Le temps de l’économie mondiale est couvert. Le risque de repli sur de vieux réflexes étatistes et interventionnistes est grand. Comment ne pas reculer sur les réformes de fond de l’État, quand tout le monde crie haro sur l’économie de marché et le capitalisme ? Fondé sur la confiance, notre système économique ouvert souffre et tous ses détracteurs font leurs choux gras d’une situation qu’ils croient conforter leur intuition profonde : les États feraient mieux que le secteur privé et rien ne vaudrait une bonne étatisation de nos moyens de production. Ils oublient que le secteur public n’a pas, dans ses gènes, la création de richesse.
Sinon, les pays communistes seraient depuis longtemps les plus riches. Ils oublient que les entreprises innovantes ne sont quasiment jamais financées par de l’argent public, allergique au risque. Valoriser l’entreprise et les entrepreneurs devrait être une priorité nationale, car valoriser le travail c’est bien, mais valoriser ceux qui se battent pour donner du travail aux autres, c’est mieux. Permettre aux entreprises de se développer dans un environnement simplifié, sain, avec des coûts de structures publiques et du travail réduits nécessiterait d’être plus que jamais d’actualité. Et résister à la tentation de réglementer encore et toujours plus, comme à chaque fois que surviennent des secousses que l’on ne parviendra jamais à éviter, au nom du désir d’un développement lisse de l’économie qui n’est qu’un rêve. C’est cela qu’on attend de la puissance publique car, moins que jamais, on ne fera entrer toute la population active française dans la valise du secteur public. Et si cette crise économique majeure était l’occasion de se recentrer sur les entreprises et les entrepreneurs, sur l’économie réelle, celle de ceux qui produisent et vendent, qui créent des emplois et prennent des risques sur le terrain pour créer de la richesse et de la croissance ?
Réagir









