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Société Civile N° 86
décembre 2008



Dossier : Réforme du statut de la fonction publique et
réduction du nombre de fonctionnaires

La modernisation de la fonction publique devait être l’un des grands chantiers du quinquennat. Les annonces sont nombreuses et ambitieuses et les effectifs cumulés des trois fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière) doivent, pour la première fois, commencer à baisser en 2009. Ces nombreuses annonces : pécule de départ, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, suppression des corps, suppression du classement de sortie de l’ENA, rémunération au mérite, loi sur (...)

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Edito : Une réforme pour la fonction publique

Le « Big Bang » de la fonction publique aura-t-il lieu un jour en France comme il a eu lieu dans la plupart des grandes démocraties ?
C’est la question que nombre d’entre nous se posent encore aujourd’hui et ce, malgré les nombreuses pistes de réformes annoncées.
Avec 7 millions d’employés dans le secteur public (Insee), 25 % de la population active, la France reste championne des effectifs publics et elle risque de le rester longtemps si le parti pris d’une vraie flexibilité dans le secteur public n’est pas adopté.

Le dossier que nous vous proposons ce mois-ci fait le point sur ce sujet crucial pour le poids de nos dépenses publiques, qui engagent l’avenir de notre pays.

Un autre sujet d’actualité nous préoccupe : la réforme de l’Éna. L’iFRAP a fait maintes fois l’expérience de la mainmise des énarques sur la haute administration et, notamment, sur tous les postes de directeurs de cabinets des ministères.
La réforme annoncée, qui consiste à supprimer le classement de sortie de l’Éna ne donnera pas les résultats d’une véritable réforme de la haute fonction publique tant qu’il sera possible d’accéder aux grands corps au sortir de l’Éna.
Les heureux élus continueront de se servir du corps et des relations qu’il apporte pour faire leur carrière en dehors, ce qui aboutit à des corps, comme l’inspection des finances, en sous-effectifs car ils ne sont que 20 % à y rester, les autres étant dans les cabinets ministériels, les banques, etc.
Dans un récent entretien accordé au Figaro, le Secrétaire d’État à la Fonction publique, André Santini, déclarait : « Nous examinons l’actuelle pratique qui consiste à nommer dans les grands corps des gens sans expérience. »
Nous sommes bien d’accord avec le ministre, il ne faudrait rentrer dans les grands corps que sur dossier et après 10 ans d’expérience dans la fonction publique ou dans le secteur privé.

Bernard Zimmern

Quelques articles de ce numéro sur iFRAP.org :

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