Capital Initiative en danger

23 avril 2009 • René Hans

Conscient de la fragilité de nos PME, notamment par leur manque de fonds propre, je décidais de créer une société de capital de proximité. C était en 1997.

Notre action généreuse était alors unanimement saluée. La collecte reste modeste (150.000 €). Les dossiers affluent.

Les premiers, créateurs ou entrepreneurs en difficultés, seront servis. Nous n'échapperons pas à la triste réalité des défaillances des créateurs. Sur sept dossiers soutenus, six disparaitront.

Arrive une phase de sommeil de 2000 à 2007. Je décide alors de tout arrêter en proposant à tous les associés de leur racheter personnellement leurs actions. 150 sur 300 acceptent. Les autres déplorent la fin de cette initiative généreuse et me poussent à relancer l'activité.

Nous réorientons nos stratégies dans le but de devenir un véritable fonds patronal de soutien et de solidarité PME. Outre l'investissement direct, nous proposons aux entreprises en mal de trésorerie le rachat de leurs actifs mobiliers et immobiliers. Pour mieux nous connaître, rendez-vous sur www.capital-initiative.fr

Nos actions sont transparentes. Nos associés se réunissent deux fois par an et sont parfaitement informés de l'affectation de leur investissement. Nous ne promettons pas de rendement financier. La seule garantie que nous donnons est que nous investissons dans l'économie de proximité pour soutenir les PME locales afin de soutenir l'activité économique et l'emploi.

Notre site proposait aux personnes assujetties à l'ISF d'investir dans Capital Initiative. En 2008, nous avions ainsi collecté, tenez-vous bien : 20.000 euros.

Malgré la faible concurrence que nous représentons pour les banquiers, les fonds d'investissement, les gestionnaires de patrimoine, nous avons été mis en garde et ceux-là mêmes qui ont oublié nos PME et nos emplois en préférant les subprimes et autres Madoff menacent de porter plainte car nous collectons sans les garanties de l'AMF.

Nos souscripteurs ne sont pas des investisseurs. Ils nous soutiennent car ils savent que nous sommes la seule société de capital de proximité et de SOLIDARITE PME de France.

La loi TEPA a voulu orienter l'ISF vers les petites entreprises. Si les sommes sont gérées par des financiers, elles n'iront pas aux PME qui en ont besoin pour vivre et survivre… et la loi sera dépourvue de tout intérêt réel.

Où vont les millions d'euros collectés par les financiers ? Cela fait 25 ans que je suis sur le terrain et je n'ai pas rencontré une seule PME ayant bénéficié du soutien de nos détracteurs.

Pour soutenir l'action de Capital Initiative, diffusez cet article à vos élus et à la presse. Ne laissons pas les PME sans l'oxygène nécessaire à leur survie.

Merci de votre soutien.

Commentaires

  • Par V.HERRANZ • Posté le 17/05/2009 à 21:20 Etant employée dans une petite PME locale en difficultés, Capital Initiative est la seule à s'être mobilisée et à tout mettre en oeuvre pour la sortir de cette période difficile en débloquant la somme nécessaire au rachat de deux engins - sans son soutien, la PME familiale qui m'emploie était condamnée. Aussi, il faut mobiliser toutes les forces politiques et les plus hautes autorités de l'Etat afin qu'elles soutiennent et interviennent pour que votre action continue d'exister. Alors que les banquiers tournent le dos aux PME et dénoncent sans relâche les facilités de caisse et que le médiateur du crédit semble impuissant, seul Capital Initiative peut encore sauver nos PME et donc, nos emplois. Ce n'est pas aux banques que l'Etat devaient alouer des milliards mais à cette initiative locale qui mérite d'être reconnue et d'exister au niveau national. Comment se fait-il que ces mêmes banquiers qui refusent de venir en aide à nos PME osent mettre à mal et tenter de détruire une telle initiative - seul recours de nos PME pour survivre. Il faut mobiliser les énergies, faire connaître CAPITAL INITIATIVE au niveau national, il faut que les élus se réveillent et vous soutiennent pour faire remonter votre action au plus haut niveau de l'Etat. Avez-vous déjà contacté la presse locale et nationale ? Avez-vous déjà organisé une manifestation ? Si vous l'envisagez, nous nous mobiliserons pour vous soutenir comme vous vous êtes mobilisé pour nous. Je suis de tout coeur avec vous. Ne laissez pas tomber, vous êtes le seul à vous intéresser aux PME et à tenter de nous sortir de cette période difficile.
  • Par René Hans • Posté le 28/04/2009 à 14:41 Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord avec vous.
    La difficulté réside dans le fait de trouver des personnes sérieuses, honnêtes, volontaires et passionnées pour animer des antennes régionales. Je suis demandeur.
    Beaucoup de personnes se sont manifestées mais se sont découragées face à l’ampleur de la tâche.
    Merci de votre soutien.
    René Hans
  • Par Alain NAPP • Posté le 28/04/2009 à 14:41 La réponse à l'attaque de l'AMF serait peut-être de multiplier les fonds d'investissements au niveau local.
    Les banques auraient ainsi beaucoup plus de mal à attaquer l'ensemble de ces petites entités, et en tout cas, médiatiquement et politiquement (si c'était le cas), cela aurait bien plus d'impact que le fait de se battre tout seul contre le lobby des banquiers.
    La plupart des TPE connaissant des difficultés financières, et principalement en ces temps de crise, pourraient se redresser rapidement, en ne nécessitant que des financements relativement faibles.
    Les banques ne les suivent que très peu, et dans ces cas au prix de garanties personnelles (parfois délirantes) exigées à leurs [?] aux dirigeants.
    Il est impératif de conserver nos TPE à flot, car il s'agit d'enteprises qui font vivre notre économie locale. Nous avons tous des voisins, amis, membres de nos familles, qui sont entrepreneurs ou salariés de TPE.
    D'autre-part, nombreux d'entre nous ont constitué une épargne, qui pour être "sécurisée", dort sur des livrets bancaires et ne rapporte bientôt plus rien (cette épargne est à disposition des banques, qui n'en font rien de plus).
    Est-ce que localement, on ne pourrait pas unir nos forces et nos moyens financiers pour supporter ces TPE le temps de leur redressement ?
    Est-ce que la multiplication des FIP au niveau local ne serait pas une solution ?
  • Par IRONIK • Posté le 27/04/2009 à 18:39 Nous sommes en Alsace pourquoi ne pas en profiter car nous sommes la seule région de France à avoir un droit local et un institut de ce droit local L’IDL.
    Sur cette base c’est créer une collecte de fonds qui s’appelle le crédit mutuel.
    Une piste à explorer, Le début a été fait avec JJ. Defaix mais les banquiers lui ont fait tellement peur que……………. ! Puis ce fut capital initiative une très bonne idée, mais nous voici au pied du mur….Il faut se battre je suis sûr qu’il y a des solutions et elles sont chez nous….
    IRONIK