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  18 novembre 2008

Suppression du statut des conservateurs des hypothèques

La fin d’une sinécure !


Suppression du statut des conservateurs des hypothèques

Certaines réformes sont plus emblématiques que d’autres… assurément la fusion des services déconcentrés de la DGCP et de la DGI dans le cadre de la constitution de la nouvelle DGFip (Direction générale des finances publiques) est de celles-là.

Certes, on pourra regretter par exemple que l’unification statutaire des agents des deux anciennes sous-directions se fasse sur la base des rémunérations les plus hautes… mais dans le même temps le gouvernement par l’intermédiaire du ministre du budget manifeste un courage politique certain. Il s’agit rien de moins que de reléguer au placard des accessoires administratifs le statut désuet de conservateur des hypothèques institué rappelons-le pour mémoire, par l’édit du 17 juin 1771.

L’iFRAP dans un récent dossier sur le statut des conservateurs des hypothèques avait dénoncé un statut au mode de rémunération et aux privilèges extravagants par rapport aux responsabilités réellement exercées. Nous nous permettions d’ailleurs de nous interroger : « Sous-payer ses cadres quand ils ont des responsabilités importantes puis les surpayer quand ils sont affectés à des postes de simples exécutants constitue quand même un curieux mode de management », et de demander dans nos recommandations, la suppression pure et simple du statut de conservateur des hypothèques et la fusion entre les 354 conservations et les services du cadastre.

Nous nous félicitons d’avoir eu gain de cause sur le premier objectif, nul doute que le remaniement des structures locales de l’administration fiscale nous réservera à terme une réforme proche du second. Quoi qu’il en soit la dynamique ainsi engagée est à la fois bonne et courageuse, d’autant que l’opposition syndicale ne devrait pas se coaliser contre cette initiative. Rappelons que la motion du Snadgi-CGT (Syndicat national des agents de la direction générale des impôts) prise au congrès de Seignosse en 2003 se prononçait elle-même déjà pour la suppression pure et simple du statut. Le ministre de son côté, n’hésitant pas pour 2011 à programmer l’extinction d’un corps dont la « rémunération est en décalage par rapport à la responsabilité réellement exercée, variable en fonction du prix de l’immobilier. »

Souhaitons cependant qu’en reclassant les anciens membres généralement nommés en fin de carrière pour trois ans, ce programme ne se révèlera pas aussi dispendieux pour les finances publiques… il coûtait en 2007 pour près de 1,02 milliard en salaires bruts, pour une rémunération réelle de près de 40,2 millions €.


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