Budget et fiscalité

L'étude Budget 2013 de la Fondation iFRAP discutée à l'Assemblée nationale

20 décembre 2012 • l'équipe de la Fondation iFRAP

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Les conclusions de l'étude de la Fondation iFRAP sur le budget 2013 ont été discutées à l'Assemblée nationale lors de la séance du 3 décembre 2012, par Philippe Gomes, député UDI de Nouvelle-Calédonie, et Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget.

Compte-rendu de la première séance :

M. Philippe Gomes :"Vous aviez dit choisir un effort de redressement de
30 milliards répartis par tiers égaux, soit 10 milliards d'économies,
10 milliards d'augmentation de la pression fiscale sur les
ménages et 10 milliards d'augmentation de la pression fiscale
sur les grandes entreprises. Nous doutions de la véracité de ce
schéma ; il est clair aujourd'hui qu'il est absolument erroné.
En effet, nous avions dit que les réductions de dépenses
présentées dans le projet de loi de finances n'étaient en
réalité qu'un freinage de la hausse des dépenses. La proportion
des dépenses publiques dans le PIB restera en 2013 à son
niveau de 2012, c'est-à-dire à 56,3 % du PIB. Vous n'arrivez
pas à faire baisser la part de la dépense publique dans la
richesse nationale et, a posteriori, la moindre croissance, quasiment
certaine, va encore augmenter leur part dans la richesse
nationale.

Notre analyse a été confirmée par la [*fondation IFRAP*] dans
une récente étude sur le PLF 2013. Elle estime que « les
économies annoncées sur les dépenses, de 10 milliards
d'euros dans un scénario à 0,8 % de croissance en 2013,
ne se retrouvent pas dans les documents budgétaires et sont
tout au plus de 5,77 milliards d'euros ». Elle ajoute : « Ces
10 milliards sont des économies virtuelles. »"

Compte-rendu de la deuxième séance :

M. Jérôme Cahuzac : "M. Philippe Gomes a évoqué la [*note de l'IFRAP*] qui prétend que nos économies seraient virtuelles. Je me
permets de les rappeler : 2,2 milliards d'euros au ministère
de la défense, c'est facile à vérifier ; 1,2 milliard d'euros de
réduction d'investissement, c'est très facile à vérifier ;
2,8 milliards d'euros de réduction de frais de fonctionnement,
c'est très facile à vérifier ; 2,2 milliards d'euros de réduction de
dépenses d'intervention, là encore cela sera très facile à vérifier.
Plutôt que de faire confiance à cet institut, au demeurant assez peu familier de la chose budgétaire, il serait peut-être préférable
de lire les documents adressés par le ministère du budget
au Parlement et à destination de tous les parlementaires."

Pour consulter notre étude :


Fondation iFRAP, Budget 2013 et pluriannuel 2013-2017

Commentaires

  • Par JEAN26 • Posté le 21/12/2012 à 12:40 J.Cahuzac n'apporte évidemment aucune réponse sérieuse aux données de l'IFRAP.

    L'analyse des(pseudo) "économies"est plus encore nécessaire à faire dans les dépenses sociales:une "économie" est définie comme ce qui réduit la "tendance" des dépenses.Il suffit de surévaluer cette tendance (4,1% annoncé sauf erreur pour l'assurance maladie ,ce qui est très surévalué sur les 5 dernières années)pour faire état de (fausses) économies...y compris quand les dépenses augmentent PLUS VITE en2013 qu'en 2012!

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