller plus loin, parce qu'il n'est pas normal que la France compte deux fois plus d'entreprises de taille moyenne que l'Allemagne. Il n'est pas normal que seuls 10 % de nos 100 premières entreprises aient moins de 30 ans d'existence. Cette proportion est de 40 % aux États-Unis. Le Gouvernement a un objectif très ambitieux : il veut que d'ici à cinq ans la France compte deux fois plus d'entreprises de plus de 500 salariés qu'aujourd'hui. La France totalise aujourd'hui un peu moins de 2 000 entreprises de ce type, soit 4 000 en 2012. Je veux dire au Gouvernement et je le dis à Hervé NOVELLI, parce que nous mesurons son action en faveur du dynamisme économique de notre pays : il faut regarder les PME de moins de 500 salariés. 80 % de notre aide publique aux entreprises sont consacrés aux grandes entreprises. 80 % de l'aide publique ! Nous devons trouver les moyens de favoriser l'accès au marché pour les PMI, les PME, les TPE, notamment aux marchés publics. Il y a quelques jours, nous avions une réunion sur la négociabilité avec la grande distribution et je disais la même chose. Nous sommes prêts à aller loin sur la négociabilité, mais il faut donner les moyens à nos PME d'abord d'avoir des délais de paiement corrects, mais ensuite d'être référencées dans la grande distribution, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Il y a un vrai sujet PME, TPE et il faut que nous nous mobilisions. Je sais que c'est la volonté d'Hervé NOVELLI et du Gouvernement, mais il faut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin. C'est en tout cas l'avis de la majorité et de l'UMP.

Je voudrais terminer avec une idée qui me tient à cœur, que je défends comme Secrétaire national de l'UMP à l'Économie. Cette idée a été évoquée pour notre plus grande satisfaction par le Président de la République lors de sa grande conférence de presse. C'est l'idée du partage de la valeur. Je le dis devant vous, parce qu'il faut prendre conscience de cette question et ce n'est qu'à partir de cette prise de conscience que nous arriverons à conduire cette réforme structurelle indispensable. C'est une belle idée communiste au départ : capital/travail. Les gaullistes ont fait la participation, ont fait l'intéressement, cela a fonctionné très longtemps, mais je pense que ce système est aujourd'hui à bout de souffle dans notre pays. Il est temps d'aller beaucoup plus loin. Il nous faut réformer en profondeur la participation et l'intéressement. Il nous faut inventer une prime de résultats pour tous. « Prime de résultats », cela veut dire évidemment que cela épouse le résultat économique de l'entreprise. Je pense qu'il est temps de mettre plus de réalisme et de réalité. Une des choses fortes de cette campagne électorale s'est posée à la fin : les Français ont compris que la croissance est le résultat du travail. Il faut maintenant aller plus loin.

Je ne veux plus voir les bénéfices distribués aux actionnaires évoluer deux à trois plus vite que les salaires dans l'entreprise. Ce que savent très bien faire nos entreprises pour leurs cadres dirigeants – stock options et autres formules – il faut maintenant le décliner à tous les salariés. Vous avez parfois des revenus de dirigeants qui évoluent de manière totalement scandaleuse. Cela ne me dérange pas que des dirigeants gagnent beaucoup d'argent, notamment dans les grandes entreprises. Ce qui me dérange, c'est qu'ils soient parfois les seuls à profiter de l'explosion des bénéfices dans un certain nombre de grandes entreprises. Pire, nous voyons parfois des dirigeants de grandes entreprises qui gagnent beaucoup au moment où l'entreprise va mal. Quand cet exemple-là est donné aux Français, comment s'étonner que les Français rejettent le monde économique ? Malheureusement, leur rejet touche d'abord le petit tissu des toutes petites entreprises qui souffrent de cette image, de ce symbole qui est donné avec un certain nombre de salaires de dirigeants.

Nous devons nous attaquer à cette situation. Finalement, ce que je propose est assez simple : remettre les choses à l'endroit. Que ce soit pour les entreprises, que ce soit pour les territoires, que ce soit pour les salariés, nous devons faire plus pour les petits.
Pour cela, il faut que nous privilégiions dans notre pays – et nous revenons à l'évaluation – à la dépense productive. C'est ainsi que nous améliorerons le pouvoir d'achat des Français. Le pouvoir d'achat des Français ne s'améliore pas d'un coup de baguette de magique. Le pouvoir d'achat, c'est le résultat de la croissance et du travail. Les Français commencent à le comprendre. Comme ils commencent à le comprendre, notre responsabilité à tous est de ne pas les décevoir.

Merci.

Cet article fait partie du colloque Allons chercher la croissance ! Les entrepreneurs sont notre avenir.