
Après avoir présenté une histoire politique récente de l’Allemagne, ce dossier explore à partir de tableaux statistiques les originalités allemandes dans les domaines essentiels de l’économie et les compare point par point au modèle français :
Grands équilibres des finances publiques (dépenses et déficits publics),
Situation des entreprises et de l’emploi face au paradigme de la compétitivité (coût du travail et salaires, taux de chômage, prélèvements obligatoires sur les entreprises),
Dialogue social (principes de l’autonomie tarifaire et de la cogestion),
Droit du travail (licenciement, salaire minimum, droit de grève),
Protection sociale (chômage, retraites et santé).
Réduire les divergences entre l’Allemagne et la France, pour quoi faire ? L’axe franco-allemand est d’abord une nécessité si l’on veut que naisse une Europe qui ne se limite pas à instituer un grand marché. C’est un grand pari. L’Allemagne y est-elle attachée ? Quoi qu’il en soit, l’Europe sociale, leitmotiv en France, est une ambition sur la réalisation de laquelle il ne faut pas se faire trop d’illusion. Il serait vain de vouloir importer, en France comme ailleurs, des systèmes, comme celui que l’on résume sous le terme de capitalisme rhénan, qui sont dépendants de ces traditions et d’un système juridique parfaitement original. En ce sens l’Europe sociale ne peut pas signifier une harmonisation des législations. Le principe européen de subsidiarité (c’est-à-dire la compétence des États membres pour tout ce qui n’est pas expressément réglé par les Traités) continuera à régner en maître.
Il n’en reste pas moins que la France aurait tout intérêt à s’inspirer de grands principes suivis outre-Rhin. Trois d’entre eux méritent d’être cités : compétitivité, limitation du rôle de l’État et de la loi en tant que norme nationale uniforme, rigueur budgétaire. En particulier, limiter le rôle de l’État nous paraît essentiel. Il s’agit, d’une part de laisser davantage d’autonomie aux partenaires sociaux en cessant d’interférer en permanence dans leurs négociations. D’autre part la France doit se séparer de réflexes jacobins et centralisateurs aboutissant à tout régir par des lois uniformes et rigides.

Pourquoi l'Allemagne? Parce que ses fondamentaux sont bons. Pas de déficit structurel (O% en 2007 et 2008)contre 2,7 et 3,4% en (...) Lire la suite
Bertrand Nouel (iFRAP) - 28/02/10 17:13
c'est marrant comme les "libéraux" ont besoin de modèle, bon avec la crise, ce n'est plus les USA et l'Angleterre (...) Lire la suite
vicenv - 28/02/10 17:13
je ne voix pas en quoi l'Allemagne est un modèle depuis une vingtaine d'années, faible croissance, augmentation des (...) Lire la suite
vicentvent - 28/02/10 17:11
La nécessité de compétitivité des entreprises (services et industries) est une constante dans tout processus de (...) Lire la suite
Jacques Morisot - 26/02/10 16:46
L'Allemagne est un merveilleux modèle. Angela aussi. Les banques là-bas sont très actives. Même si elles ont (...) Lire la suite
Gunther - 15/02/10 23:13
Les principes simples énumérés clairement dans l'article signé par M. Bertrand NOUEL sont indiscutablement (...) Lire la suite
Michel PARENT - 10/02/10 23:20
non, je ne crois pas que la France doive suivre l'Allemagne, au moins sur un point : les choix concernant l'énergie nucléaire. (...) Lire la suite
Avat'arrhes - 06/02/10 22:22
Il y a déjà plus de 4 ans lors de sa venue à BELFORT j'ai renconté Mme Christine LAGARDE ( alors ministre sous (...) Lire la suite
Claude GOUDRON - 29/01/10 12:26
L'Allemagne a perdu la guerre mais a profité des plans de reconstruction d'usines (et autres...)tandis que nous en France c'était (...) Lire la suite
NONO - 28/01/10 10:03


