Le livre (Le marchand de sable, Albin Michel, 2006) de Sophie Coignard sur le système Delanoë à la mairie de Paris est un excellent exemple d’enquête réussie.

Le système Delanoë ? Il reproduit à l’échelle locale les méthodes des anciennes démocraties populaires : manifs téléguidées, fêtes encadrées et dépenses publiques illimitées.
Voici quelques preuves :
Il a créé le Bureau du Temps et l’égalité des femmes-hommes comme en 1981 lorsque Mitterrand avait créé le ministère du Temps libre. C’est un Bureau destiné à offrir à chaque parisien né "du temps pour bien vivre sa ville". Et pour cela, la Ville a créé "un nouvel espace de débat public avec les acteurs locaux des arrondissements. En parallèle à cette concertation publique, le Bureau du temps mène une réflexion sur la base d’enquêtes de terrain. Ces enquêtes donnent lieu à des recommandations proposées aux élus des directions concernées qui décident de leur mise en œuvre". L’été 2005, ce Bureau a proposé quelques conférences, une séance gratuite de cinéma dans la cour de la mairie du 13e arrondissement, une rencontre d’initiation à la pétanque sur l’esplanade des Invalides et des stages de… jeux de société.
En février 2002, la Ville a mis en place l’Observatoire de l’égalité femmes-hommes (ah, cette manie bien française de créer des Observatoires) avec trois missions bien définies : "la veille et la prospective sur tous les domaines relevant du principe d’égalité à Paris ; l’impulsion, la coordination et le soutien des initiatives et projets réalisés dans ce champ d’intervention ; la diffusion et la mutualisation des connaissances, expériences et résultats d’actions menées en faveur de l’égalité à Paris".
Paris est bien entendu contre le racisme en organisant "une grande campagne déclinée (sic) à travers 12 000 panneaux d’affichage municipaux pour dire NON à l’antisémitisme, au racisme et à toutes les formes de discrimination".
Pour que la fête soit complète, les noms des rues doivent changer : le révolutionnaire Richepanse devenu général de Napoléon n’est pas dans les grâces du maire et se transforme en Chevalier-Saint-George ; Alexis Carrel a été membre de la Cagoule, il faut donc débaptiser la rue. C’est le boulot d’un des conseillers du maire, chargé aussi des affaires militaires.
A la mairie, toutes les fêtes religieuses sont célébrées, "l’autre" est toujours au centre de toutes les attentions.
Au-delà de fêtes, on soutient les terroristes : En mars 2004, le Conseil de Paris a voté une résolution soutenant Cesare Battisti, ancien membre des Brigades rouges condamné en Italie pour plusieurs actions meurtrières.
La solidarité et "l’écoute" des autres c’est bien quand ce n’est pas soi-même qui s’en occupe. Durant la canicule de l’été 2003, Delanoë n’est pas rentré de vacances alors que nulle part la catastrophe n’a frappé aussi fort qu’à Paris.
Il ( Delanoë) a envisagé de couper les vivres à trois associations juste parce que leur position ne lui convenait pas.
Airparif a vu les subventions baisser parce que les chiffres sur la pollution ne correspondaient pas aux souhaits des Verts.
L’échec de la candidature parisienne aux JO de 2012 ? La faute aux Anglais et aux membres du CIO.
La mairie est l’ennemie jurée de la voiture à Paris. Pourtant, ses fonctionnaires arrivent au bureau en… voiture.
On a voulu instaurer la "Journée sans voiture" le dimanche. Dans certaines démocraties populaires - dont la Roumanie – un dimanche sur deux était réservé aux voitures avec des numéros d’immatriculation pairs ou, respectivement, impairs.
Des logements sociaux ont été achetés par la Ville avenue Mozart dans le XVIe. Ils ont été attribués aux… fonctionnaires.
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