
Dossier : La désindustrialisation française ;
l’exemple de la machine-outil
Alors que notre pays est secoué par des annonces de plans sociaux, la question de l’avenir industriel de la France se pose. Avec ce dossier, nous revenons sur le cas de la machine-outil française : comment « la mère de toutes les machines », excellent indicateur du développement industriel, a sombré en France ? Détailler les causes et comprendre quelle voie notre pays a empruntée par rapport à ses principaux concurrents étrangers, c’est aussi tirer des leçons pour l’avenir de notre économie et veiller (...) Lire la suite
En déplacement début janvier à Vesoul, le président de la République déclarait :
« Je suis intimement convaincu qu’un grand pays se doit de garder une industrie. (…) La France est un grand pays industriel et doit le rester. »
Pourtant, plus que jamais, la question de notre avenir industriel se pose. Une bonne raison pour regarder en arrière et revenir sur l’évolution du secteur de la machine-outil, la « mère de toutes les machines » et de son déclin en France. Quels furent les atouts de notre pays dans le secteur de la machine-outil, les choix stratégiques des entrepreneurs et le rôle de l’État dans ce secteur ? Et quelles leçons tirer pour l’avenir alors que l’industrie française représente moins de 16 % de la valeur ajoutée totale, contre 20 % pour l’Union européenne à 25 et plus de 25 % pour l’Allemagne ?
Mais la désindustrialisation de notre pays relance aussi le débat sur le système fiscal qui pèse sur nos entreprises et c’est le sens de la proposition lancée par le président de la République de remettre en cause la taxe professionnelle qui pénalise notre industrie. Cette taxation est particulièrement néfaste car, justement, elle pénalise les investissements qui permettent d’améliorer la productivité de nos entreprises et de lutter à armes égales avec nos concurrents étrangers.
Or, dans ce débat, les collectivités ne parlent que de compensation, oubliant volontiers l’autre solution qui consisterait à réduire leurs dépenses. Sauver l’industrie française exige l’effort de tous, y compris de la bureaucratie française.
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