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  29 janvier 2008

SNCF / RATP : les coûts cachés des grèves


Chaque grèves des entreprises de nos monopoles nationaux de transports de voyageurs entraînent un manque à gagner direct d’une part, estimé à environ 20 millions d’euros par jour pour la seule SNCF. Quant à leur coût pour l’économie française, il est estimé entre 300 et 400 millions d’euros par jour.

Evidemment, ni les syndicats, ni les entreprises concernées, n’ont à rembourser quoi que se soit. Tout le monde est irresponsable de ce côté-ci. En revanche, RATP et SNCF ont compris que leurs clients / usagers n’aimaient pas du tout être pris en otages.
Afin de se montrer responsables à leur égard, et de ne pas se les mettre à dos, les services commerciaux des entreprises publiques ont mis au point un service personnalisé de « remboursement relatif aux conflits sociaux ». Les clients franciliens ont donc reçu automatiquement, après un premier courrier d’excuses, un second annonçant une indemnisation et enfin un chèque de remboursement au montant variable, en fonction de leur abonnement. Le traitement d’un chèque coûte entre 1 et 2 € à la banque qui le reçoit et 0,5 € à la banque qui devra le payer. Les frais d’impression, de routage, d’affranchissement peuvent varier dans une fourchette de 0,5 à 1 euro par envoi, en fonction du nombre de destinataires. Au total, entre 2 et 4 euros pour un chèque de 1,86 euro de remboursement.

La rentabilité n’est pas vraiment une priorité pour la SNCF, d’après ce calcul approximatif. Si l’on considère la portée du geste commercial, en mettant cette somme ridicule en regard des désagréments causés par la grève, nous sommes loin du compte. Ces sociétés se moqueraient-elles à la fois leurs clients par leur mauvaise gestion commerciale et des contribuables par leur comportement économiquement irresponsable ?


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