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Bienvenue à Augustin de Romanet à la tête de la Caisse des Dépôts. Atypique CDC que le Rapporteur général du Budget au Sénat, Philippe Marini, qualifie dans nos pages de « monarchie absolue », ingouvernable et incontrôlée. Que ce dossier soit pour lui une critique constructive en vue des réformes qu’il doit avoir le courage d’impulser.
Quelles sont les missions de la Caisse qui gère 300 milliards d’euros ? Quelle est sa responsabilité dans la pénurie de logements sociaux dont elle est le premier financeur ? Quel est son rôle dans l’investissement dans les PME ? Dans sa dignité de « vieille dame de la rue de Lille », drapée dans son blanc manteau de l’intérêt général, la Caisse, en autocontrôle, ne se remet guère en question. Notre enquête confirme qu’à propos d’intérêt général, à la Caisse – comme ailleurs – les dirigeants du public et leurs salariés pensent autant à leur intérêt que ceux du privé. C’est d’ailleurs rassurant.
Le pouvoir est le nerf de la guerre et les tenants de la Caisse, en majorité énarques, savent bien pourquoi ils ne veulent pas céder les Quick, Egis, CNP ou Compagnie des Alpes… Les prochaines élections de 2007 sont l’occasion de remettre en question cette organisation étrange d’un gros fonds de pension public mixé à de l’habitat social en passant par des investissements dans les sociétés cotées. Pourquoi attendre que l’Europe tape du poing pour revoir les monopoles ? Pourquoi toujours avoir besoin d’un gendarme pour améliorer notre système ne serait-ce qu’en s’inspirant de nos cousins du Québec ?



