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« Choix du statut ou non », « mise en place de l’individualisation des carrières et des salaires », « rémunération au mérite », le président de la République a fixé le cap de la réforme de la fonction publique le 19 septembre 2007 à Nantes, devant les élèves de l’Institut régional d’administration.
Il y a urgence car, depuis trois gouvernements successifs, les annonces de « suppressions massives » de postes dans la fonction publique se succèdent tandis que le nombre de fonctionnaires, entre fonction publique d’État, fonction publique hospitalière et fonction publique territoriale n’a jamais été aussi important : 5,2 millions de fonctionnaires, 6,8 millions d’employés du secteur public.
Par rapport aux autres pays de l’OCDE, la France bat tous les records. Nous sommes un des derniers pays qui n’a pas encore mené une refonte du fonctionnement de l’État et de ses personnels pour l’amener aux standards des administrations modernes. Dans la fonction publique territoriale, objet de notre dossier, l’augmentation exponentielle des effectifs va de pair avec une augmentation exponentielle des budgets : 1,7 million de fonctionnaires locaux pour 200 milliards d’euros de budget. Cela dit, le contexte est propice au changement : les « usagers » (ou clients !) souhaitent un service public modernisé et adapté aux nouveaux modes de vie tandis que les employeurs publics veulent rompre avec un processus de recrutement inadapté au fonctionnement efficace des services.
Les fonctionnaires eux-mêmes ont majoritairement compris la nécessité du changement et réclament une refonte de la gestion de leur travail et de leur rémunération, les contribuables enfin sont pour un relâchement de la pression fiscale. Reste à convaincre les élus et les syndicats de ne pas s’opposer à cette évolution même si les prérogatives et avantages qu’ils tirent du statu quo peuvent en pâtir. Vaste programme à la veille des municipales.


