Fondation iFrap

La Fondation iFRAP : Think Tank dédié à l'analyse des politiques publiques, laboratoire d'idées innovantes

Le 30 avril 2008 par Julien Lamon

Emploi et Entreprises
Fiscalité
Europe et International
  • Partager cette page
  • Ecrire un commentaire Réagir

Plutôt que des indicateurs économiques, nous avons besoin d’actions politiques



On peut lire dans la presse que le moral des ménages français a encore baissé au mois d’avril, d’après l’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages français, publié le 29 avril 2008 par l’Insee. Pire, il aurait atteint son niveau le plus bas depuis 20 ans. Trois indicateurs qui se dégradent particulièrement sont les perspectives d’évolution du niveau de vie, de la situation financière personnelle et de la capacité à engager des achats importants.

Dans la plus grande tradition française, les commissions aux noms tous plus prestigieux les uns que les autres sont créées afin d’inventer de nouveaux indicateurs pour comprendre cette déprime. Ainsi en va-t-il de la commission Quinet, qui vient de proposer un indicateur de la mesure du pouvoir d’achat après les dépenses contraintes ou « pré-engagées ». Il est d’ailleurs contesté par le très récent rapport du député Hervé Mariton sur la mesure des grandes données économiques et sociales, jugeant que « la liste des dépenses contraintes proposée par la commission Quinet est contestable » (on y ajoute pêle-mêle, en effet, les frais de cantine, de loyer, de télévision…). L’on attend enfin avec curiosité les propositions de la commission Stiglitz-Sen sur la croissance (encore une !) qui va sûrement nous démontrer qu’une « autre mesure de la croissance est possible ! »…

Pourtant, nous ne manquons pas d’indicateurs ! Une récente comparaison internationale, réalisée par le magazine Forbes (Forbes Tax Misery index), place par exemple la France 1ère sur 66 pays développés en terme de misère fiscale. Nous avons en effet les taux d’impositions marginaux des grandes taxes (impôt sur la fortune, TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, cotisations sociales employeurs et employés) les plus élevés du monde. Selon le magazine, ce taux est un bon indicateur de l’attractivité de notre pays pour les entrepreneurs, qui rappelons le, sont les créateurs d’emplois et de richesses. Si rien n’est fait pour diminuer les dépenses publiques de façon significatives dans les prochaines années, la misère fiscale risque vite d’entraîner une véritable misère des français. Le temps n’est plus aux commissions et aux discussions, mais à l’action !



Ecrire un commentaire Réagir

Média

Mediapart | Faut-il germaniser notre modèle social ?

16 mai 2012

Mediapart | Faut-il germaniser notre modèle social ?

Le blog de Mediapart publie une tribune d’Alain Vermeersch revenant sur l’Allemagne, souvent (...)

RMC | Grandes Gueules - Gouvernement de J-M Ayrault

16 mai 2012

RMC | Grandes Gueules - Gouvernement de J-M Ayrault

Mardi 16 mai 2012 de 10h à 12h30, Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFRAP était l’invitée des (...)

Europe et International | 16 mai 2012

Pourquoi le Traité de stabilité européen sera ratifié par la France

Réforme de l’État et des Institutions | 22 mars 2012

100 Jours pour réformer la France

Société Civile

La revue de la Fondation iFRAP

Universités : Premier bilan de l'autonomie

n°123 3 mai 2012

Universités : Premier bilan de l’autonomie

La loi LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités) du 10 août 2007 a eu (...)