Avec une population stable sur la dernière décennie, de quelque 535 000 habitants, une densité de population faible et une dominante rurale (la population urbaine est de 57,2 % de la population totale, contre 75 % pour la France entière), l’Aisne est un département moyen, représentatif de beaucoup d’autres.
L’iFRAP souhaite multiplier ces enquêtes de terrain. Si vous aussi vous souhaitez participer, si vous connaissez bien un territoire et ses entreprises, vous pouvez nous contacter pour mener une étude similaire. La multiplication de ces études permettra de mieux connaître les obstacles et les atouts pour la création de gazelles, ces entreprises à fort potentiel de croissance.
La répartition de l’emploi est à dominante rurale et industrielle
La faiblesse de l’emploi dans les services est un aspect marqué du territoire. L’emploi salarié, de l’ordre de 135 000 emplois, évolue peu et la population employée s’élève à 35 % de la population totale, contre 42 % pour la métropole : un écart stable de 7 %. Nous disposons de repères malgré des changements de bases : on constate une stabilité du nombre d’entreprises de 10 salariés et plus, confirmée par les données antérieures. Il y a eu une érosion depuis 1995, dans l’industrie principalement, partiellement compensée par les services.
La densité d’entreprises est faible
Nous considérons les entreprises de 1 salarié au moins : 147 entreprises pour 10 000 habitants, contre 203 pour la France entière. Ce constat de faible densité n’est pas nouveau, il figure déjà dans des études antérieures.
Une création d’entreprises sans emplois
L’envol de la création d’entreprises démarré en 2003 s’est manifesté également dans l’Aisne. Mais, comme pour le reste du pays, on doit distinguer les créations « non-employeur au départ » des créations « employeur au départ ».

La distinction est éloquente : la création « employeur au départ » montre une reprise mais reste à niveau faible, quand la création « non-employeur » témoigne seule d’un envol. Pendant ce temps, l’emploi salarié reste à peu près constant.
Cela doit cependant être affiné : la création « employeur » a-t-elle entraîné des créations d’emplois qui viendraient compenser l’inévitable érosion de l’emploi ?


