Ils ont été abusés par leurs services car ce plan est une véritable escroquerie à la crédulité des Français, avec des erreurs factuelles graves. Et ce texte a forcément été vu, au minimum par deux hauts fonctionnaires, énarques, l’un inspecteur des Finances chargé de la Culture auprès du Premier Ministre, François de Mazières, l’autre maître des requêtes au Conseil d’Etat, Olivier Japiot, Conseiller Technique auprès du ministre de la Culture.
Nous invitons les lecteurs de Société Civile à découvrir comment une nomenklatura de hauts fonctionnaires fait publier des informations grossièrement fausses et pourquoi.
En fait, c’est en 35 ans la troisième "relance du mécénat" vécue par le signataire de ces lignes, les précédentes ayant pour les mêmes raisons et avec les mêmes méthodes, maintenu l’atrophie du mécénat en France et privé la France de structures indispensables à son épanouissement.
La première, en 1967, où l’un de ses proches camarades de l’ENA, chargé par André Malraux de la relance du mécénat, a fait créer la Fondation de France puis s’en est fait nommer directeur ; la seconde, en 1987, où les mêmes intérêts sont parvenus à faire croire aux Français que le mécénat c’est d’abord le mécénat d’entreprises, ce qui est une tromperie comme nous le montrerons, et où un colloque organisé en hâte par l’iFRAP (à l’époque la FRAP, Fondation pour la Recherche sur les Administrations Publiques), avec la participation de représentants illustres venus de pays où le mécénat existe parce qu’il est libre, la Grande-Bretagne, la Suisse, les Etats-Unis, l’Allemagne, n’a rien pu faire. Sauf constater qu’un gouvernement de droite, se disant libéral, interdisait à tout organisme de s’appeler fondation si ce label ne lui avait pas été accordé par le gouvernement.
Espérons qu’en 2003, la Société Civile s’est suffisamment étoffée, a pris suffisamment de poids, pour faire pièce aux essais des étatistes, ceux qui vivent de l’Etat, pour arrêter cette nouvelle manœuvre tentant d’utiliser un autre gouvernement de droite pour étouffer le mécénat dans notre pays, et alerter massivement l’opinion publique sur les tromperies organisées dont la France est la victime. Merci de nous aider à diffuser largement ce Dossier.
A lire également dans ce dosssier :
I. La "relance du mécénat et des fondations" : L’ESCROQUERIE
II. Les tromperies des rédacteurs du plan pour la relance du mécénat et des fondations
III. De quelle énergie l’administration française prive-t-elle la nation ?
IV. Qui profite de l’étouffement du mécénat ?
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