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Lors de sa création, il y a vingt ans, l’iFRAP s’est consacré exclusivement aux études de l’efficacité des administrations. Tous les deux mois étaient produits des dossiers d’analyse sur l’Anvar, l’ANPE, les services fiscaux. Ces dossiers ont été diffusés à un nombre croissant d’abonnés, aux parlementaires et à la presse. L’iFRAP est, depuis le premier jour, le seul organisme posant à qui de droit de fondamentales questions telles que : pourquoi la Banque de France coûte-t-elle aux Français 6 fois ce que coûte leur banque d’émission aux Britanniques ou aux Canadiens ? Pourquoi l’absentéisme est-il double dans la fonction publique de ce qu’il est dans les entreprises privées ? Etc.
Dans une seconde étape, et alors que leurs dossiers étaient intégrés dans la revue Société Civile, les chercheurs de l’iFRAP se sont risqués à émettre des propositions pratiques d’amélioration : développer en France des investisseurs providentiels, mettre à la disposition du Parlement le moyen de contrôler efficacement les services publics. Forte de ses analyses solidement étayées et de sa capacité de concevoir des propositions, l’équipe de l’iFRAP a plus récemment, et dans une troisième étape, accentué son effort pour que des changements réels soient mis en oeuvre par nos dirigeants : les contacts avec la presse ont été multipliés, les interventions dans les débats télévisés se sont faites plus nombreuses, les entretiens avec les parlementaires sont devenus plus constructifs, pouvant aller jusqu’à contribuer à préparer avec eux des propositions de lois. C’est « l’iFRAP en action » dont la revue rend régulièrement compte à ses lecteurs.
L’iFRAP joue ainsi maintenant pleinement son rôle de porte-parole de la société civile pour contribuer à rendre possibles les changements dont notre pays a tellement besoin ; il appartient donc à la société civile, ses mécènes et ses fidèles de lui renouveler fidèlement les moyens de poursuivre sa tâche. Dans ce sens, je suis heureux et honoré de rejoindre aujourd’hui la rédaction de Société Civile en tant que directeur de la publication.


