De la solidarité au désordre

23 avril 2009 • l'équipe de la Fondation iFRAP

Dans un pays où le nombre de personnes aidées ne cesse de croître (chômeurs, familles mono parentales, retraités, etc.), les impôts ne peuvent qu'augmenter, et le contribuable s'appauvrir.

Au nom de la solidarité nationale, le contribuable d'aujourd'hui devient le pauvre de demain.

Voilà la mécanique infernale qui pousse inexorablement notre pays sur la voie de la faillite.

A cela s'ajoute un corollaire :

Beaucoup de responsables politiques répètent que si l'on a trouvé des milliards pour les banques on doit pouvoir multiplier les aides aux personnes en difficulté.

Aussi une personne aidée votera plutôt pour celui qui promet davantage.

On devine l'enjeu des prochaines élections. Ce raisonnement démagogique risque d'entraîner notre pays dans des périodes difficiles.

Pour contenir cette dérive des moyens existent. L'article 13 des « Droits de l'homme et du citoyen » en est un :

« Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »

Pourquoi cet article de notre constitution ne s'applique-t-il plus ?

Pourquoi certains Français ne participent-ils plus aux dépenses de la nation et ne payent-ils plus d'impôts si minimes soient-ils ?

Si chacun contribue l'ensemble de la population se sentira davantage responsable et concerné par le fonctionnement de nos institutions.

Jean-Pierre Landeroin