L’enquête menée par l’iFRAP apporte une conclusion claire : les plus malades, les plus déficitaires, les plus coûteux à l’acte sont les hôpitaux publics. Ce sont eux qu’il faudrait réorganiser. Pas tous, bien sûr, mais ceux dont les plateaux techniques sont en sous-activité et potentiellement dangereux.
A l’inverse, aujourd’hui et encore plus demain, les Agences Régionales d’Hospitalisation (ARH), bras armé du Gosplan français, réunissent tous les pouvoirs, fixant pour chaque clinique le prix de chaque acte et la quantité maximale allouée chaque année. Les ARH favorisent naturellement les hôpitaux publics car fermer l’hôpital public, c’est affronter les syndicats et les maires.

Une grande disparité entre hôpitaux et cliniques malgré un même flux de patients.
Si le gouvernement ne s’implique pas dans la bataille pour l’équité entre établissements de soins publics et privés, la moitié des cliniques privées aura disparu d’ici 2012. Le remplacement de cliniques performantes par des hôpitaux qui ne le sont pas aggraverait le "trou abyssal" de l’Assurance Maladie.
L’atout de l’hospitalisation française est d’avoir deux filières de soins complémentaires. Pourquoi se priver d’une exception française appréciée de tous ?
A lire également dans ce dossier :
I. Hôpitaux, cliniques : l’échec de l’Etat
II. Agences Régionales de l’Hospitalisation
III. Entretien avec Bernard Debré. Chirurgien et ancien ministre
IV. La tarification à l’activité ou T2A
V. Trois questions à Yves Bur. Député du Bas-Rhin
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